A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 12 janvier prochain, nous allons vous faire vivre l’édition 2010 de l’Etrange Festival se déroulant actuellement à Paris.
Jean-Victor y sera tous les jours et verra beaucoup beaucoup de films (jusque à sept ce samedi, notamment avec une nuit “Vampires) dont il vous livrera comme d’habitude en festival de courtes critiques.
Les autres rédacteurs de CloneWeb, dont votre serviteur, l’accompagneront pour quelques films qui feront l’objet de critiques plus longues, des films sur lesquels on a eu envie de s’attarder (et qui seront publiés plus tard).
On commence avec la soirée d’ouverture pendant laquelle on a pu voir un court métrage de Winshluss et Four Lions, un bijou d’humour anglais.

La foule s’était donné rendez vous pour la soirée d’ouverture. L’affluence était d’ailleurs telle que la soirée a commencé en retard et que les discours ont manifestement été abrégés. Nous avons donc vu un court-métrage très incisif caricaturant une sorte de World Company vendant de l’huile multi-usage puis Four Lions.

Four Lions est un monument de l’humour anglais, corrosif à souhait et contenant de vrais passages hilarants dans lequel on suit rien de moins que quatre pseudo terroristes islamistes voulant commetre un attentat à Londres.

Mais avant cela, et entre les deux projections, le réalisateur Lionel Soukaz et Nicolas Winding Refn, metteur en scène de Valhalla Rising, nous ont dit un petit mot. Le Festival leur a donné à tous les deux carte blanche pour montrer les films qu’ils aiment. Voici leur discours, suivi des premières critiques de Jean-Victor.


Nicolas Winding Refn et Lionel Soukaz – Etrange Festival 2010

 

Il était une fois l’huile de Winshluss (2010)
Le film d’ouverture de cet Etrange Festival se trouvait être un court métrage diffusé en avant première totale ! Délire satyrique sous forme de dessin animé dans laquelle la mascotte d’une multi nationale vendant de l’huile va faire découvrir l’envers du décor hideux de manière « pédagogique » à deux enfants, ce court se fout ouvertement des films dédiés à l’éducation du jeune public en montrant des choses horribles (la pollution extrême engendrée par les usines, la course absolue au profit des sociétés…) dans un emballage coloré et joyeux. Bien que vite limitée (l’idée tient un court métrage mais il n’en faut pas plus pour qu’elle s’épuise), cette farce a le mérite d’être corrosive et suffisamment barje pour faire son petit effet.

Four Lions de Chris Morris (2009)
Premier long métrage de ce festival, Four Lions s’apparente au nouveau tome d’une célèbre série de bouquins, à savoir Le Terrorisme pour les Nuls. Suivant 4 islamistes d’origine anglaise échafaudant un plan pour faire le plus de dégâts et de morts possible lors d’un attentat kamikaze, cette satire elle aussi mordante et potache réussit le tour de force de prendre en dérision un thème très actuel au point de le dédramatiser complètement tant le film et ses protagonistes baignent dans une atmosphère pittoresque. Malgré de grosses baisses de rythme à mi parcours, Four Lions possède son lot de scènes hilarantes (sisi) et quelques éclairs de génie comique qui font mouche. Les amateurs d’humour morbide apprécieront.

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