“Plus d’action, d’humour et d’effets spéciaux”. C’est probablement comme ça que les médias grand public vous vendront le nouveau film de Guy Ritchie.

Le premier avait voulu dépoussiérer le personnage créé par Conan Doyle et avait trouvé son public parmi les amateurs d’action légère. Il s’était également heurté aux haters du réalisateur de Snatch. Le film a quand même remporté un franc succès.
Oui, mais. Quelques mois après, la BBC sortait une mini-série en trois épisodes avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman dans le rôle du détective et de son complice, moderne, basée sur les bouquins et bénéficiant de passionnantes histoires en plus d’interprêtes au top.

Pour être clair, le Sherlock version série enterre celui du grand écran. Et alors que celui créé par Steven Moffat vient de terminer sa 2e saison dans un final absolument incroyable, que peut-on encore attendre de la version campée par Downey Jr ?

Sherlock Holmes, Jeu d’Ombres – Sortie le 25 janvier 2012
Réalisé par Guy Ritchie
Avec Robert Downey Jr et Jude Law
Scénario de Michèle et Kieran Mulroney.
D’après Sir Arthur Conan Doyle.
Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l’homme à l’esprit le plus affûté de son époque. Jusqu’au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d’une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral. Partout dans le monde, la presse s’enflamme : on apprend ainsi qu’en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu’en Chine un trafiquant d’opium est décédé, en apparence, d’une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu’aux Etats-Unis, un baron de l’acier vient de mourir…
Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction. Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques. Mais Moriarty a systématiquement un coup d’avance et semble tout près d’atteindre son objectif. S’il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l’Histoire pourrait bien en être changé à jamais…

 

Deux ans après un premier opus qui avait récolté un demi-milliard de dollars au Box-Office, Guy Ritchie et sa bande en remettent une couche en ce début d’année avec le retour du détective le plus célèbre du monde, Sherlock Holmes, et de son acolyte de toujours, le Dr Watson, toujours campés respectivement par Robert Downey Jr et Jude Law. Avec un budget pharaonique en hausse par rapport à son prédécesseur (125 millions de dollars !), un casting de premier choix, Sherlock Holmes, Jeu d’ombres s’annonce comme LA machine de guerre de ce début d’année 2012… Le nouveau film de Guy Ritchie réussit pourtant l’exploit d’être aussi mauvais que son ainé, ce qui n’était pas une mince affaire…

Au royaume des nanars qui dégorgent de dollars à chaque plan, le nouveau Sherlock Holmes est roi. Analysons méthodiquement, scrupuleusement les raisons qui font que ce film se laisse étouffer par sa propre bouffonnerie et ses prétentions grotesques. Une œuvre qui à force de chercher le divertissement à tout prix perd sur tous les tableaux.

Quand le spectateur est pris pour un con.

Le film se construit autour du duel des intellects de Sherlock Holmes et du nouveau Bad Guy, James Moriarty, sorte de génie en mathématique, sadomasochiste, et qui cherche à créer une guerre mondiale pour s’enrichir. Alors que l’Europe croule sous les attentats en tout genre, Sherlock Holmes mène une enquête qui converge vers le diabolique professeur. Le génial détective s’efforce alors d’arrêter la machine infernale grâce à des stratagèmes et des intuitions sortis de son esprit de surdoué-névrosé-cocaïné. On retrouve ici le fléau qui avait fait du premier Sherlock Holmes le film insipide que l’on connait : on ne permet jamais au spectateur de s’impliquer, de réfléchir à la résolution de l’enquête, puisque l’avancement de cette dernière ne se fait qu’au gré des déductions abracadabrantesques de Robert Downey Jr, qui pour vous donner une idée, transforme l’observation d’un pot de fleurs fanées en clef de voute de son raisonnement…Genre, « et ça, tu l’avais vu hein ? » -« Euh… Non désolé mon pote, et d’ailleurs j’ai rien compris… ». Bref, pendant deux heures, on nous rend tellement passif que, finalement, cette histoire de guerre mondiale, de société secrète, on s’en tamponne. On sort donc du film avec la douloureuse impression de s’être fait sodomiser par un scénario spécieusement complexe, qui cherche à nous faire croire, que, putain, « il est balèze ce Sherlock Holmes moi j’avais rien pigé ».

Robert Downey Jr, grand guignol.

