L’autre évènement cinématographique de ce début d’année est signé Andy et Lana Wachowski.

Oui, les réalisateurs de Matrix et Speed Racer sortent un nouveau film. Oui, la publicité faite autour de leur première incursion dans le monde du space-opera est bien légère. Pas d’interviews, pas de télé, seulement quelques maigres campagnes d’affichages.

Et pourtant, le nouveau film de ceux qui ont révolutionné le film d’action en 1999, mis en scène un époustouflant “dessin animé live” puis bousculé les codes de la narration cinématographique sont de retour en salles ce mercredi.

 

LA CRITIQUE

L’existence de Jupiter Ascending tient presque du miracle.
Après le score décevant de Matrix Revolutions au box-office et le plantage en règle de Speed Racer (90 millions de recettes pour 120 de budget…), on ne donnait pas cher de l’avenir de Lana & Andy Wachowski dans une industrie hollywoodienne qui en a oublié beaucoup pour moins que ça.
En rares créateurs libres, ils ont lutté contre vents et marées pour imposer le film indépendant le plus cher de l’histoire du cinéma, Cloud Atlas.
Une position sans contrainte de la part des studios, qui semblait s’affirmer avec l’annonce de leur prochaine série Sense8, sur laquelle Netflix s’est jeté en leur donnant carte blanche.
Pourtant, alors qu’ils ne semblent plus viables économiquement dans un marché noyé sous les franchises, les voilà qui débarquent avec un blockbuster original à 175 millions de dollars.
Né d’un projet qu’ils cogitaient depuis longtemps et de l’envie de Warner de s’offrir un gros film de science-fiction, Jupiter Ascending semble sortir dans l’indifférence générale face aux licences célèbres, et la question se pose alors : les Wachowski peuvent-il seulement réitérer la surprise du premier Matrix ?

Grande est la surprise lors des premières minutes d’un film qui promet l’infini et qui démarre de la plus intime des manières, sur une rencontre. Une rencontre dont l’héroïne sera le fruit, et qui s’inscrit comme la pierre angulaire d’un destin hors du commun.
Il faut bien admettre que les 20 premières minutes du film ont ça de troublant qu’elles content l’histoire simple d’une femme à la vie modeste, qui croule sous des responsabilités banales et un quotidien comme tant d’autres. Au milieu de ce cadre basique s’immisce sans détour une conversation dans un décor futuriste dévasté et très vite, l’environnement familier de l’héroïne est perturbé çà et là par des chasseurs de prime au look improbable et des petits hommes verts.
Sans que l’on prenne garde, le duo nous fait apercevoir pour la première fois un univers tellement étrange qu’il perturbe l’œil, et nous donnerait presque à croire que ça y est, les Wachowski ont pété leur ultime durite. C’est tomber dans le piège d’une œuvre qui trompe le spectateur de la même manière que son héroïne, toute abasourdie par le caractère étrange, mystérieux et inédit des évènements qui s’abattent sur elle en très peu de temps.
Il suffit alors d’une scène, que dis-je, d’une monstrueuse scène d’action, où se joue un combat homérique à coup de rollers planants et d’engins spatiaux entre terre ciel et mer (!), pour saisir la folie absolue devant laquelle on se trouve. Car si il y a une chose qui ne fait aucun doute à propos de Jupiter Ascending, c’est bien la fantaisie qui le caractérise.

