On l’avait laissé pris en chasse par des tueurs. John Wick revient deux ans plus tard pour la troisième partie de son histoire, sous-titrée cette fois Parabellum.

Keanu Reeves reprend les armes avec aussi cette fois Asia Kate Dillon, Halle Berry, Saïd Taghmaoui et Mark “Crying Freeman” Dacascos…

 

LA CRITIQUE

Le premier John Wick avait pour lui l’effet de surprise. On s’attendait à un actioner bas du front mais la mise en scène de Chad Stahelski était aussi inattendue que les combats rendus efficaces par l’implication d’un Keanu Reeves jusqu’au-boutiste. Et on a encore tous en tête ces incroyables bastons où le héros venu simplement venger la mort de son chien utilisait son arme à feu à bout portant comme on utiliserait une arme blanche.

Le second volet abordait les choses différemment en développant son univers, celui de tueurs, régi par des règles précises et une organisation tentaculaire. Hôtels servant de refuge, standard téléphonique à l’ancienne et pièces de métal venaient ajouter une dose d’inattendu et de passionnant à un univers qui ne semblait pour autant pas s’y prêter. Le résultat, plus posé mais néanmoins riche en action, se terminait sur John Wick ayant enfreint les règles en place, et dont la tête était désormais mise à prix.

Parabellum commence donc alors que notre héros est en fuite et qu’il a tout un réseau de tueurs à ses trousses. N’importe qui dans la rue est un méchant potentiel prêt à en découdre. Mais Wick n’a pas l’intention de se laisser faire par ses employeurs et compte bien remonter jusqu’à la tête de l’organisation pour rétablir sa propre situation…

Ce 3e Wick se situe entre les deux premiers volets. Aussi riche en action que la première partie, le film n’oublie pas pour autant son univers (que l’auteur de ces lignes trouve passionnant) qu’il développe d’avantage puisqu’on va avoir droit à quelques lieux biens connus et à d’autres totalement inédits, dont une fabrique des fameuses pièces. Rien de bien innovant pour autant, toutes les bases ayant été posées dans le second long-métrage.

Venons-en donc à ce qui nous intéresse : l’action. Les tirs à bouts portants et autres headshots sont toujours de la partie dans quelques séquences d’anthologie. Citons une poursuite à moto dans l’esprit de The Vilainess ainsi qu’un passage où Wick est carrément à cheval dans les rues de la ville. Le compte Twitter de notre ami Alex One Perfect Headshot devrait avoir du matos pour alimenter les réseaux sociaux pendant quelques longues semaines, et pas seulement pour des tirs dans la tête. Une séquence au Maroc (et on pardonne à Stahelski de faire passer le joli port d’Essaouira pour Casablanca) impliquant une Halle Berry en immense forme ainsi que deux chiens (!) est particulièrement impressionnante.

Non content de livrer des scènes d’actions aux longs plans où Keanu Reeves continue de nous impressionner par sa maitrise des armes, Chad Stahelski nous offre aussi un film très beau, superbement éclairé par les néons de couleurs de Dan Laustsen. Et le réalisateur rend hommage au cinéma asiatique, en citant Byeong-gil Jeong ou John Woo  mais en offrant aussi des rôles mémorables à deux des acteurs de The Raid (Cecep Arif Rahman et Yayan Ruhian) et en ramenant sur le devant de la scène le trop rare Mark Dacascos. Le tout est fait en cherchant à se renouveler dans les chorégraphies de combat et les armes utilisées. Vous ne porterez plus le même regard sur les bibliothèques.

Ce troisième volet des aventures de “celui qui veut venger son chien” manque de surprise mais pas d’action. Les amateurs du genre en auront donc largement pour leur argent. Jusqu’au prochain épisode. Si vis pacem, para bellum.

John Wick Parabellum, de Chad Stahelski – Sortie le 22 mai 2019

 

 

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