Le précédent film avait déjà travesti l’identité même de Sherlock Holmes de façon éhontée. Boxeur émérite, sniffeur de coke, parano, génial, impoli, complexé, autiste et désormais travesti, tout avait été fait pour créer une sorte de créature bouffonne, capable de dresser un portrait psychologique profond d’une femme rien qu’en examinant ses boucles d’oreilles, et de buter dans le même temps cinq mecs dans une rue lugubre de Londres, tout ça avant de se biturer, de se souiller la tronche et d’aller se coucher. Voilà la vision d’une des figures majeures de la littérature policière par Mister Guy Ritchie. On n’avait plus qu’à trouver un acteur capable d’endosser le costume de ce blaireau génial. Robert Downey Jr, expert en cabotinage depuis Iron Man, était l’homme idéal. Sherlock Stark ou Tony Holmes, on ne sait plus finalement qui est qui, mais ce qui demeure, c’est que le jeu de celui qui jadis brillait dans Kiss Kiss Bang Bang s’érode de plus en plus à cause de personnages qui répètent une partition bien huilée mais qui, tôt ou tard, finira par lasser. Si les autres membres du casting ne s’effondrent pas autant que la figure de proue, ils errent dans des dialogues faussement subtils et des intrigues grotesques. On regrettera que Noomi Rapace, révélée par la série Suédoise Millénium, ait grillé son capital mystère et charme dans cette production de bas étage. Une grande partie du film repose sur la relation Downey Jr/ Law, ce qui donne lieu à des scènes affligeantes, dégoulinantes de clichés sur une amitié vacharde mais sincère. Au secours, mes personnages n’ont aucune profondeur !

Boum-badaboum.

Ah oui, c’est vrai, ce film est un divertissement. Alors, à grands coups d’explosions, de combats survoltés, de courses contre la montre dopées à l’adrénaline, on gave le spectateur qui soi-disant ne demanderait que ça. On parsème le tout de la musique d’un Hans Zimmer qui une fois de plus décide de faire péter les amplis avec ses sons de basses surpuissants. C’est, parait-il, dans les plus vieilles marmites que l’on fait les meilleures soupes… En suivant ce credo, Guy Ritchie reprend ses idées du précédent opus (les pires comme les plus acceptables, comme la prévision des coups que va donner le héros), et les use jusqu’à la corde. Au bout de trois fois, le spectateur demande grâce mais ça continue encore et encore. Certaines scènes dépassent l’entendement de la laideur, et feraient passer le pire de Zack Snyder pour du génie absolu. Je parle ici – et j’espère que vous n’aurez pas l’occasion de le vérifier vous-même-, de la scène où le détective et ses acolytes se font canarder dans une forêt, ce qui donne l’occasion à Guy Ritchie de faire péter 387 armes différentes, de faire voltiger partout des copeaux de bois et des giclées de sang… Le tout au ralenti s’il vous plait. Quand on regardera ça dans cinq ans, on se dira que c’est ringard, et que ça l’était déjà à l’époque.

Et dire que ça va faire deux ou trois millions- au bas mot- d’entrées en France. MAYDAY.

36 commentaires

  • david mercredi 18 janvier 2012 1 h 20 min

    Pourquoi filer la critique d’une suite à une personne n’ayant déjà aucune estime pour le premier opus ? Du coup c’est une mauvaise critique car on sent dès le début qu’il va descendre le film. Moi j’ai aimé le premier car j’aime les acteurs et j’aime le divertissement qu’il propose. Alors oui c’est différent de la série (que j’aime) et des ouvrages littéraire (que je lis donc je peux juger) mais voilà c’est du film américain et c’est du divertissement et du bon

  • b4ss lundi 30 janvier 2012 9 h 46 min

    Un film de la trempe de “drôle de dames” Oublié aussi vite que vu.

    Ce film n’a rien de Sherlock

    Hommes

  • Joffreyd mercredi 18 janvier 2012 11 h 44 min

    Je me suis matté le premier du coup hier (alors que j’avais vu le final de Sherlock avant hier) et mon dieu, je me suis endormi avant la fin, et heureusement, mais je pense qu’ils n’ont strictement rien compris au personnage de Sherlock Holmes, à partir de là, le film ne peut être que raté…

  • PJ2 mercredi 18 janvier 2012 11 h 53 min

    Vous êtes dur encore. Super sympathique comme film, comme l’était le premier même s’il est moins intriguant. Alors certes si on est fan du personnage de roman on peut avoir à redire. Mais c’est de l’entertainment dans ce qu’il y a de plus noble. Si on veut voir quelque chose de plus “sérieux” c’est vers la série qu’on se penchera. Personnellement j’aime beaucoup le personnage de Sherlock à travers les roman, la série est très bien, et les films supers appréciables. Et oui c’est ce que la majorité des spectateurs attendaient!