Une fois embarqué pour de bon avec Mila Kunis et Channing Tatum vers l’infini et au-delà, on prend petit à petit conscience de combien les Wachowski n’ont pas changé depuis le film qui les a rendu célèbres en 1999. En y regardant de près, le monde qu’ils dépeignent est un ouragan d’influences toutes plus diverses que variées. Sans parler de l’attirail spatial avec ses races, ses civilisations, ses planètes et ses vaisseaux propres à tout space opera qui se respecte, on peut croiser une scène de comédie délirante dans laquelle on découvre les méandres d’une administration intergalactique qui n’est pas sans rappeler le casse-tête Orwellien de Brazil, tout comme le fond de cette épopée repose sur une dynastie familiale qui décide de l’avenir de la galaxie sur des coups de têtes et des problématiques industrielles. On y décèle des êtres dont les gênes ont été croisés avec des animaux, des technologies de transport interstellaire en pagaille, des méchas de combat ailés ou de la stratégie militaire cosmique façon Star Trek. On pourrait prendre une posture cynique et se gargariser l’égo en expliquant combien tout ça n’a rien de nouveau dans le fond mais au contraire, comme pour Matrix, ce mélange improbable est tellement opéré de main de maître, avec un équilibre et un dosage précis de chaque ingrédient que le résultat semble tenir du jamais vu, avec une fraîcheur comme très peu de films font preuve désormais. A titre de comparaison, on peut même oser dire sans rougir que l’effet produit n’a rien à envier à celui à sa sortie d’un certain Star Wars.

Le rapprochement avec l’univers célèbre de George Lucas semble se faire de lui-même puisqu’on vogue sur des genres similaires, et s’opère d’autant plus quand on voit combien les deux scripts répondent à une structure commune. En vivant le voyage par le biais d’un personnage qui n’a pas connaissance de l’expédition à laquelle il va prendre part, et du théâtre de celle-ci, on vogue ici pleinement dans le monomythe tel que Joseph Campbell l’expliquait dans le Héros aux mille et un visages. Cela n’empêche pas Jupiter Ascending de tirer son épingle du jeu, en partie grâce à une idée facile mais qui fait office de cataclysme dans le domaine. Fortement inspiré de l’Odyssée d’Homère pour l’évolution de son personnage principal, qui voit ses aspirations et son être affecté en profondeur par les péripéties qu’il traverse, le scénario écrit par le frère et la sœur puise aussi son concept dans le Magicien d’Oz. Aussi surprenant que cela puisse paraître, on retrouve ici un ton et les grandes étapes propres au conte traditionnel. Pour les Wachowski, le cinéma n’est qu’une histoire d’esthétique, comme ils l’expliquaient dans une masterclass en mettant en parallèle Blanche Neige & le Chasseur avec Moonrise Kingdom pour prouver combien ces deux films que tout oppose en apparence racontent fondamentalement la même chose. La démonstration s’effectue d’elle-même avec leur nouveau bébé, qui contient bien la quintessence d’une telle fable, avec comme protagoniste une femme. Et pas question de la masculiniser d’une quelconque manière, ni de lui épargner quelque besogne que ce soit : en héroïne des temps modernes, Jupiter Jones porte le film sur ses épaules et lui inculque ses envies et sa personnalité.
Le personnage de Cain joué par Channing Tatum n’est pas en retrait, et s’avère d’ailleurs plus intriguant et profond qu’il n’en a l’air, mais il y a de quoi être sidéré en voyant combien Jupiter Ascending est un film à résonnance ouvertement féminine, avec le sentiment de voir pour la première fois une œuvre de science-fiction occidentale s’adressant à ce point à ces dames.
A l’heure où les grands acteurs du divertissement mondial s’interrogent enfin sur la place du sexe dit faible dans la fiction, les Wachowski défoncent la porte de la plus simple des manières, et mériteraient en ça de rencontrer tout le succès du monde pour le courage de leur démarche.

D’autant que la bravoure ici présente ne s’arrête pas à l’égalité des genres. Si le duo a fait figure d’outsider et d’anticonformiste jusqu’à provoquer l’incompréhension du grand public, il continue d’opérer une œuvre d’une cohérence absolue et d’une intégrité d’autant plus salutaire qu’elle cristallise en son sein toute la magie perdue à Hollywood. Pas besoin d’être un spécialiste pour comprendre à quel point le divertissement actuel est rongé principalement par deux modes qui participent chacune à leur manière au terrible cynisme ambiant.
D’un côté la méthode légère, dont Marvel Studios s’est fait le parangon, qui consiste à systématiquement tout dédramatiser par des blagues faussement ironiques permettant au spectateur de se rappeler que tout ça n’est que pour son plaisir immédiat.
D’un autre la tendance du pseudo réalisme noir, avec des personnages tourmentés et fragilisés à outrance dans un environnement ultra rationnalisé, où tout doit être explicable même quand ça ne l’est pas. Nolan est l’un des représentants les plus féroces de ce syndrome, et il est suivi par une farandole de films concepts tous plus fumeux les uns que les autres.
Toujours est-il que dans un cas comme dans l’autre, le problème vient juste d’un public qui a peur de se donner, de s’abandonner même, à la fiction, comme pour prouver son intelligence et sa supériorité face à un art capable de lui faire vivre mille émotions.
Ici, pas de chichi : les Wachowski foncent tête baissée dans un imaginaire qui réfute les standards actuels pour mieux dicter sa propre loi et affirmer son identité unique.

