On continue la série de nos mini critiques des films vus au Festival de Neuchatel. Au programme, des films déjà sortis comme Brendan et le Secret de Kells (dont le DVD arrive bientôt et qu’on vous recommande chaudement) mais aussi en avant-première la critique de Sky Crawler, de Mamoru Oshii – le réalisateur de Ghost in the Shell.

Brendan et le secret de Kells, de Tomm Moore
Critique d’Alex
Chef d’oeuvre? Pas loin. Brendan et le secret de Kells est une merveille. L’animation n’est pas sans rappelé celle de Samurai Jack et celle-ci adepte un style proche des enluminures. On en prend pleins les yeux de bout en bout. On regrette juste le fait que le film soit vraiment destiné aux enfants, le scénario reste donc très simple et parfois un peu brouillon (les ellipses ne sont pas très bien amenées). Pourtant, les thèmes abordés lors du récit sont très adultes et certains personnages pourront parfois faire frissonner de frayeurs les plus jeunes. Le dvd sort le 19 aout en France.
Sublime.

The Sky Crawlers, de Mamoru Oshii
Critique de Basile
Une amère déception. Le film offre de bonnes séquences d’aviation (la toute dernière manoeuvre est superbe et parfaitement lisible) mais elles sont bien trop courtes et pas assez nombreuses. A contrario, l’attente entre chaque dogfight est meublée par d’interminables scènes de dialogue inintéressantes au possible. Peut-être que je ne suis pas sensible au style Oshii et à sa gestion du silence et de la durée mais il m’a semblé que chaque scène durait trois fois trop longtemps. D’autant que le scénario n’a rien de complexe ou de riche, il est extrêmement dur d’éprouver le moindre intérêt pour ces personnages lisses et fades. Soporifique.

Critique d’Alex
Le réalisateur du culte Ghost in the Shell nous offre son nouveau film d’animation, Sky Crawlers. Visuellement, le film est une vraie claque, les quelques scènes d’aviations sont tout simplement époustouflante, et toutes fait en CGI. Le dynamisme est impressionant. De plus, le mélange CGI et animation se marie très bien. On a parfois quelques longueurs et un scénario sous développé notamment au niveau des personnages secondaires. Mais cela reste un véritable bijoux visuel.

I Saw What You Did, de William Castle
Critique de Basile
Un Castle mineur, toujours bien filmé et avec un excellent John Ireland mais le soufflé retombe quelque peu pour la conclusion. Le gimmick de la séance était amusant (il fallait signer une assurance vie au début du film en cas de décès par épouvante) mais pas très immersif. Pas du niveau d’Homicidal.

Critique d’Alex
Notre deuxième film de William Castle, un peu moins dynamique que le précédent (et avec beaucoup de références à ses autres films). Avant le film, une jolie infirmière nous a osculté et nous avons dû signer une assurance vie! Le film quant à lui reste un peu mou et très prévisible, on est aussi un peu déçu par la fin, c’est dommage.

Franklyn de Gerald McMorrow
Critique de Basile
Un film qui n’hésite pas à rentrer de plain pied dans le ridicule. Le mélange réalité/fantastique et l’aspect film choral aurait pu donner lieu à quelque chose d’intéressant. Las, le scénario maladroit peine à convaincre lors de la réunion finale et la partie fantastique est caricaturale au possible. On a le droit à du Dark City semi digéré avec une narration à la première personne, fruit de l’amour contre nature de Sin City et d’un Rorschach du pauvre. Dommage car le réalisateur n’est pas non plus un tâcheron, l’ensemble est assez léché mais il lui reste à mûrir et à s’éloigner de ses influences.

Critique d’Alex
4 récits qui se rejoignent juste à la fin, 4 histoires complètement atypique. Mon avis reste très mitigé sur celui-ci. Le film a de bonnes idées mais parfois sous-exploitées, ce n’est clairement pas le meilleur rôle de Eva Green et le personnage dans le monde parallèle est une pâle copie de Rorschach (où les quelques scènes d’actions sont filmées à la Zack Snyder)… La fin est très convenue aussi. Dommage.

The Tingler de William Castle
Critique de Basile
Après une véritable introduction en bonne et due forme (et en français !), nous avons pu découvrir le chef d’oeuvre de la filmographie de Castle. Véritable train fantôme avec pas moins de quatre interactions différentes avec le public, The Tingler est basé sur un principe simple mais diaboliquement efficace : pour se débarrasser de ce dangereux parasite, il faut crier le plus fort possible. Surtout lorsqu’il fait son apparition dans la salle… J’ai eu l’occasion de le recevoir à mes pieds et donc de m’époumoner avant de le balancer vers un autre coin de la salle, sensations garanties. L’ambiance était survoltée et le film en lui même était assez démentiel (oscillant entre humour noir, mise en abîme, pure horreur et même avant garde psychédélique avec le premier trip de LSD de l’histoire du cinéma !). Une expérience formidable pour peu qu’on se prête au jeu.

Tormented, de Jon Wright
Critique d’Alex
Un ado se suicide parce qu’il était le bouc émissaire du lycée. Il revient à la vie pour se venger. Sur le papier, c’était plutôt prometteur, on pouvait s’attendre à un bon slasher bien gore… Le film est un navet, il accumule les clichés, la réalisation est immonde (à la Michael Bay), et on doit avoir 6 minutes de gore sur tout le film. On approche plutôt d’un teen movie qui est sensé faire rire (mais ça fera juste rire la génération American Pie tellement l’humour est de bas niveau). Le retournement de situation est très mal amené et torché en 5 minutes.

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