  • PJ2 mercredi 18 janvier 2012 11 h 55 min

    Et rien que pour Moriarty je cours le voir! Demain avp avec les acteurs au Rex!

  • dan mercredi 18 janvier 2012 13 h 45 min

    Tout a fat d’accord avec david.On sent déjà le mec qu’a détester le premier,a partir de la plus de surprise,une critique qu’avait déjà juger le film a l’annonce même de la suite….

    Bref pour ma part j’ai ADORER le premier,par contre pas accrocher a la série(pourtant les acteur sont bon hein).J’ai trouver le premier épisode sympa mais sans plus,mais les deux autres j’ai dormis…comme quoi,alors vive CE Sherlock Holmes,vive Iron Man et surtout VIVE ROBERT DOWNEY JR.

  • Medd mercredi 18 janvier 2012 14 h 04 min

    Et je rejoins la David Team : refiler la critique d’un film à quelqu’un qui part pour le descendre, c’est pas très malin.

  • Robin mercredi 18 janvier 2012 14 h 17 min

    Petite precision pour ceux qui m’accusent d’etre partisan du demolissage de ce film avant de l’avoir vu, je dirais que ce n’est jamais mon intention quand je vais au cinema. J’etais enclin a voir un bon film, mais ne fut pas le cas… Je refuse simplement de manger la merde qu’on me sert… Que cela puisse vous plaire, c’est autre chose, et, j’ai envie de dire, c’est votre probleme.

  • Misutsu mercredi 18 janvier 2012 14 h 32 min

    Moi j’ai hâte de voir à quel point ce film est pourri (Comme le laisse présager la bande-annonce)

    Le premier n’était déjà qu’un enchaînement abrutissant de scènes d’action, qui ne prenait pas le temps de présenter une bonne grosse enquête digne de ses personnages principaux. Et une fois passé la première séance explicative sur la manière qu’à Holmes d’anticiper ses combats, sympa, on arrête plus d’en subir jusqu’à la fin du film, abrutissant.

    Cette suite à de forte chance d’être à vomir, mais j’irai le voir l’esprit naïf néanmoins :D

    Mieux vaut peut-être que je reste chez moi à regarder 1 ou 2 épisodes de Murdoch :)

  • papymat mercredi 18 janvier 2012 14 h 32 min

    Mettez-vous d’accord entre vous les gars car le premier film fut qualifié à l’époque (vérifié à l’instant) de “grande réussite”… Ils sont bien alors ces 2 sherlock de l’avis de la rédac?!
    Vos critiques portent de mieux en mieux leur nom à tel point parfois de ne plus revêtir qu’un aspect destructif. Pour vous lire depuis quelques années déjà, je trouve dommage que vous perdiez l’esprit qui vous caractérisait à tel point que vous vous trouviez à tout détruire sur votre passage et à critiquer des films comme “l’amour dure trois ans”…Les cahiers du cinéma embauchent?

  • Robin mercredi 18 janvier 2012 14 h 46 min

    Papymat: celui qui avait fait la critique du precedent film n’est pas moi. Heureusement que nous n’avons pas tous les memes opinions car sinon, ce serait d’une tristesse… Il y a d’autres sites, et journaux, qui presentent parfois ont deux critiques du meme film radicalement opposes. Sinon cette critique n’est pas mechante gratuitement, lisez: il y a des arguments. Et je ne vois pas au nom de quoi je prendrais des gants pour parler d’un film qui avec 125M de budget et un casting de premier choix n’arrive pas a etre correct. D’ailleurs, il faut autant d’efforts pour dire du mal d’un film que pour en dire du bien…

  • Marc mercredi 18 janvier 2012 14 h 52 min

    Au sein d’une rédaction, il y a forcément tous les avis. Il y a vraiment des sites web ou des magazines où tous les membres d’une même équipe sont d’accord entre eux ?
    Que ceux qui ont lu mon papier sur le premier volet (que j’ai apprécié, mais qui se fait défoncer par la série de la BBC) soient rassurés : je posterai ici un avis pour compléter le précédent.