Que ce soit dans sa direction artistique qui mêle baroque, renaissance, high-tech ou art déco, dans sa narration totalement premier degré qui croit dur comme fer à chaque élément qu’elle agence ou dans les multiples genres revisités parfois au détour d’une simple scène, la quête céleste qui nous est offerte ici est animée par une envie de surprendre constamment le spectateur, de le perdre pour mieux l’immerger dans l’imagination la plus fertile et décomplexée qui soit. J’expliquais précédemment le sentiment d’inconfort produit en début de film, mais de la même manière que Mila Kunis s’exclame à un moment « Can it be any weirder ? » (Cela peut-il être encore plus bizarre ?), on finit par embrasser la vision fantastique et onirique des réalisateurs pour s’y laisser voguer. L’ambition démesurée de l’ensemble grandit alors que le film avance, rendant difficile de saisir avec justesse combien le tout est colossal. En terme d’ampleur, les Wachowski semblent écraser la concurrence d’un revers de la main tant on n’a rarement vu en un seul long métrage de SF une telle richesse et une telle densité. Vous vous souvenez le choc que vous avez ressenti dans le premier Matrix lorsque Néo se réveille et découvre avec horreur les tours de cocons ? Leur opéra spatial parvient à cultiver cet effet subjugué en le faisant grossir crescendo. Revers de la médaille, on sort du film avec la sensation de n’avoir effleuré que la surface, alors que tout est extrêmement détaillé et défini, comme si l’on pouvait s’y plonger sans souci. Le premier script faisant 600 pages, on imagine sans difficulté que c’est le cas et que ces deux-là en avaient encore sacrément sous le pied. Cela permet au passage un récit d’une fluidité absolue, qui échappe aux retournements de situation foireux et aux ellipses cache misère pour mieux faire valoir sa cohérence.

S’inscrivant logiquement dans la filmographie de ses auteurs, Jupiter Ascending ne manque pas pour les amateurs des Wachowski de renouveler toutes les thématiques et obsessions qui parcourent leur œuvre depuis le début. Parler de film somme serait sans doute exagéré, mais on s’étonne presque à retrouver dans un écrin si luxuriant un point de vue aussi noir sur la société actuelle et les inégalités qui la caractérisent, tout comme le thème du temps est une nouvelle fois primordial.
Surtout, il faut saluer à quel point le duo est en forme olympique derrière la caméra puisqu’on retrouve tout leur génie plastique et formel comme on ne l’avait plus vu depuis Speed Racer. Non pas que Cloud Atlas n’était pas bien réalisé, loin de là même. Seulement son découpage faisait preuve d’un minimum de retenu pour faciliter la narration par le montage, ce qu’il ne l’empêchait pas de proposer de sacrés choses.
Mais ici clairement, on est au niveau au-dessus tant ils se lâchent. La course poursuite du début du film citée plus haut introduit les choses en beauté en constituant un monument de dynamisme et de barbarie tant tout ce beau monde se fout royalement sur la tronche dans un ballet aérien époustouflant. Renvoyant n’importe quel blockbuster de ces 5 dernières années à ses gammes, le spectacle total offert par les Wachowski va en grandissant, l’évasion offerte par son univers ne l’empêchant en rien de malmener ses héros dans une série de moments de bravoure tous plus gargantuesques les uns que les autres. Les idées fusent dans tous les sens, les chorégraphies sont insensées et pourtant, le tout affiche une lisibilité cristalline, à s’en faire fondre la rétine de bonheur. On ne compte plus les plans impossibles, comme si la folie destructrice d’un Michael Bay tombait sous l’élégance filmique d’un Alfonso Cuaron en réaffirmant sans cesse la maestria suprême de ses réalisateurs. Et pour ceux qui craignent le surplus de numérique, non seulement les effets spéciaux sont ahurissants, mais cela n’a pas empêché l’équipe de tournage de mettre la main à la patte avec des comédiens attachés à des hélicoptères et autres joyeusetés dans le même genre. Il en ressort une impression extrêmement organique, qui donne chair comme rarement à des affrontements insensées. Oui, les scènes d’actions de Jupiter Ascending sont toutes plus tarées les unes que les autres, pas seulement parce qu’elles en collent plein les dents, mais surtout parce qu’elles sont extrêmement ludiques, imprévisibles et dingues, comme en témoigne un final au souffle épique qui nous laisse encore bouche bée.

