3e jour au NIFFF. Voici les mini-critiques des films vus par David ce lundi 4 juillet, trois films pas sortis en France mais dont on devrait voir la couleur, au moins en DVD.

Le premier, Hobo with a Shotgun, a fait parler de lui aux USA car basé -lui aussi- sur une fausse bande annonce Grindhouse dans laquelle Rutger Hauer tue des gens au fusil à pompe.
Le second, The Unjust, est un polar coréen basé sur une histoire de Park Honn-jung, qui avait travaillé sur J’ai Rencontré le Diable, justement sorti en salles aujourd’hui.
Enfin, le troisième met en scène Stephen Moyer, actuellement visible dans la 4e saison de True Blood qui vient juste de démarrer et Rachelle Lefevre, Victoria dans la saga Twilight.

A demain pour la suite !

Hobo with a shotgun (Sélection Ultra movies) – Pas de date de sortie en France
Réalisé par Jason Eisener
Avec Rutger Hauer, Molly Dunsworth, Brian Downey
Une famille d’infâmes psychopathes fait régner la terreur dans un bled pourri. A bout de nerfs, un vagabond et une prostituée décident de faire le ménage à coups de fusils à pompe.

Cette version longue d’une fausse bande-annonce Grindhouse est un hommage totalement assumé aux films d’exploitation des années 70-80 et plus particulièrement au genre vigilante.
Le scénario de Hobo with a shotgun n’est qu’un prétexte pour accumuler des personnages, des situations et des dialogues excessifs et improbables dans le seul but de divertir le spectateur. Durant plus d’une heure et demi, Jason Eisener va enchaîner des scènes de violence et de meurtres totalement gratuites rythmées par une très bonne bande musicale des 80. Mais à force de vouloir trop en faire, Eisener finit par se répéter, ce qui se traduit par quelques longueurs dans la dernière partie du film.

A l’image de Planète terreur de Robert Rodriguez, Hobo with a shotgun est un pur film d’exploitation fun et décomplexé qui ravira tout particulièrement les amateurs du genre.

 

The Unjust – Du-Dang-Geo-Rae (Sélection New cinema from Asia) – Pas de date de sortie en France
Réalisé par Ryoo Seung-wan
Avec Jeong-Min Hwang, Ryoo Seung-bum, Yu Hae-Jin
La population est folle de rage face à l’incapacité de la police à arrêter un tueur en série qui s’attaque à des écolières. C’est alors que le coupable présumé est assassiné par un flic proche d’une victime. Le capitaine Vheol-gi est alors chargé de couvrir l’incident et trouver un autre bouc-émissaire pour endosser le rôle du tueur…

D’après un scénario de Park Honn-jung (I saw the Devil), The Unjust aborde avec audace le thème de la corruption au sein de la police et des autorités coréennes. Dans ce milieu violent et totalement corrompu, évoluent des personnages très bien développés qui vont devoir s’adapter aux nombreux retournements de situations. Ryoo Seung-wan met en scène avec efficacité cette « partie de poker » entre corrompus, mais à force de s’attarder sur les rapports de force entre les différents personnages, il rend confuse une intrigue qui ne l’est pas.

The Unjust est un polar moyen qui se démarque surtout par son univers amoral et par un twist final surprenant et totalement inattendu malgré de nombreux retournements de situation.

 

The Caller (compétition internationale) – Pas de date de sortie en France
Réalisé par Matthew Parkhill
Avec Rachelle Lefevre, Stephen Moyer, Luis Guzman
En phase de divorce, Mary déménage dans une nouvelle maison. Traumatisée par son ex-mari, elle essaie tant bien que mal de tourner la page. Un soir, elle reçoit un coup de téléphone de Rose, une vielle dame qui affirme l’appeler du passé. Après quelques échanges sympathiques, Rose commence à la harceler et la menacer.

The Caller est l’exemple type du film qui n’arrive pas à exploiter convenablement le potentiel de son concept : être capable de communiquer avec le passé, le modifier et ensuite en subir les conséquences.
Durant toute la durée de son long-métrage, Matthew Parkhill utilise des effets « faciles » afin de faire sursauter le spectateur. Les situations et les rebondissements sont prévisibles et les scènes « d’angoisse » inefficaces.
Malmené psychologiquement et (chose plus rare) physiquement, l’actrice principale Rachel Lefevre (Twilight) livre une prestation juste et efficace à l’instar de Stephen Moyer (la série True Blood).

Le film de Matthew Parkhill évite l’habituel « happy end » des productions commerciales du genre mais cela ne suffit pas à sauver un film très moyen. En effet, The Caller est thriller surnaturel formaté et peu efficace.

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