  • Marc mercredi 18 janvier 2012 15 h 09 min

    @Papymat : “Pour vous lire depuis quelques années déjà, je trouve dommage que vous perdiez l’esprit qui vous caractérisait à tel point que vous vous trouviez à tout détruire sur votre passage et à critiquer ”

    Euh non, on aime beaucoup de choses et on le dit aussi. Cf Millenium ou ce que je suis en train d’écrire sur War Horse.
    Mais au fil des années, la rédaction s’est aggrandie et donc les avis se sont multipliés

  • Jean-Victor mercredi 18 janvier 2012 16 h 07 min

    On nous reproche de ne pas avoir un avis unilatéral au lieu d’en débattre avec nous.

    Le site s’ouvre et renforce justement ses propos quand on en vient à mettre un film en avant de la part de toute la rédaction (CloneWeb Approved, film de la semaine), c’est qu’on considère d’autant plus qu’il mérite votre attention par rapport aux autres sorties.

  • Olivier mercredi 18 janvier 2012 17 h 57 min

    Je suis pas fan du premier film, mais c’est la première fois que je vois une critique pareille sur Clonweb. On va dire que c’est plus un billet d’humeur qu’une vraie critique….

  • papymat mercredi 18 janvier 2012 17 h 59 min

    @Jean-Victor: Mon message est un moyen comme un autre de lancer le débat…plutôt efficace à en juger par vos réponses!
    Je constatais juste un certain manque de cohérence et qu’il serait appréciable d’avoir l’avis supplémentaire de quelqu’un qui a apprécié le premier opus (on ne peut donc être qu’intéressé de l’avis que va prochainement poster Marc) afin que tous les courants puissent être représentés : il n’est donc absolument pas question ici d’avoir un avis type “politburo”.

    POUR EN REVENIR au film critiqué, la série de la BBC explore la mythologie “Sherlock Holmes” de manière beaucoup plus intéressante que le film de Ritchie, ce qui rend d’autant plus dommage l’absence de publicité autour de ce programme..

  • DantèS mercredi 18 janvier 2012 23 h 13 min

    Merci pour cette belle critique ! Ca m’a donné envie de découvrir la série de la BBC. ;-)

  • Misutsu jeudi 19 janvier 2012 9 h 57 min

    Je rejoints Papymat sur les avis multiples. Lorsque ceux-ci divergent au sein d’une même rédaction, je trouve de bon ton de mettre en ligne les différents avis qui s’opposent.

  • Marc jeudi 19 janvier 2012 10 h 35 min

    Misutsu : ce serait avec plaisir mais ça implique qu’on aie tous vu le film (ou qu’on aille tous le voir) :)

  • tom jeudi 19 janvier 2012 11 h 23 min

    Moi aussi étant lecteur depuis de nombreuses années, je trouve également que vos écrit se prennent de plus en plus au sérieux.
    J’aimerais bien retrouvé la légèreté que l’on pouvait trouver ici, à l’époque où vous n’étiez pas de grands critiques (inquisiteurs ?).

    Quand à cette critique précise, je n’en pense rien. J’irai me faire un avis seul.
    Le premier était pas top, c’est certain. Mais il faut le voir pour ce qu’il est : pour moi c’est du même niveau qu’un transformers ou qu’un x-men.

  • tom jeudi 19 janvier 2012 11 h 24 min

    pardon pour les fautes, j’ai fait la bêtise de ne pas me relire.

  • alex_bono jeudi 19 janvier 2012 21 h 04 min

    Papymat, Misutsu > c’est quelque chose qu’on aimerait bien faire, mais comme dit plus haut, cela implique qu’on ait tous vu le film, ce qui est souvent compliqué puisqu’on ne peut pas venir à 15 en projection presse.
    Tom > On ne peut pas toujours avoir un ton de légèreté, puisque certains films imposent le sérieux, surtout quand on voit ce qu’elle engendre parfois (il suffit de voir le papier sur Twilight 4.1). Et puis la légèreté tu la retrouveras surtout dans l’Emission :)

  • magic vendredi 20 janvier 2012 0 h 09 min

    Salut tout le monde!