Devant tant de générosité et une telle ardeur, on aurait bien du mal à faire les fines bouches, sauf que le tableau comporte quelques maladresses qu’il serait malhonnête de ne pas citer.
Principalement, le film peine à démarrer une fois de plus durant ses 20 premières minutes, et globalement les phases terrestres sont les moins incarnées, malgré le folklore russe de la famille Jones des plus curieux. On peut même deviner les cinéastes peu à l’aise lors de certains passages sur lesquelles ils peinent à trouver un ton adéquat durant cette introduction, notamment lors d’une scène avec une blonde qui sonnerait presque sitcom. On pourrait aussi trouver que la partie romantique est appuyée brusquement dans deux dialogues trop rapprochés l’un de l’autre face à la durée du film, même si la malice qui se dégage de Mila Kunis lors de telles scènes leur donne une légèreté savoureuse. Egalement, la révélation par pallier des agissements de l’industrie Abrasax insiste sur des éléments compris d’emblée tant ils sont évidents. Enfin, on peut s’avérer un chouilla déçu par la musique de Michael Giacchino, qui possède de beaux moments et une classe certaine, mais qui ne recoupe pas pour autant avec la puissance des précédents scores de leurs films. Cela dit, que les amateurs de bande originale se rassurent, le compositeur sait se faire lyrique à souhait et il y a largement de quoi flatter vos tympans.

Reste à vrai dire une seule chose qui va s’avérer primordial sur l’acceptation de Jupiter Ascending auprès du public. Est-il capable de faire le saut de foi demandé par un tel film ?
Certains seront tentés de rire par exemple devant les excentricités graphiques d’une direction artistique qui ne recule devant rien, mais la nature absurde de certains éléments fait le sel de tels univers, et si on a réussi à accepter un Chewbacca ou un Jabba le Hutt, il n’y a pas de raison que cela ne passe pas. Cette singularité de tous les instants fait la beauté du médium, et si pareil long-métrage s’avère au final aussi indispensable de nos jours, c’est tout simplement dans la capacité retrouvée qu’il a de faire carburer votre imagination à toute berzingue, de vous donner le sentiment que tout est possible, qu’il n’y a pas de limite ou de frontière, que l’on pourrait partir à l’aventure encore et encore dans un terrain de jeu si novateur, dense et excitant.
L’imaginaire a rarement été aussi présent au cinéma qu’aujourd’hui, comme en témoigne le défilé de super héros, de robots ou de créatures en salles. Cela étant, la quasi-intégralité de ces films repose sur des noms et des visions déjà connues, enlevant le mystère, la découverte et surtout l’enchantement puisque tout fini par se ressembler et être connu d’avance.
En se reposant sur ses lauriers et sur ses marques pour attirer le public, le cinéma américain est en train d’imposer des œillères à notre esprit collectif, à notre penchant naturel pour l’exploration et à notre recherche perpétuelle du fabuleux.
Jupiter Ascending n’est pas de cette famille-là, et semble raviver cette étincelle perdue, cette magnifique candeur si fragile. Comme si, par leur croyance inébranlable dans les mythes et légendes, ou dans la toute-puissance de l’extraordinaire, un frère et une sœur relançaient à eux seuls l’usine à rêves.
Parce qu’il y a rien qui soit plus galvanisant que l’originalité, plus pur que le spirituel, plus précieux que la découverte et plus enivrant que l’inconnu, le 7ème film des Wachowski fait plus que jamais honneur à l’adage qui est le leur depuis Matrix, à savoir croire à l’Incroyable. Alors vous aussi, tel ce personnage à l’ouverture du film qui regarde dans un télescope avec un regard subjugué, faites table rase de tout ce que vous connaissiez, retrouvez votre innocence et plus que jamais, croyez.

