Jean Reno et Richard Berry sont partout en ce moment pour un film policier français : l’Immortel. Ils sont même sur CloneWeb ! Nous avons vu le film en avant-première il y a quelques jours et ensuite rencontré l’acteur et le réalisateur dans un entretien à (re)découvrir ici.
Mais L’Immortel survivra-t-il dans les mémoires ? Critique…

L’Immortel – Sortie le 24 mars
Réalisé par Richard Berry
Avec Jean Reno, Kad Merad, Jean-Pierre Darroussin
Charly Matteï a tourné la page de son passé de hors la loi. Depuis trois ans, il mène une vie paisible et se consacre à sa femme et ses deux enfants. Pourtant, un matin d’hiver, il est laissé pour mort dans le parking du vieux port à Marseille avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ne va pas mourir… Cette histoire est inspirée de faits réels, mais où tout est inventé, au coeur du Milieu marseillais.


L’Immortel : bande annonce
envoyé par cloneweb. – Regardez des web séries et des films.

Le cinéma de genre en France, ça a toujours été une drôle d’histoire, deuxième partie.

Actuellement, on fait face à une effervescence de polars français souhaitant s’inscrire dans une vieille tradition de cinéma de genre qui a fait les beaux jours de notre beau cinéma il y a de cela… Très longtemps. Mais comme il n’y a pas que les comédies dans la vie, certains tentent le coup ou récidivent. C’est ce que fait Richard Berry aujourd’hui après La Boîte Noire pour son nouveau film, inspiré d’un fait réel assez dingue : l’histoire de Charles Matteï, un homme laissé pour mort dans un parking après avoir été fusillé et avoir reçu 22 balles. Là où le fait est étonnant, c’est que l’homme en question est toujours vivant et même en bonne santé puisqu’il continue sa vie sans problème. L’occasion donc d’adapter son histoire et d’en faire un bon sujet de polar, après y avoir injecté une intrigue solide à base de complots et d’une quête de vengeance salvatrice.

Et c’est ce qu’à essayé de faire Richard Berry…

On dit bien « essayer » car il est difficile devant cet Immortel de rester concentré bien longtemps tant le film part un peu dans tous les sens. Comprenez qu’après un générique sur fond d’opéra, le « meurtre » en question a lieu et va être par la suite sujet à un long montage clipesque dans lequel on oscillera entre l’opération du monsieur (avec plein de gros plans super accélérés/ralentis/inversés de balles qui tombent dans un pot, la grande classe) et son entourage s’inquiétant de la chose, que ce soit les bons, la famille ou les méchants, de grands gangsters pas beaux autrefois associés au personnage de Jean Reno, parce que oui, Charles Matteï était un gangster haut placé autrefois ! Comment voulez vous donner une raison de se prendre 22 balles sinon ?

Après cet rapide introduction faite, le film commence vraiment et pose ce qui va servir de scénario au long métrage : Jean Reno va déterminer qui sont les responsables de tout ça, mettre ses proches en sécurité et partir dans une croisade violente tandis qu’une inspectrice de police va se plonger corps et âme dans une enquête à propos de cette histoire, l’occasion lui permettant de peut être mettre la main sur l’assassin de son défunt mari. A côté de ça, on aura aussi les agissements de l’autre grand gangster de l’époque et ami de Matteï n’ayant lui pas raccroché, joué par Kad Merad, sans oublier un Jean Pierre Darroussin avocat et ami lui aussi de l’Immortel qui va se démener pour calmer toute cette affaire. Le cadre est posé, vous avez tout suivi ? En avant la catastrophe…
Le problème principal du film concerne avant tout son scénario qui en voulant brasser large fini par partir complètement en sucette, essayant de succéder les différentes intrigues et de les raccorder tant bien que mal. L’ensemble est un foutraque pas croyable : quand certains passages peuvent se révéler quelque peu intéressants, notamment l’enquête de l’inspectrice jouée par Marina Foïs, l’ensemble possède bien trop de problèmes pour que la sauce prenne. A trop vouloir complexifier son récit, Berry se perd dans des scènes ridicules où des hommes se font d’abord torturer pour que les personnages principaux aient des indices.

