Quand il ne rencontre pas de jeunes comédiennes montantes à Deauville, Alex enchaine les films.

Au programme de cette quatrième journée sur les planches : le drame social Dixieland, le très bon Green Room avec Patrick Stewart en neo nazi (déjà vu au NIFFF mais il méritait d’être encore évoqué) ou encore la comédie évoquant John Lennon et intitulée Danny Collins avec Al Pacino et Melissa “Supergirl” Benoist.

 

Dixieland
De Hank Bedford

Drame social américain qui a tout d’un film vu et revu au sujet éculé, Dixieland raconte l’histoire d’un jeune homme du ghetto qui sort de prison et essaie de refaire sa vie. Il fait la rencontre d’une jeune femme et se fait évidemment enrôler dans ses anciennes histoires de gang.
Ici la véritable force du film n’est pas dans son fond mais dans sa forme. Très poétique, la mise en scène se rapproche plus d’un Terrence Malick, avec de longs plans très contemplatifs.  Véritable mix entre To The Wonder et Sons of Anarchy, Dixieland est un film extrêmement touchant, beau et à la photographie sublime. Le tout est porté par un duo d’acteurs de haute volée, Chris Zylka, que vous avez pu voir dans The Leftovers et surtout la sublime Riley Keough (Capable dans Mad Max Fury Road) qui illumine chacune de ses apparitions.
Une vraie réussite.

 

Green Room – Sortie prochaine
De Jérémy Saulnier

Prenez un jeune groupe de hard rock qui cherche à percer. Emmenez-les dans un bar de néo-nazis et faites les assister à un meurtre. Ces mêmes néo-nazis, dont le chef n’est autre que Patrick Stewart, décident de les tuer.  Et voilà, vous avez Green Room, un teen-movie slasher bien gore comme il faut, bien rigolo et surtout ultra fun !
Si le film ne raconte pas grand chose et n’a pas un message très frappant, il faut dire quand même que ça fait vraiment plaisir de voir quelque chose d’aussi fun et décomplexé, qui ne prend pas le spectateur pour un idiot et qui va jusqu’au bout de son projet. La bande d’acteurs est à fond dans le projet (Anton Yelchin et Imogen Poots en tête) et Patrick Stewart en impose toujours autant.
Si Green Room ne va pas révolutionner le genre, ça reste un très bon moment extrêmement bien maîtrisé.

 

Imagine (Danny Collins) – Sortie prochaine
De Dan Fogelman

Sur le papier, Danny Collins avait tout pour déplaire. Le pitch ? Une rockstar ringarde retrouve une lettre que John Lennon lui avait adressé il y a 35 ans. Il décide en recevant ça de tout plaquer, de changer sa vie et de rencontrer son fils qu’il n’a jamais vu. Ca sentait le mélo pathos à plein nez. C’était sans compter le talent de Dan Fogelman, scénariste chez Disney (Raiponce, Cars) et surtout créateur de l’excellente et hilarante série Galavant.
Contre toute attente, Danny Collins est une vraie comédie, extrêmement drôle et intelligente. Si le scénario est cousu de fil blanc, il n’en est pas moins prenant et bien écrit. Le réalisme des situations est assez incroyable ainsi que les différentes relations entre les personnages auxquels on croit tout de suite. Et même si l’ensemble est téléguidé, le tout est vraiment touchant, porté par un Al Pacino qui s’offre son meilleur rôle depuis très longtemps, sa sympathie et son charisme irradient l’écran et incarne à merveille cette vieille rockstar.

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