    Je dois avouer que c’est avec regret que je dois vous dire ce que je pensais ne jamais vous dire quand j’ai découvert ce site magnifique: vous n’êtes ni plus ni moins que des critiques de cinoch comme on en voit partout!
    Oui, je sais être critique de cinéma c’est votre travail mais s’il y a bien une chose que j’aimais bien chez vous quand j’ai découvert le site, c’est que justement vous arriviez a vous sortir de cet espèce de “condition du critique de base” qui vous oblige à intellectualiser absolu tout… Bien il faut croire que je me suis trompé.
    Dans la quasi totalité des critiques que vous écrivez, on sent le caractère aigri et lassant du critique de base qui considère que par ex les film d’animation sont pourris et j’en passe(vous avez surement cernés le concept).
    Pour en revenir sur Sherlock Holmes, la critique met en avant une chose: vous ne supportez pas ou plus le cinéma de loisir, c’est à dire celui qui ne vous prend pas la tête et qui ne vous force pas à réfléchir sans arrêt(un peu a la Inception).
    Puis je seulement vous rappelez que le cinéma est par principe un loisir et non une prise de tête rien que pour des raisons structurelles: le cinéma c’est une place confortable assise ou l’on aime pour la plupart manger des popcorns et boire un Ice Tea bien frais, et pas une salle éclairé par trop de watts ou se tient un colloque sur la culture des bananes du Zimbabwe(sujet qui je suis sur vous aurez rendu oeuphorique tellement c’est intellectuel).
    N’allez surtout pas croire que je n’aime que le cinéma bourrin facon US avec des guns et des belles filles, mais cette catégorie de film fait partie a part entière tout comme les film de réflexion du cinéma alors s’il vous plaît redevenez comme avant et garder cette distance “amateuriste” que vous aviez avant qui vous permettez de dire tout simplement que vous n’aimiez pas un film car pas assez intellectuelle mais que par exemple les scène d’actions sont très belles, ou encore les graphismes ou je ne sais quoi…

  • Marc vendredi 20 janvier 2012 9 h 52 min

    C’est intéressant à suivre mais si vous nous lisez régulièrement, vous savez qu’on aime le cinéma popcorn
    Relisez les critiques de Tintin, Transformers 3, Mission Impossible ou Cheval de Guerre :)
    Robin a beau dire ne pas aimer Sherlock Holmes 2 (ce qu’on ira tous vérifier mercredi prochain), ce n’est pas Telerama ici :D

  • Jean-Victor vendredi 20 janvier 2012 10 h 30 min

    C’est dingue ce principe de dire “le cinéma c’est un loisir, ça doit être considérer avec légèreté”.
    C’est avant tout un art, avec son langage, ses codes, sa manière de fonctionner.
    Et ça nous empêche pas de nous passionner avant tout pour sa forme la plus populaire, sans autant la déconsidérer, bien au contraire.
    On est passionnés, mais c’est pas pour ça qu’on n’a pas le droit d’être exigeants et quand on voit le nombre de sorties, on est en droit de l’être, surtout quand on voit des films prenant véritablement le public pour une belle bande d’imbéciles (Sherlock Holmes était édifiant dans le genre, j’ai aucun mal à croire que le second est du même acabit, ou encore The Darkest Hour).
    Le cinéma largement distribué peut être d’excellente qualité, inventif, malin, et artistiquement irréprochable.
    Et vu le prix d’une place, si on peut vous pousser à aller voir un Millénium ou un Mission Impossible 4 plutôt qu’un Sherlock Holmes ou Transformers, on a réussi notre job et vous irez voir une œuvre honnête et qui a autre vocation qu’être une pompe à fric siphonnant le crâne des spectateurs en leur caressant les bas instincts.
    Après, ça n’empêche pas que vous pouvez tout aimer, mais c’est notre boulot en tant que passionnés de vous guider vers des projets intègres et concernés parce qu’ils font.

