Les fans de l’adaptation de la saga de J.K Rowling au cinéma ont leur coeur gros. Le 25 novembre prochain sortira la 1e partie du dernier Harry Potter. Après, il n’y en aura plus. Jamais.

Dix ans et cinq réalisateurs après le premier volet (de Chris Colombus, en 2001), on arrive enfin à l’épilogue et le chemin parcouru a été énorme.
La question maintenant est : Après un épisode précédent en demi-teinte, trop centré sur les relations entre les personnages (Le Prince de Sang Mêlé) et une première réalisation pour David Yates dans laquelle il prenait ses marques (L’Ordre du Phénix), le réalisateur a-t-il enfin réussi le tour de force de clôturer en beauté cette saga devenue culte ?

Il semble que la réponse oui…

Mise à jour avec une critique signée Jean-Victor et un peu plus mitigée. Vous vous ferez votre propre avis en salle dès mercredi 25 novembre.

Harry Potter et les Reliques de la Mort – part 1 – Sortie le 25 novembre 2010
Réalisé par David Yates
Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson
Le pouvoir de Voldemort s’étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d’espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix.

Harry Potter n’est pas qu’une simple série de films. A l’instar de la trilogie originale de Star Wars ou du Seigneur des anneaux, Harry Potter est avant tout la saga de toute une génération. Combien n’ont pas rêvé d’entrer à Poudlard, de faire du Quidditch, d’envoyer des expelliarmus ou même de rejoindre les côtés de Voldemort.

Partie de rien, J.K. Rowling a réussi à nous faire nous identifier aux personnages. On les a vus grandir, et au fil des années passées à Poudlard, on soufflait avec eux nos bougies. Et tel ses personnages ou ses lecteurs, Rowling a eu l’intelligence de faire mûrir son récit au fil des tomes, et non pas de rester dans un ton enfantin comme pour la plupart des sagas littéraires pour enfants le sont, métaphorant les épreuves que Harry, Ron et Hermione doivent affronter avec leur propre vie. Inutile de dire que de transposer cette évolution à l’écran n’est pas chose aisée

Car comme toute saga à succès, le sorcier à lunettes a eu le droit à son adaptation en bonne et dûe forme. Et pour commencer cette fresque de sept films (huit dans les faits, mais comme Retour vers le futur 2 et 3, les parties 1 et 2 ne font qu’un seul film), Chris Colombus a proposé à la saga un univers visuel irréprochable.
Alfonso Cuaron a offert le meilleur volet avec une histoire et une ambiance beaucoup plus sombre. Puis est arrivé Mike Newell, servant une coupe de feu médiocre et sans âme. Enfin, nous voilà avec David Yates, donnant à cette saga la maturité que le réalisateur de 4 Mariages et un Enterrement n’a pas su trouvé (oui, vous m’évoquerez le 3, mais de la maturité à 13 ans ça reste quand même un poil difficile). C’est également un nouveau tournant puisqu’il est aussi visuellement plus sombre, plus glauque et plus contemporain que les précédents. Visiblement satisfait de son boulot, la Warner le réembauche pour un sixième film bancal (la faute au scénario) tout en restant satisfaisant.

Mais tout à une fin, même Harry Potter. Et comme les fans le demandent depuis 10 ans, le 7ème film se voit être coupé en deux parties.

Harry Potter et les reliques de la mort (partie 1), est probablement la meilleur adaptation. David Yates a eu l’audace de faire des coupes pour une fois intelligentes dans le récit nous offrant quelque chose d’incroyable annonçant un final épique.

En réduisant les parties longues et ennuyantes des discussions interminables dans les tentes ou Square Grimmaud, l’histoire se focalise plus sur la psychologie du trio. Ainsi ils devront faire face à la menace que représente Voldemort. Et on ne nous ment pas avec la catchphrase du film « nowhere is safe » puisqu’on va les attaquer jusque dans un café de Londres. Mais Vous-savez-qui n’est pas la seule menace. Ils devront également faire face à eux-même. Leur voyage représente parfaitement cette évolution et ces tensions, accentuées par l’Horcruxe, révélant les pensées les plus enfouies de chacun. Harry, Ron et Hermione font également face aux choix de la vie d’adulte, et c’est probablement la force du récit.