On part alors dans un enchaînement de scènes redondant, entre un meurtre effectué par l’Immortel se passant toujours exactement de la même manière (un homme se retrouve seul en train de faire n’importe quelle tâche et Reno le surprend avec une réplique qui tue, lui fait la morale et lui balance une bastos dans le cœur et dans la tête, next), l’avancement de l’enquête de Foïs qui va tantôt protéger la famille de l’Immortel involontairement, tantôt interroger Kad Merad puis toujours finir au poste à se chamailler avec ses dirigeants, et enfin les agissements de ce cher Kad. Tout se succède avec une certaine indigestion à cause de lourdes failles scénaristiques et d’un dénouement capté une heure et demi en avance tant l’identité de l’homme à la base du meurtre est évident.

Et si l’on suit tout cela avec un ennui profond, c’est en raison de situations complètements ridicules et de passages durant lesquelles on se demande bien si on ne se fout pas du monde. Au début du film, on explique que Jean Reno ne pourra plus se servir de sa main droite, celle-ci étant paralysée et celui-ci passe son temps à boiter et a du mal à se déplacer. Après 22 balles, quoi de plus normal. Mais non, au bout d’une demi heure, le voilà en pleine course poursuite sur une moto cross, l’homme ayant miraculeusement retrouvé l’usage de sa main droite pour faire des sauts, des dérapages et appuyer sur le champignon. Quand on le retrouve deux séquences plus tard en train d’exécuter un homme avec l’arme à gauche et la main droite toujours inactive, forcément ça force le rire, d’autant plus que toutes les scènes de course poursuite ont étés faites, de l’aveu même du réalisateur (!) lors de l’entretien que vous pouvez voir sur le site, par une seconde équipe. Forcément, ça se voit à l’écran tant celles-ci sont torchées, avec une mollesse incroyable témoignant parfaitement du syndrome « emballé, c’est pesé ».

On rit involontairement lors de nombreuses autres scènes, dont un mariage auquel assiste toute la grande famille de la pègre locale, entre un Richard Berry en mode Parrain avec lunettes de soleil et cheveux tirés vers l’arrière absolument ridicule, quoi que ne rivalisant pas avec Kad Merad qui joue le gangster gentil en public mais vénère en coulisse, les scénaristes ayant eu la « bonne » idée de faire bégayer le bougre lorsque celui-ci s’emporte pour lui donner un peu plus de caractère. Déjà que l’acteur n’est pas crédible 30 secondes mais là, c’est d’abord l’hallucination puis le fou rire assuré. Une monumentale erreur de casting flinguant littéralement le personnage tandis que Marina Foïs peine à donner du crédit à son inspectrice écorchée vive et cherchant à tout prix la justice, sans compter sur Jean Reno qui sans être mauvais ne brille pas particulièrement dans son rôle dans lequel il place son temps à déplacer sa carcasse avec une mine de chien battu mais ne lâchant rien.
Le seul qui s’en sort à peu près reste Jean Pierre Darroussin qui fait ce qu’il faut dans son rôle, même si Richard Berry ne peut s’empêcher de lui enlever du crédit à la femme lors d’une scène dramatique dans laquelle le pauvre fait ce qu’il peut pour sauver les meubles.

Et alors que le constat est déjà mauvais, nous ne ferons qu’évoquer la bande son qui en fera rire plus d’un, où comment les gens de la Mafia, ça écoute de l’Opéra bien cliché parce que l’Opéra, ça rappelle la Familia ! Alors que le polar se rétame assez fortement la tronche ces temps-ci (« Blanc comme Neige » en est un exemple édifiant), Richard Berry rate complètement son sujet et à vouloir ratisser trop large, le réalisateur fini par ramer sur tous les plans, entre un scénario bordélique et un casting multipliant les erreurs phénoménales et les ratés. Le résultat : un polar long, très long, souvent ridicule et mortellement ennuyant. Ce sera peut être bon la prochaine fois… Quoi que.

– Victor

21 commentaires

  • Arkaron mardi 23 mars 2010 14 h 56 min

    J’avais déjà pas tellement envie de le voir, là tu m’as donné de bonnes raisons de ne pas perdre mon temps. Avec un casting pareil aussi…

    Quand tu dis que le polar se casse la gueule, tu parles du polar français, ou en général?

  • cloneweb mardi 23 mars 2010 15 h 14 min

    Je dois pouvoir répondre à la place de mon critique :)

    Il parle du polar français actuel. Pour illustrer le propos, sache qu’il a vu Blanc Comme Neige (le truc avec Cluzet) sans pour autant arriver à écrire une critique. C’était juste trop mauvais.

  • gregfred8 mardi 23 mars 2010 15 h 19 min

    Merci beaucoup pour cette critique. Mais je pense aller le voir tout de même .