  • Robin vendredi 20 janvier 2012 14 h 06 min

    magic: je ne regrette rien de ce que j’ai dit dans ma critique, et je n’ai pas à faire quelques compliments pour sauver le film, parce que, dans ce film, il n’y a rien qui sauve. L’argument d’être intellectuel ou pas, c’est juste ridicule.
    Le problème de Sherlock Holmes n’est pas tant sa bêtise, j’ai vu des films bien plus bêtes… C’est juste que les fondamentaux du cinéma de divertissement (ou le cinéma “pop corn”, si tu préfères), sont bafoués. Le scénario est indigent, le visuel laid, les scènes d’actions torchées. Michael Bay (Transformers), à qui on peut reprocher pas mal de choses, a mille fois plus de cinéma que Guy Ritchie.
    On ne peut pas targuer Cloneweb de ne pas défendre le cinéma populaire! Lisez ce qui a été dit sur Avatar, Tintin, Transformers 3, Inception, Mission Impossible… Quant aux films d’animation, ils y sont souvent mis en avant, cela prouve que tu n’es pas un lecteur très assidu du site. Mais oui, on a le droit d’avoir des exigences avec le cinéma populaire car oui, il y a des différences, des subtilités, des contrastes. Tous les films à gros budget ne se valent pas, et c’est bien pour ça qu’on se donne la peine de les critiquer.

    Et puis j’ajouterais deux choses. D’une, cette critique avait une bonne dose d’humour qui n’a pas été perçu. Je me suis mis dans la peau du type qui paye pour voir ce film à toute sa famille, à qui ça coûte 30/35 euros et qui est furieux de se faire avoir comme ça.

    DE DEUX, j’ai vu le film. Pas vous. Alors, avant de parler du film et de la critique, allez le voir. Quand ce sera le cas, je serai prêt à en reparler avec vous, ici.

  • tom vendredi 20 janvier 2012 14 h 20 min

    Juste pour synthétiser ce qu’il semblerait que certains de vos lecteurs pensent ici, c’est que votre ton a perdu de son humilité alors que c’est ce que nous apprécions sur cloneweb. Je suis à 200% avec Magic lorsqu’il dit : “s’il vous plaît redevenez comme avant et garder cette distance « amateuriste » que vous aviez “.

  • Robin vendredi 20 janvier 2012 14 h 56 min

    En somme, ne plus faire de critiques, juste dire si on a aimé ou pas. SU-PER.

  • magic vendredi 20 janvier 2012 17 h 04 min

    Bon soyons séquentiel:

    @Marc: il est vrai, et c’est justement ce que j’adore chez vous, que vous vous interressez aux films d’animation mais pour certains qui selon moi sont vraiment exceptionnel, comme Transformers, vous n’êtes vraiment pas des tendres…
    @Jean Victor: Je suis parfaitement d’accord avec toi quand tu dis que le cinéma est un art qui ne doit pas être considéré seulement avec légèreté, surtout que de nos jours c’est devenu un des arts et un vecteurs de pensée les plus utilisés(et c’est vraiment mieux comme sa). Malheureusement tu ne fais que confirmer ce que j’ai dit. En quoi le premier volet de Sherlock Holmes nous prend pour des imbéciles? Personnellement je ne vois pas. Le film est réalisé a merveille avec un univers sombre qui nous laisse perplexe tout le film, du moins c’est ce que j’ai ressenti. Tu as l’air de te plaindre du fait que le film ne te laisse aucun moyen d’imaginer toi même l’issue que le film va prendre, donc de réfléchir et d’intellectualiser les choses! Moi ce que j’aime dans Sherlock (et je voudrais savoir si se sentiment est partagé par les lecteurs et les auteurs du site) c’est que justement le film te prend dans un univers noir ou tu ne sais pas comment sa va finir jusqu’à la fin ou quand il dévoile les déductions qu’il a faite tu te dis:”Wouah bon sang mais c’est dingue!”. Et après le film je me dis tout simplement que le scénario est vachement bien ficellé car il garde le suspense très intense pour a la fin te sortir une explosion de révélation qui te saute au visage et qui te laisse bouche bé tout simplement. On ne peut pas dire que le film est un navet ou vraiment faut être un ovni: un bon scénario, du suspense, du beau casting, de belles scènes d’actions novatrice(avec les ralenti ou il planifie ces coups) etc….
    @Robin: Pourquoi l’argument du trop intellectuel est ridicule?
    Scénario bidon? S’il est du même type que le premier je ne sais pas ce qui te fais dire cela…
    Visuel laid? le film est noir et diabolique, normal qu’on est une foret sombre et brumeuse plutot qu’un gros soleil au zénith…
    Scènes d’actions torchés? je n’ai pas vu le film mais en tout cas si c’est sur le même principe que le premier je ne sais plus quoi te dire…
    Je suis un lecteur hyper assidu du site mais je n’ai pas le temps nécéssaire pour commenter tout ce que vous dites.
    Ne plus faire de critiques? surtout pas! continuez a en faire, mais par pitié restez ce que vous êtes: des amateurs(ou même des pros) qui ne flingue pas a bout portant les films ou il n’y a pas une réflexion spirituelle poussée et ou sois disant le scénario est bidon car il n’y a que de l’action ou autres…
    PS: parlez de ce sujet sur un ordi est compliqué mais j’y prend plaisir, est ce que vous organisé des rdv entre vous et les lecteurs de temps en temps justement pour mieux ce connaitre et discuter? si ce n’est pas le cas vous devriez.