Cette fuite constante n’aide en rien ces choix, et surtout, est sublimement bien rendue grâce aux décors et aux différents stades de tensions apportés au scénario, allant même parfois chercher du côté des films de genre. Pourtant, le film souffre des mêmes défauts que le livre, et malgré le travail apporté par Yates, il y a une certaine longueur et des répétitions. Mais tout est inévitable puisqu’il prépare son spectateur au chapitre final en mettant en place tous les éléments pour un huitième volet épique.
Pour éviter de tomber dans des explications longues et fastidieuses, les contes de Beedle le Bard sont là pour nous aider, avec une excellente mise en scène. Malheureusement, trop se focaliser sur les relations compliquées du trio entraîne un effacement des personnages secondaires, que ce soit Rogue, Hagrid ou Neville : ils n’ont que quelques minutes à l’écran. Mais ceci est inévitablement dû à la coupe du livre en deux, puisqu’on peut dire que la première partie des Reliques de la Mort (le livre) est assez ennuyante. Là, Yates a réussi à en faire quelque chose de plus dynamique, de plus intéressant, de surtout plus psychologique. Et donc par conséquent, c’est le plus adulte des films de la saga.

Les aficionados d’actions ne sont pas pour autant mis de côté. En effet, certaines scènes, dont une course poursuite dans les tunnels de Londres et un dernier quart d’heure où tout ne tient qu’à un fil, sont à tomber. Et même dans les parties les plus lentes, la tension et le danger sont très présents.
Toute la partie dans le ministère représente parfaitement cette phrase, et cela redonne une pulsion intéressante au récit puisque même dans l’endroit le plus sûr du monde, les forces du mal ont pris le dessus. On a également un point de vue différent où on peut voir le régime de Voldemort proche de la propagande russe durant la guerre froide voire même du nazisme, sans pour autant en faire trop.

La première partie s’ouvre et se finit sur une mort mais David ne fait jamais dans le mélo et reste très sobre. Avec une réalisation au poil, il continue sur sa lancée sombre, accentuée par la photo du film très léchée et son ton très noir.

Sombre, adulte, la première partie de Harry Potter et les reliques de la mort est une excellente introduction au chapitre final qui s’annonce plus que monstrueux. Jouant sur les couleurs et les relations entre les personnages, Yates livre non seulement son meilleur film mais aussi la meilleure adaptation du jeune sorcier.

– Alex

 

 

La question principale que l’on se pose avant de voir ce nouveau Harry Potter, c’est il y a-t-il besoin de 2 parties ? Outre le fait que Warner veut marquer le coup et user une bonne fois pour toute la poule aux œufs d’or, on avait du mal à concevoir comment David Yates allait s’en sortir sur ce coup là tant le livre en lui-même se concentre durant une partie non négligeable sur l’ennui des personnages perdus à la recherche des Horcruxes. En sortant de la salle, on peut penser que l’idée était bonne…

Il faut dire que cela permet au réalisateur de rattraper le coup de son Prince de sang-mêlé dans lequel le bougre avait semble t’il adoré l’idée de faire un épisode d’Amour, gloire et sorciers, en oubliant juste au passage qu’on était à l’avant dernier épisode et que Voldemort était à deux doigts de mettre définitivement la main mise sur le monde des sorciers, chose qu’il fît en 30 secondes par ailleurs dans une bataille finale tout simplement inexistante.

Ici donc, on vous explique dès les premiers plans que ce n’est plus vraiment le moment de rigoler (première phrase du film : « These are dark times », on ne peut faire plus explicite…) et comme il a deux films soit 5h à meubler, David Yates prend son temps et limite les coupes pour livrer le film semble t’il le plus fidèle à l’œuvre d’origine. Un roman final dans lequel les personnes erraient pas mal de temps donc, ce qui se retrouve tel quel à l’écran, ce que certains trouveront d’autant plus immersifs que les autres seront en train de baîller.

