Sorti le 7 octobre aux Etat-Unis, L’incroyable histoire de Winter le Dauphin s’est placé en tête du box-office américain, obtenant au passage énormément de bonnes critiques. Même si on n’y croyait pas sur le papier, il faut avérer que notre intérêt a été un peu émoustillé.

Annonçant en tête d’affiche Ashley Judd, Morgan Freeman et Harry Connick Jr., et contant l’histoire d’un dauphin ayant perdu l’usage de sa queue, l’histoire avait pourtant tout pour faire un flop. Le résultat est-il à la hauteur des critiques américaines ou ne vaut-il pas plus qu’un téléfilm? Verdict.

L’incroyable histoire de Winter le dauphin – sortie le 2 novembre
Réalisé par Charles Martin Smith
Avec Harry Connick Jr, Ashley Judd, Nathan Gamble
Alors qu’un jeune dauphin femelle s’ébroue, il est pris au piège dans un casier à crabe et se blesse grièvement la queue. Repêché, il est transporté à l’hôpital Clearwater pour espèces marines, où il est rebaptisé Winter. Mais ce n’est que la première étape d’un long combat pour sa survie… Car s’il perd sa queue, Winter risque de mourir. Il faudra toute l’expertise d’un biologiste marin passionné, le savoir-faire d’un brillant prothésiste et le dévouement indéfectible d’un petit garçon pour que l’impossible se produise : sauver Winter. Un miracle révolutionnaire qui redonnera espoir à des milliers de personnes handicapées à travers le monde.

L’incroyable histoire de Winter le dauphin a tous les ingrédients pour un parfait film familiale au succès retentissant au box-office. Bingo, c’est exactement ce qu’il a fait outre-Atlantique : une histoire vraie et émouvante avec l’animal préféré des enfants de moins de 10 ans et des filles : le dauphin. Réalisé par Charles Martin Smith, réalisateur de Air Bud (le chien basketteur, le film qu’on regardait en fin d’année à l’école en primaire) et avec Ashley Judd, Morgan Freeman et Harry Connick Jr : des acteurs appréciés par les plus vieux, un thème pour les plus jeunes : Sawyer Nelson, garçon sans ami, nul à l’école, trouve un dauphin échoué sur la plage et le libère de la cage où sa queue est coincée. Elle est ensuite transportée (puisque Winter le dauphin est une femelle)à l’hopital maritime Clearwater. Malheureusement, sa queue doit être coupée. Suite à l’accident de son cousin, Sawyer a donc l’idée de la remplacer par une queue en silicone.

Et inutile de dire que Winter le dauphin remplit son contrat : un film familiale rempli de bon sentiment comme on en a déjà vu. En effet, fort est de constaté que l’histoire, aussi cucul peut-elle être, est belle. La scénariste de Sauvez Willy 2 (tiens donc) a fait un travail convenable pour ce genre, puisque même si elle s’adresse à un jeune public, le fond de l’histoire est très sombre. En effet, de nombreux malheurs arrivent à la famille de Sawyer. Passé ce constat, nous sommes en terrain connu : le dauphin va aider le garçon à s’épanouir, et évidemment, l’animal ne réagit qu’en présence du petit. La mère qui ne comprenait pas le comportement de Sawyer va par la suite l’aider et le cousin handicapé va apprendre à s’accepter. Evidemment une terrible menace pèse sur Clearwater Hospital mais Sawyer et Winter vont tout faire pour sauver le centre. C’est là que le bât blesse puisque L’incroyable histoire de Winter le Dauphin ne prendra jamais une seule fois un seul risque car tous ces thèmes ont déjà été abordés plusieurs fois.

Le film assure donc le minimum syndical sur deux heures. Un bon rythme soutenu, malgré quelques longueurs, une réalisation pas trop mauvaise, de bons acteurs, qui n’en font pas pour autant trop et un scénario convenu. Même si cela passera pour les moins de 10 ans, il aurait peut-être été plus intéressant de décoller un peu et de sortir des sentiers battus, parce qu’un spectateur un peu avisé s’ennuiera par moment. On regrettera également l’utilisation abusive de CGI très très laid pour modéliser certains dauphins dans la scène d’intro. Le film n’est ni mauvais ni bon, il est moyen, simplement moyen. C’est une très belle histoire qui malheureusement ne décolle jamais. Cela plaira sans aucun doute à votre enfant et ça vous évitera de sombrer dans le sommeil.

1 commentaire

  • DantèS mardi 1 novembre 2011 10 h 43 min

    Ca confirme l’impression que j’ai eu en étant forcé de voir cette bande-annonce lors de ma dernière sortie ciné… Déjà vu, gnan-gnan. Un film moyen, à l’américaine.

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