  • Jean-Victor vendredi 20 janvier 2012 22 h 36 min

    Précisément Magic parce que ce type d’intrigues doit te permettre d’avoir accès aux indices et de pouvoir en faire les déductions, sauf que Ritchie ne le permet jamais puisque toute explication sort de nulle part.
    Il sniffe une pierre : ça sent la colle, ça a été trafiqué !
    Ok, comment je le sais moi? A quel moment est-ce que je peux savoir que ce rocher a été recollé?
    C’est un exemple parmis mille, sachant que tout le film passe son temps à sortir des trucs de n’importe où, et est mis en scène n’importe comment (je me souviens d’une scène sur un quai dans le premier où des barils explosaient, Watson et Holmes allant et repartant pour évitant les explosions. Sauf qu’au final, chaque bidon explosait plusieurs fois, la scène n’avait aucun sens.)

    Prends le Prestige par exemple : c’est aussi une énigme, un mystère a résoudre et on te fournit les indices nécessaires durant tout le film (le premier plan comporte déjà la solution). Pourtant, la plupart des gens sont épatés à la fin mais auraient pu le trouver par eux mêmes.

    Et je parle même pas des décors photoshop, de la photo baveuse, de la musique ULTRA LOURDINGUE de Zimmer et du cabotinage en règle de Downey Jr. qui est en roue libre comme jamais il ne l’a été.

  • magic dimanche 22 janvier 2012 2 h 00 min

    @Jean-Victor:
    Le problème récurrent dans tout ce que tu dis(enfin ce n’est que mon avis) c’est que vous êtes complètement décalé par rapport aux films que vous allez voir. Ce que tu ne comprends pas c’est que il est parfois(et pour moi, souvent) agréable de venir s’asseoir au cinéma et de se laisser porter par le film.
    Sherlock Holmes fais parti de ce genre la.
    Le seul problème(critique qui s’adresse pour le coup à toute la rédaction) c’est qu’en perdant toute votre amateurisme dans votre travail, vous arrivez dans la salle de cinéma sans lui laisser la moindre possibilité de faire c’est preuve.
    Je m’explique: quand tu prend l’exemple de la pierre qui a été recollé, cela te déstabilise complètement car tu n’as aucun moyen de participer au film(sensation dont j’ai besoin moi aussi de temps en temps), résultat pour toi le film devient bidon. Simplement ce que tu oublie c’est que quand tu es rentré dans la salle, tu y es probablement rentré avec des exigence de film hyper compliqué ou tu vas te prendre la t^te(ou pas) du début jusqu’à la fin, et c’est la que sa devient gênant de lire vos critique c’est que(pour ma part mais apparemment c’est partagé par un certains nombre de lecteurs) nous voyons très clairement que ce film n’est pas pour toi.
    Encore un autre exemple: Personnellement j’ai adoré GI JOE, vous en avez probablement fais une critique cinglante, toutefois quand j’y suis allé je savais très bien a quoi je m’attendais: un film avec beaucoup de gun, une histoire d’amour basique avec un scénario basique. Je vois d’avance vos réactions:”on est en droit de demandé un minimum quand on va au cinéma”. Mais votre minimum n’est pas le notre!
    Quand je vais voir un film d’amour, je sais qu’il y aura probablement peu d’action… Pour être synthétique et pour bien représenté mon opinion je dirais que vous allez aux marché des carottes pour acheter des melons…
    Si vous voulez prendre part au film dans ce cas allez voir La Taupe(qui selon votre critique est tellement très compliqué), mais ne venez pas écrire des critiques sur Sherlock qui n’est pas un film comme sa: vous n’allez pas trouvé ce que vous cherchez en allant le voir.
    Enfin je veux dire qu’a un moment il faut être cohérent! Vous me faites(et croyez bien que sa me désole) au critique que l’on voit dans le mondeou autres journaux ou le critique qui est allez voir par exemple Transformers va définir le film en 3 mot simples:”bruyant, crétin, pas de scénario” Mais merde qui va voir Transformers pour recevoir de la musique classique dans les oreilles?!

