Sur le papier, Nanny McPhee a l’air d’un sympathique projet pour adolescents, sorte de Mary Poppins mise au goût du jour. Emma Thompson, qui a abandonné son rôle dans Harry Potter pour se consacrer au projet, semble impliquée. Pour quel résultat ?
Critique d’un film jeune public.

Critique initialement parue le 18 mars
Film en salles le 31 mars.

Nanny McPhee et le Big Bang – Sortie le 31 mars prochain
Réalisé par Susanna White
Avec Emma Thompson, Maggie Gyllenhaal, Rhys Ifans


Nanny McPhee et le Big Bang : bande annonce VF
envoyé par cloneweb.

Avant de vous parler du film en particulier, un petit mot sur la projection. Studio Canal, qui distribue le film en France, a eu l’idée incroyable de fournir une copie watermarkée, soit avec un logo semi-transparent comme ceux des chaines de télé mais en immense et en plein milieu. Une jolie colline verdoyante rappelait donc immédiatement Hollywood. On ne saura surement jamais si c’est lié au fait qu’on ait eu une copie inachevée ou si c’est une nouvelle mesure ridicule contre le piratage mais le fait est que le logo était bien trop visible pour profiter pleinement d’un film déjà pas terrible.

Précisons également que le studio en charge de la version française a oublié le sens du mot lip-sync. Si je n’ai absolument rien contre les voix utilisées -on y retrouve quand même l’excellent Roger Carel-, un effort sur la synchronisation aurait été bienvenu.

Bref, parlons du film. A vrai dire, je m’attendais à autre chose. Après tout, si Emma Thompson s’est mise à fond sur le projet – écrivant l’histoire, un bouquin, s’offrant le rôle principal, on aurait pu s’attendre à ce qu’elle en profite pour se donner à fond. Ce n’est pas le cas : elle n’a que quelques apparitions, toutes discrètes et figées et est surement le personnage avec le moins de dialogue.

L’histoire, elle, est complétement formatée pour un public d’enfants de cinq ans : bonne morale, clichés, petits animaux mignons, enfants caricaturaux, aucune violence ni aucun mot de travers et de l’humour pipi-caca dans tous les sens, le tout dans une histoire faisant penser à une énième suite des aventures du chien Beethoven ou autre téléfilm diffusé pendant les fêtes de fin d’année. Si ça pourra surement plaire aux enfants des jeunes parents qui me lisent, on pourrait s’attendre à mieux à une époque où on a quand même des films pour enfants qui deviennent tout public. Harry Potter en est la preuve vivante.

L’ensemble est sauvé par de jolis décors de campagne anglaise, une photo agréable et un casting d’enfants plutôt réussi. Mais si vous avez plus de cinq ans, passez votre chemin.

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