  • Arkaron mardi 23 mars 2010 15 h 25 min

    Moins mauvais que L’Immortel pourtant, non? ^^

  • Xidius mardi 23 mars 2010 19 h 41 min

    Effectivement moins mauvais que l’Immortel, mais de peu.
    Il y a aussi “Sans laisser de traces” en salle actuellement, que je n’ai pas vu mais qui d’après les retours est loin d’être brillant lui aussi.

  • Arkaron mardi 23 mars 2010 20 h 08 min

    Je l’ai trouvé correct, perso. Mais pas brillant, en effet.

  • lily paris mercredi 24 mars 2010 22 h 53 min

    Tony Ziaka est le nom de scène au vrai Gaétan Zampa dit Tany. Tany ZAMPA bégayait légèrement et surtout de façon moins ridicule que dans le film. Il était un play-boy, vraiment très beau rien à voir avec Kad Merad, il était napolitain et non Maghrébin. L’erreur du film est la non-neutralité, lorsqu’on raconte une histoire soi-disant vraie on écoute les deux sons de cloche, Zampa n’avait rien du tueur d’enfant tel qu’il est montré dans le film, la guerre des truands est, certes, sans pitié, mais il restait à l’époque des codes d’honneur. Personne n’a jamais appelé Zampa la marraine. La guerre des gangs reste vivante, on tue psychologiquement la famille ZAMPA. Dommage que Jean Reno ait trempé là-dedans. Zampa mort n’est pas là pour se défendre, et ses enfants le voient peut-être mourir pour la deuxième fois. Il n’y a pas de bon et de mauvais gangsters, il y a des gangsters.
    Je suis née à Marseille et je me souviens que lorsque j’étais étudiante et fauchée, Zampa nous emmenait en tout bien tout honneur faire du ski nautique sur son bateau, jamais un geste déplacé, il s’intéressait à nos études et nous donnait des conseils de bon père de famille. Je pense à ses enfants qui doivent en souffrir. Certes, on a changé les noms, les ages de sa famille, les origines, suffisamment pour ne pas se taper un procès, mais pas assez pour que sa famille, ses amis soient dupes et en restent meurtris.

  • Jawa24 jeudi 25 mars 2010 9 h 16 min

    Ça calme , j’avais pourtant lu deux trois critiques dithyrambiques qui disait , le meilleur rôle de Reno depuis Léon…

  • cloneweb jeudi 25 mars 2010 10 h 47 min

    @lily paris : surprenant commentaire, merci de l’avoir posté

  • Terence Beal jeudi 25 mars 2010 12 h 45 min

    @lilly paris : merci, effectivement, pour ce témoignage intéressant.
    Il est rare, donc précieux, d’entendre la parole d’un témoin direct d’un personnage transfiguré (défiguré, dans le cas présent ?) par son passage à la fiction.
    En espérant, bien sûr, que ce témoignage ne soit pas une imposture.
    Mais, personnellement, l’émotion très perceptible de son témoignage et de ses souvenirs me pousse à la croire honnête et sincère.
    Donc, une dernière fois, merci ;-)

  • lily paris jeudi 25 mars 2010 16 h 24 min

    Mais cela ne retire rien au talent de Jean Reno. J’ai vu le film hier soir le premier jour. Plus loin vous comprendrez pourquoi. Je l’ai vu avec une amie grosse intello qui a aimé le film. Je l’aurai peut-être aimé si je n’avais pas connu l’histoire vraie. Vous avez raison Terence de me sentir sincère, je vais du reste vous en dire un peu plus. La guerre entre Zampa et Jackie le matou, aucun marseillais ne pouvait l’ignorer, suffisait d’ouvrir les journaux. Le reste, leur trafic, ce sont des secrets d’outre-tombe.
    J’ai quitté Marseille à l’âge de 22ans, j’avais à Marseille une amie d’enfance qui se prénommait Christiane. Nous avons grandi et nous sommes restées fidèles dans notre amitié. Christiane était issue de la bourgeoisie marseillaise et fréquentait un étudiant de son milieu. Nous allions dès que possible nous baigner au Palm Beach une piscine qui était située à l’emplacement du Sofitel d’aujourd’hui. C’est là que Christiane a fait la connaissance de Tany. Va savoir pourquoi ce play-boy adulé par les femmes est tombé amoureux de Christiane petite bourge. Ils se sont mariés ont eu deux enfants et Christiane a élevé l’aîné d’un premier lit.
    Je suis allée voir le film immédiatement car Christiane que j’avais eue au téléphone récemment m’avait confié son angoisse. Et je la comprends. Elle m’a dit qu’elle ne pouvait rien faire, on avait changé les noms, les origines, l’age des enfants etc.

