Ne partez pas en courant. De temps en temps, on se sacrifie pour aller voir des films annoncés comme pas terrible voir franchement mauvais. Alex s’est donc rendu en salle pour voir Street Dance 3D et s’est surpris à plus ou moins aimé ce qui devait être une daube.
Etrangement, cette fois, le point fort est la fameuse 3D relief…

Street Dance 3D – Date de sortie le 19 mai 2010
Réalisé par Max Giwa, Dania Pasquini
Avec Nichola Burley, Richard Winsor, Ukweli Roach,

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Surfant sur la vague Step Up, les britanniques se lancent eux aussi dans les films de danses. Cette fois-ci, et pour la première fois en Grande Bretagne, le film est tourné en 3D.

Alors que Carly et son groupe de street dance viennent de se qualifier pour la finale des championnats anglais, le départ de Jay, son partenaire et petit ami, remet tout en cause. Même si la jeune fille s’efforce d’y croire encore, les chances sont compromises, d’autant que le sort s’acharne jusqu’à leur faire perdre leur salle de répétition. C’est alors qu’Helena, une prof de danse classique impressionnée par l’énergie de Carly et de son groupe, leur propose un marché : ils pourront répéter dans le luxueux studio de danse de l’Académie de Ballet si Carly accepte de partager sa passion et son travail avec ses élèves avant qu’ils n’auditionnent pour entrer au Royal Ballet. Entre les deux univers, le choc est violent. Le plus pur des académismes et l’école de la rue ne font pas bon ménage. Pourtant, au-delà des préjugés et des cultures, les spectaculaires aptitudes des street dancers vont peu à peu forcer le respect. Pendant que Carly et Tomas, un séduisant danseur de ballet, se rapprochent, les deux groupes tentent d’affronter ensemble la finale et les auditions qui se profilent…

Au vu du pitch et du style du film, je dois avouer avoir été à la projection pour rire et voir une immense purge. Et pourtant, je me suis étonné à prendre plaisir à regarder Street Dance 3D.

Scénaristiquement parlant, c’est très mauvais. En effet, le film enchaîne cliché sur cliché, notamment sur la danse classique, faisant alors l’éloge ultime des street dancers, présenté eux comme les seuls « compositeurs », puisque les danseurs étoiles ne sont présent que pour apporter grâce et féminité. Comme souvent dans ce genre de film, le schéma narratif est facile, une happy end évidente, une histoire d’amour impossible entre deux jeunes de milieu différents, un peu à la Ballroom Dancing, mais qui va quand même aboutir. Carly devra et réussira (évidemment) à faire travailler les deux groupes.

Niveau casting, seule Charlotte Rampling s’en sort, toujours avec classe. C’es’ailleurs t à se demander pourquoi elle a accepté le rôle. Nichola Burley se débrouille gentiment et ça s’arrête là : le reste ne crève pas l’écran et surjoue pour la plupart.
Et malgré ça, le film s’en sort plutôt bien.
Habituellement, la 3D relief est laborieuse. Ici, le film est entièrement tourné en 3D, ça passe donc nettement mieux. Tout le monde sera d’ailleurs content puisque en plus de nous balancer des casquettes et autres sandwichs dessus (la scène la plus inutile du film n’est là que pour ça, une bataille de nourriture ne servant qu’à nous envoyer des aliments). La 3D apporte surtout une profondeur dans les scènes de danse et sert donc habilement la mise en scène : elle finit par devenir le point fort du film. Les dites scènes sont tout bonnement époustouflantes tant les danseurs sont excellents et hallucinants. Comme elles représentent la majorité du long-métrage, on parvient non sans mal à passer un agréable moment et ce malgré le son, beaucoup trop fort, transformant la salle de cinéma en discothèque

Maintenant on attend Step Up 3D.

– Alex

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