Car indubitablement, cet Harry Potter porte les affres de ces héros, mais aussi les incertitudes et le temps que tout ce beau monde se décide, vous aurez de quoi regarder votre montre et comptez les multiples longueurs plombant le rythme du film.
Enfin, tout ça est illusoire pour les fans hardcore qui auront tôt fait de brandir le dernier David Yates comme « meilleure adaptation », là où on ira juste dire que c’est la plus fidèle au récit d’origine.

Parce que quand on parle d’adaptation, il est aussi question de cinéma. Et sur ce point là, le père Yates a encore bien du chemin à faire, surtout en ce qui concerne les scènes d’actions dans lesquelles il placarde à tout va des effets spéciaux cache misère pour tenter de feinter des cuts brouillons et une spatialisation à la ramasse, notamment lors d’un balai aérien d’introduction calamiteux ou dans une course poursuite dans les bois n’ayant rien à envier à celle d’un Twilight 3 (et on est sympa, on a choisi le 3 !). Vu le faible taux d’action dans le film, ça passe mais cela risque fort d’être un véritable handicap pour une deuxième partie censée être le sommet émotionnel et épique de la saga.

Toujours est-il que ce Potter révèle enfin de la tension dramatique, retrouve des enjeux et se révèle suffisamment motivé pour se poser en blockbuster sympa mais loin d’être inoubliable, David Yates livrant ici un travail de Yes Man tout à fait correct et empruntant comme pour les précédents films énormément au 3ème épisode dans lequel Alfonso Cuaron avait brillamment imprimé la saga de sa marque. S’il en avait été ainsi tout du long (qui n’a jamais rêvé de voir un gros calibre tel que Del Toro sur une telle franchise ?!), autant dire qu’on aurait eu une saga marquante mais parti comme c’est, et contrairement aux dires de mon collègue, cela fera de Harry Potter une saga au potentiel rarement exploité à son maximum et dont on gardera vite un très vague souvenir, tout comme ce 7ème épisode.

– Jean-Victor

25 commentaires

  • J.K. Rowling mardi 16 novembre 2010 1 h 13 min

    En tant que grande fan de HP, mais horrifiée par les dérnieres adaptations, je m’étais promise de ne pas aller voir cette première partie du final de ce concerto en 7 actes. Pourtant, parce que Clone web s’installe comme une référence sûre, je suis prêt à me jeter à l’eau.
    Merci Alex !!

  • Broack Dincht mardi 16 novembre 2010 15 h 49 min

    je ne m’attendais pas à ce que Neville soit présent dans ce film. Dans le bouquin il ne réapparait qu’à la fin!
    Sinon j’ai un peu hate de le voir, même si je n’en n’attends pas grand chose

  • Bew mardi 16 novembre 2010 17 h 46 min

    En plus on entend même pas le “Hadwig’s Theme” de John Williams (j’ai écouté la BO), tu parles d’une continuité… J’espère au moins qu’il sera mieux que le précédent, qui puait vraiment pas mal j’ai trouvé.

  • Bew mardi 16 novembre 2010 17 h 49 min

    *Hedwig
    En tout cas je suis curieux de voir.

  • Pierre Berthom mardi 16 novembre 2010 20 h 05 min

    Une saga générationnelle du niveau du Star Wars ou du Seigneur des Anneaux ? Tu exagères peut être un peu. Rappelons que cette série n’a aucune cohérence artistique et que la qualité des films est loin d’être reconnue tel ce que ce fut le cas pour les exemples que tu cites en comparaison.
    En partant comme ça Twilight aussi est une saga générationnelle.

    J’espère en tout cas que ce n’est pas avec le même optimisme béat que tu as jugé ce film en particulier, et j’espère sincèrement que ce que tu dises soit vrai.

  • Dave mercredi 17 novembre 2010 12 h 39 min

    Pour ma part, j’attends énormément de ces deux films, ayant un très grand respect pour le reste de la saga au cinéma, malgré les coupes évidentes et parfois inutiles.