    La non-neutralité du film :
    On fait de l’immortel (Jackie le matou nom de guerre dans la vraie vie) on en fait un héros, le brave type qui ne veut qu’une chose, se convertir en honnête homme, et y a un salaud Tany (nom de guerre dans la vraie vie) qui veut le tuer uniquement parce que ce gentil gangster veut vivre en bon père de famille. Dans le film toujours Le matou aurait vendu ses parts du marché à Tany sous réserve qu’il ne trafique pas la drogue. On croit rêver. Quand on veut faire d’un gangster un héro gentil, il ne trafique jamais la drogue. C’est un motif de guerre des gangs déjà imaginé par Coppola.
    Les marchés des mafiosi ne se vendent pas, ils se prennent c’est même cela qui génère la guerre des gangs. À Marseille tout le monde pensait que Le matou était l’ange révolté de Zampa. L’esclave qui voulait dépasser de mètre. L’histoire de la cagoule qu’on retire pour ne pas tuer anonymement, je crois qu’elle vient du clan Zampa et non du matou.
    Mais ce qu’il il a de pire dans le film, c’est la violence. Seul le clan Zampa est violent, c’est outrageusement grossier. Quand il y a guerre des gangs la violence est identique des deux bords, il n’y a pas un tueur d’enfant d’un côté et un Zoro qui protège les siens de l’autre côté.
    Quand un truand est flingué s’il survit, il n’a pas besoin d’un mouchard pour savoir qui a voulu le tuer.
    Richard Berry joue un rôle, il me semble savoir qui, mais il n’est certainement pas possible de le dire publiquement.
    Zampa avait fait sa crise d’ado en ayant eu la première Jaguar AC cobra et des montres luxueuses. En homme remarquablement intelligent, très vite il a troqué ses signes extérieurs de richesse pour une simple moto et une montre ordinaire. Il a troqué les costumes trois pièces pour des jeans. Il n’était pas cultivé. Mais lorsqu’il entendait parler d’un auteur. Et qu’il se sentait humilié de ne pas le connaître. Dans l’année qui suivait, il connaissait l’auteur et avait lu le principal de son œuvre.
    Il dépensait sans compter pour les siens. Ce n’est pas lui, mais sa mère qui se mettait les glaçons sur la tête en se plaignant. En principe c’est lorsqu’elle voulait obtenir quelque chose de son fils.
    Son fils aîné d’un premier lit ne dit que des sottises dans les interviews ce que le reste de la famille n’apprécie guère. Le fils aîné admire le voyou, il est fier d’avoir eu un père grand parrain de la mafia.
    Lui, Zampa, comme tous les gangsters intelligents, rêvait de voir ses enfants chirurgiens, ou avocats et n’aurait certainement pas apprécié que son fils l’idolâtre en tant que parrain.
    Lorsque Zampa est mort, son second fils avait 12 ans et sa fille dix ans.
    Et Zampa ne vivait pas dans les faste montré dans la scène du mariage, du reste lorsqu’il était en vie, il n’a pas marié ses enfants.

    belle journée
    ps une vérité dans le film, une vérité déformée, mais vérité quand même, Tany était un ecolo avant l’heure, il ne supportait pas que l’on fume et préch

  • lily paris jeudi 25 mars 2010 16 h 28 min

    ps une vérité dans le film, une vérité déformée, mais vérité quand même, Tany était un écolo avant l’heure, il ne supportait pas que l’on fume et prêchait pour les cinq fruits et légumes par jours, obsessionnel peut-être, mais pas violent pour obliger les autres à vivre selon ses préceptes.

  • lily paris jeudi 25 mars 2010 16 h 33 min

    Dur, dur, je texte est parti sans que j’ai pu relire, il faut lire maître et non mètre désolée, amicalement

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  • cloneweb jeudi 25 mars 2010 22 h 47 min

    @lily paris : encore merci pour tous ces éclaircissements. Je peux te demander par quel moyen tu as trouvé cette critique ?