Tandis que l’industrie s’échine à scléroser jusqu’à l’épuisement tous les noms qui nous ont tant fait fantasmer par le passé, Jupiter Ascending débarque tel un preux chevalier sur ses rollers volants pour nous sauver à la seule force de son imaginaire fougueux. En souhaitant réconcilier cinéma grand public avec le merveilleux, les Wachowski ouvrent à nouveau la boite de pandore et nous y plongent corps et âme, pour une odyssée vertigineuse qui s’inscrit dans la tradition des classiques. Alors peut-être qu’Hollywood ne veut pas d’un tel film. Ce qui est sûr, c’est qu’il en a désespérément besoin.

 

Jupiter, Le Destin de l’Univers (Jupiter Ascending) – Sortie le 04/02/2015
Réalisé par Andy Wachowski, Lana Wachowski
Avec Channing Tatum, Mila Kunis, Sean Bean
Née sous un ciel étoilé, Jupiter Jones est promise à un destin hors du commun. Devenue adulte, elle a la tête dans les étoiles, mais enchaîne les coups durs et n’a d’autre perspective que de gagner sa vie en nettoyant des toilettes. Ce n’est que lorsque Caine, ancien chasseur militaire génétiquement modifié, débarque sur Terre pour retrouver sa trace que Jupiter commence à entrevoir le destin qui l’attend depuis toujours : grâce à son empreinte génétique, elle doit bénéficier d’un héritage extraordinaire qui pourrait bien bouleverser l’équilibre du cosmos…

4 commentaires

  • Sauron1968 jeudi 5 février 2015 18 h 28 min

    Merci pour cet article. Mon sentiment après avoir vu le film est identique au votre. Vous avancez les arguments que j’aurai sans doute avancé moi-même. Il faut plus de Jupiter dans l’industrie cinématographique Hollywoodienne d’aujourd’hui parce qu’on commence sérieusement à se faire chier :) enfin, du moins, c’est mon cas.

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  • Mattevil dimanche 8 février 2015 18 h 05 min

    Après avoir lu votre article en début de semaine j’étais encore plus enthousiaste à l’idée d’aller voir le film, même si cela me paraissais trop beau pour être vrai. Fin de semaine je me procure le mad movie du mois de février qui descend complètement le film.
    Encore plus intrigué je fonce voir le film et ….Je constate que le film se situe à mis chemin entre les deux critiques. Les qualités visuelles et de mise en scène sont indéniables, mais force est de constater que l’ensemble reste très moyen, même si au niveau de l’histoire on peut faire des rapprochement avec matrix, Jupiter ascending ne possède pas toute la subtilité et la profondeur du premier matrix (quasiment la même durée pour les deux films et la mise en place de l’univers ici est très grossière je trouve et difficile d’accès pour le spectateur moyen).
    Après le film mérite d’être soutenu, car je suis d’accord avec vous sur ce point, que ce film fait un bien fou au milieu des remakes et suites (Année 2015 me voilà^^). Mais de la à le comparer au premier star wars faut pas déconner non plus, le film se rapproche plus d’un John Carter (ce film est aussi nettement mieux que jupiter Ascending, une histoire mieux amener vis à vis de l’univers que l’on nous propose).
    Pour finir je reste un fan inconditionnel des Wachowski même si je trouve que Jupiter Ascending est le moins bon de leur filmographie.

    Bisous à la rédaction de Cloneweb que je soutiens du fond du cœur.

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