    Oui, cette saga est générationnelle car, comme pour les livres, les spectateurs ont grandi durant ces dix ans.

    Quand à dire que les films ne sont pas de qualité et qu’ils n’ont pas de cohérence artistique (dans ce cas, pas plus que la première trilogie Star Wars, réalisée par 3 personnes différentes), je trouve cela plus qu’exagéré.

    D’une part, c’est la même équipe qui s’occupe du visuel depuis le début et il y a donc une énorme cohérence artistique, les acteurs n’ont pas changé (excepté Dumbledore bien sûr), le ton a évolué avec les livres : on est progressivement passé de l’innocence de l’enfance à la délicate arrivée dans l’âge adulte !

    D’autre part, j’aimerais que l’on m’explique, une fois pour toute, pourquoi une série de films soit disant nuls déplace autant de monde. Le marketing n’explique pas tout : un mauvais film peut faire un énorme démarrage puis s’écrouler tout aussi rapidement.

    En tout cas, j’ai hâte de vérifier de visu !

  • Alex mercredi 17 novembre 2010 17 h 05 min

    J.K. Rowling > mais derien ;)
    Pierre > je ne peut que rejoindre l’avis de Dave. Harry Potter est générationnelle parce que tout une génération s’identifie au film et qu’il est devenu culte. Et il a probablement une plus grande continuité artistique que les 2 trilogies Star Wars

  • Pierre Berthom2 jeudi 18 novembre 2010 1 h 20 min

    Je tiens à préciser que toute une génération s’est associée au bouquin, pas au film. Le bouquin aura touché petit et grand, pas le film. Je n’ai connu personne sortant d’un Harry Potter me disant “J’ai adoré le film !”, à part mes cousines de 12 ans. Tous ressortaient : “Bof, ça rend pas bien le bouquin, mais ça fait plaisir à voir”, moi c’est pareil. Et je dis ça sincèrement, j’ai adoré et relu les 7 livres. J’ai des tantes et des grands mères qui s’y sont passionnées. Les films ne sont que des exploitations commerciales qui satisfont les fanboys et divertissent les autres. Sans trahir la saga ils ne l’ont jamais transcendé. Moi je les aime bien les films, particulièrement le 3, mais aucun ne me fit l’effet d’un Star Wars ou d’un SDA.

    Et tu reviendras pour me parler de la cohérence artistique de Star Wars, au moins eux ont gardé la même musique et les mêmes thèmes d’un film à l’autre, dans le 7 et depuis quelques autres la mélodie que tout le monde associe à Harry Potter a pratiquement disparu des bandes sonores. Et question visuel, pour te répondre Dave, le premier film était un pur film pour gamin bourré de couleur. Le deux était tout vert. Le trois tirait vers le sombre mais gardait des tonalités pastels. Les 4 et 5 ont viré au bleu-gris. Le 6 a eu droit à Bruno Delbonnel, chef op de Jeunet, qui offrit la plus belle image de la saga et qui fut nominé aux oscars. Mais évidemment pour le 7 ils en ont pris un autre, Eduardo Serra, logique.
    Et puis les ruptures de looks d’un film à l’autre semblent plus être commandées par la tendance actuelle et les demandes des lecteurs de One que d’une réelle volonté de continuité narrative.

  • Pierre Berthom2 jeudi 18 novembre 2010 1 h 23 min

    Ah et je rajoute, pour répondre à Dave encore, que Twilight attire de plus en plus de monde à chaque nouvel opus projeté dans les salles, et bénéficie d’ailleurs d’une parfaite cohérence artistique.

    Ca me ferait mal d’appeler ça une saga générationnelle.