  • lily paris vendredi 26 mars 2010 13 h 06 min

    Je rentrais chez moi apres avoir vu le film à Odeon, le film m’avait choqué. J’ai tapé sur google : “l’immortel critique”, vous étiez je crois en 2e position. Merci d’avoir publié. Cordialement

  • cloneweb vendredi 26 mars 2010 14 h 30 min

    Vraiment pas de quoi :)
    Je me sens un peu idiot de pas savoir quoi répondre devant un tel témoignage

    Belle journée à toi

  • manuto13 jeudi 8 avril 2010 19 h 20 min

    il y a du vrai dans le temoignage de lily paris mais la aussi de la verité deformée peu etre un peu vexée de faire passer zampa , qu elle connaissait , comme un mauvais gangster, certe il ya de l abus mais il etait pas tout blanc, n allons pas rendre mr imbert comme le “seul” mechant.

  • manuto13 jeudi 8 avril 2010 21 h 00 min

    de plus c etait en prison qu il etait appelé la marraine par les autres prisonniers un peu avant son suicide

  • lily Paris mercredi 14 avril 2010 19 h 29 min

    Manuto13 ai-je dit qu’il était tout blanc ? J’ai dit que l’on fait de Jackie le mat un héros
    Et que parallèlement on fait de Zampa un tueur d’enfant un très violent, un obsessionnel, un qui trafique la drogue alors que ce pauvre Jackie le mat, lui, saint Jackie ne veut pas toucher au poison. Un peu gros non ?
    Moi, je crois que Jackie le mat était le lieutenant de Zampa et l’a trahi. Et pas mal de marseillais de cette génération pensent la même chose.
    Dans la guerre des gang, il y a de la violence des deux cotés et personne de l’extérieur ne peut préjuger, de l’un héros et de l’autre salaud. C’est ce que fait le film l’immortel.
    Dernière précision, Zampa “se serait suicidé” en prison. Incarcéré car soupçonné d’avoir commandité l’assassinat du juge Michel. La dernière fois que sa femme l’a vu, il était dans le coma. Mais l’avant dernière fois c’était au palais de justice à Marseille, il avait été extrait de prison. Il n’était pas dans son état normal, il était drogué par les médicaments et presque à l’état de légume. En fait, c’est cet état qui lui a valu le surnom de “marraine”, seulement quelques jours avant sa mort. On l’a retrouvé pendu dans sa cellule. Sa famille a du mal à croire au suicide. Il aimait trop les siens pour les abandonner. Jackie le mat n’a pas le monopole du bandit bon père de famille.
    On a retrouvé plus tard “le vrai” commanditaire du meurtre du juge michel
    Je crois que wikipedia donne une version de sa vie relativement correcte, http://fr.wikipedia.org/wiki/Ga%C3%ABtan_Zampa
    qui prouve de plus que Jackie le mat a toujours tenu des rôles secondaires qu’il s’agisse de Zampa ou de Francis le belge successeur de Zampa.
    Francis le belge était-il déjà derrière cette guerre ? Certains le pensent
    Je précise que j’affiche seulement ce dont j’ai été témoin, j’ignore et j’ai toujours ignoré ce que faisait la mafia. Ce dont je peux témoigner c’est qu’en fait de rackets, Zampa protégeait une veuve mère de famille sans jamais rien demander, elle n’était pas l’ex femme d’un ami, ni de sa famille.
    Moi ceux qui me touchent, ce sont ses enfants, on a tué leur père une deuxième fois, mais ça les auteurs du livre et du film s’en tapent.
    Là j’ai vraiment terminé.
    Allez bises à tous..

  • jeff lundi 26 avril 2010 10 h 13 min

    merci pour tes interventions lily.Petit ,Zampa etait un “exemple pour nous”.Il est vrai que l’endroit ou nous vivions (un quartier de Port de bouc pres de marseille” nous incitait plus a ces styles de heros que d’autres plus socialement et respectablement reconnus.Je me rappele son arrestation pres de chez mon oncle au Ranquet.D’autres truands j’ai eu l’occasion d’en voir et,pour l’un d’entre eux,ami d’enfance,d’en cotoyer.Tu as raison,il n y a pas de bon ou de mauvais mais seulement des truands,plus ou moins violent.Beaucoups d’entre nous sont rentrés ds le droit chemin apres l’adolescence (etude ou travail)mais la minorité persistante ne peut qu’etre violente pour survivre.
    Je ne pense pas que l’ensemble des truands le surnommé la “marraine”…Je ne pense pas que j’aurais essayé par exemple.Il est vrai que le film donne la part belle au mat mais c’est vrai aussi que sa part de legende est moins impregné,moins vivante et puissante que celle de Zampa,de plus il fait vraiment papy tranquille maintenant.
    Enfin tout ca pour dire que le bouquin etait moyen donc le film…..

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