  • Jean-Victor lundi 23 janvier 2012 14 h 22 min

    Sauf que Sherlock Holmes ça n’est pas une histoire de teubé où tout explose, c’est un pan de la culture anglaise et ça n’est pas parce qu’on va se divertir qu’on éteint son cerveau.
    Merci de nous répondre qu’on ne comprend pas ce qu’on va voir, comme si on avait pas compris qu’il fallait s’attendre à du divertissement grand public devant Sherlock Holmes.
    Sauf que le film essai constamment de paraître plus intelligent qu’il ne l’est, en déversant un flot ininterrompu d’artifices complètement vain pour cacher la misère et le mépris qu’il affiche pour son public, tout en prenant soin de chier sur son modèle.
    Encore une fois, on adore le dernier Mission Impossible, le dernier Happy Feet ou encore Millénium, qui sont chacun dans leurs genres respectifs de solides divertissements, intelligents, qui prennent soin de proposer une grande évasion aux spectateurs sans les estimer comme des moins que rien.
    On sait ce qu’on va voir, comme pour Transformers. Oui c’est débile, bruyant et sans scénario.
    Ca te semble normal?
    Être pris pour un idiot est devenu une convention du quotidien?
    On est obligé de tirer vers le bas pour faire de l’ultra spectaculaire?

    Me semble pas.

  • Trackback: CloneWeb » Demain c’est … mercredi 25 janvier
  • Misutsu mercredi 25 janvier 2012 11 h 21 min

    Bon c’est vu et je suis JV.

    Ça n’est ni mieux ni pire que le premier, c’est toujours du Guy Ritchie avec une réalisation propre mais qui part dans tous les sens et sans vraies bonnes idées.

    C’est toujours une succession endiablée, et pourtant ennuyeuse, de scènes d’action rattachées les unes aux autres pas une enquête complètement inintéressante, car en plus de ne faire preuve d’aucune inventivité, son issue et sa cible nous sont dévoilés dès le début du film, ne laissant donc place qu’à de l’action, du karaté, de l’action, des explosions, du karaté, et des blagues pourries. Et ça se veut être du Sherlock Holmes…

    Je n’ai rien contre les films qui pètent de partout, bien au contraire, mais dans ce cas là qu’ils ne l’appellent pas Sherlock Holmes PUTAIN !

    Vous allez voir dans un ou deux ans qu’on aura la version grand écran des enquêtes de Hercule Poirot avec The Rock dans le rôle principal ><

    Décidément ce type n'a plus rien fait de bien depuis Snatch.

  • Arkaron mercredi 25 janvier 2012 15 h 31 min

    “Vous allez voir dans un ou deux ans qu’on aura la version grand écran des enquêtes de Hercule Poirot avec The Rock dans le rôle principal”

    Oh la méchante bonne idée ! :D

  • Marc samedi 28 janvier 2012 19 h 36 min

    Puisqu’on m’a demandé mon avis, ayant apprécié le premier, voici un copié collé de ce que j’ai publié sur SensCritique et le forum :

    J’avais bien aimé le premier, sorte de relecture blockbusterienne de Conan Doyle.
    Pour ce 2e volet, Guy Ritchie a décidé que l’intelligence de Sherlock n’avait plus de raison d’être. Le spectateur n’est sans dute pas assez fin pour comprendre, alors on lui sert un buddy movie se déroulant en Europe en 1890.
    Mais ça aurait tout aussi bien fonctionné avec Chris Pine à New York en 2012.
    Exit donc, le super détective. S’enchainent une série de scènes d’actions sans enjeux, faussement complexe, se voulant drole et crypto gay mais passant à coté des deux, le tout noyé dans l’esbrouffe visuelle et auditive (d’aileurs, 15 ans après la sortie du film, Hans Zimmer parvient à recaser un thème de Rock).
    Le méchant n’a pas de charisme, la menace est inexistante et ça se termine aussi vite que ça a commencé.
    Alors, la comparaison avec la série de Moffat, je n’ose même pas m’y risquer.

    Je n’ai retenu que deux bonnes choses : des décorateurs qui ont fait un boulot monstrueux et une scène d’échecs qui sort un peu de la masse.
    Pour le reste, il y a la BBC.

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