Après The Night Comes For Us et tout en proposant The Raid et sa suite, Netflix continue l’acquisition de productions asiatiques dont on n’aurait pas vu la couleur de notre coté globe sans cela.

L’un des derniers en date s’appelle Revenger avec Bruce Khan dans le rôle principal…

 

LA CRITIQUE

Parlons d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre : celui du vidéoclub. Si le gérant était un vrai passionné de cinéma, il avait toujours en magasin de bons conseils et des pépites à proposer. On parle d’une époque où Internet n’existait pas et où seul le vidéo club permettait d’avoir facilement accès à du cinéma de genre. Il ne fallait pas compter (toujours pas d’ailleurs) sur les chaines de télévision pour nous permettre de voir à la maison des films d’horreur ou de science-fiction.

Le vidéoclub était l’occasion de découvrir des inédits venus de loin et d’avoir des conseils en direct. Vous vouliez le dernier Jean Claude Van Damme ? S’il n’était pas encore disponible, vous aviez quelqu’un pour vous proposer un équivalent, peut-être un peu moins bien mais qui satisfaisait l’envie du moment. C’est comme ça qu’on a enchainé les films de Chuck Norris, de Steven Seagal ou de Jackie Chan. D’ailleurs, on allait aussi spécifiquement au vidéoclub en quête d’un film lié à un acteur ou à un genre bien spécifique. On se retrouvait parfois à visionner un sous-sous Mad Max façon Le Chevalier du Monde Perdu juste parce que l’original de George Miller avait été emprunté par quelqu’un de plus rapide.

En proposant des films comme Revenger, Netflix réinvente à sa sauce le vidéo club.

Parce que, on ne va pas se mentir, ce n’est fondamentalement pas très bien Revenger. C’est néanmoins très satisfaisant pour qui a des envies de films de bagarre le dimanche soir.

Le bousin raconte une histoire se déroulant sur une île-prison coréenne. Un flic y débarque dans le seul but de venger la mort de sa famille, puisque celui qui a tué sa mère et sa fille y est installé. Il va donc tabasser tout le monde sur sa route, jusqu’au boss final. En chemin, il croisera notamment une petite fille et sa mère qui lui viendront en aide.

Derrière ce pitch quasiment inexistant se cache un The Raid-like. On remplace l’immeuble par une île, on allège le scénario de twists trop compliqués et on enchaine les scènes de baston chorégraphiées, en “long shot”, et violente. C’est comme si vous alliez au vidéoclub pour louer le film de Gareth Evans, qu’il n’y est plus et que vous vous rabattez sur la version de Seung-won Lee. L’acteur et cascadeur Bruce Khan remplace Iko Uwais et le tour est joué.
L’ensemble est moins intéressant (ne cherchez aucune logique de concept autour de l’ile-prison), moins bien filmé aussi, mais il correspond bien à une attente : celle de voir de la bagarre. Certaines scènes sont particulièrement impressionnantes, l’acteur principal maitrisant son art martial et le combat final est à la hauteur des espérances. Pile ce qu’il faut pour un dimanche soir.

On peut toujours râler sur le catalogue de Netflix et les productions dites “Originals” qu’ils achètent et qui sont souvent foirées. Ils ont au moins un mérite : celui de rendre accessibles de films de toutes petites niches qu’on n’aurait pas pu voir légalement. A moins de réinventer le vidéoclub.

Revenger L’Ile de la Mort, de Seung-won Lee – Disponible sur Netflix

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