  • Alex jeudi 18 novembre 2010 9 h 16 min

    Marrant, moi j’ai énormément d’amis qui sortent de Harry Potter en disant “j’ai adoré”. Moi le premier. J’adore les bouquins, j’ai toujours trouvé les films excellents. Pour moi les films offrent vraiment la même vision que les bouquins. Quand j’ai lu les bouquins c’est exactement ce que je m’imaginais.
    (Et pour la musique, on la reconnait bien dans le 7.1)

  • remedy jeudi 18 novembre 2010 16 h 39 min

    Après avoir vu le massacre du prince de sang-mêlé au cinéma, j’étais en grand doute pour voir le dernier film.
    En plus mauvaises nouvelles pour moi :
    – David Yates toujours réalisateur
    – Livre coupé en 2 films.
    – Films convertis en 3d, heureusement abandonné pour celui là.
    – Le premier extrait montrait des scènes des 2 films.

    Je voulais le boycotter mais apparemment je vois de plus en plus des bonne critiques et comme il n’est plus en 3d je pense que je vais peut être me laisser tenter.
    Par contre pour le dernier même si c’est la conclusion de la saga, vu le découpage il ne reste plus qu’un tiers du livre, il sera en 3D et les scènes d’action ne sont pas son fort à David Yates j’ai de gros doutes.

  • Polo vendredi 19 novembre 2010 0 h 38 min

    Bonsoir, ayant vu le film hier (Eh oui, en Belgique c’était sa sortie hier), eh bien je dois vous dire que j’ai adoré… Tout y est, action (J’ai trouvé qu’il y en avait, même si certaines critiques disent l’inverse), rire et émotion !
    Nous avons une scène finale émouvante, j’en ai même pleuré assis dans mon fauteuil !…
    Une scène qui ma fait sursauté tellement je ne m’y attendait pas !…

    Bref, 2h26 de bon moment où l’on oublie tout ses soucis !!!

  • Pierre Berthom3 vendredi 19 novembre 2010 14 h 33 min

    C’est amusant de voir, cher Alex, que tu ne considèrent aucun de mes arguments si ce n’est celui qui touche à notre subjectivité.
    Et niveau musique je serai vraiment très surpris de voir Desplat faire du Williams, ou du Doyle ou de la daube comme Hooper. Mais surement a-t-il mis des petits instruments qui font magie et qui font Harry Potter. Dis moi aussi, La mélodie bien connue, Hedwig’s Theme comme le citait BEW, qui symbolise aux yeux de l’inconscient collectif le monde de Rowling, apparait elle à un autre moment qu’à l’apparition du titre ?

  • Marc vendredi 19 novembre 2010 17 h 30 min

    Je vais partiellement répondre.

    Je pense comme Alex qu’Harry Potter est une saga générationnelle dans son ensemble, c’est à dire pas uniquement les bouquins. Il y a quand même beaucoup de fans des films, ou des gens qui sont venus aux bouquins grâce à Chris Colombus.

    Personnellement, j’ai beaucoup aimé le premier parce que j’aime voir les personnages prendre vie. Après, d’un film à l’autre, il y a eu à boire et à manger

    La cohérence musicale, c’est mort. John Williams a créé un thème et personne ne l’a repris ensuite, ce qui est complétement idiot.

    La cohérence visuelle, c’est particulier parce que Warner a changé son fusil d’épaule en cours de route. Ils ont d’abord songé à une vision différente par film, d’où Cuaron à un moment donné, d’où des projets qui auraient pu être confiés notamment à Jean Pierre Jeunet.
    Finalement, Warner a préféré un truc plus cohérent dans son ensemble, et a donc filé le boulot à David Yates qui a fait ce qu’on a dit.
    Au final, à part le Cuaron, les autres films sont visuellement assez semblables et se tiennent.

    (Et je dis tout ça en n’ayant pas encore vu le film)dro

  • Alex samedi 20 novembre 2010 10 h 15 min

    J’avoue n’avoir pas pris le temps de répondre entièrement. Effectivement, tu as raison, le Hedwige theme n’apparait pas autre que dans le générique. Mais ce n’est pas pour autant que Desplat a fait un mauvais travail, au contraire. Même si forcément il n’égale pas John Williams (qui l’égale?).
    Toi même semble plutôt parler de l’esthétisme du film qu’autre chose. Mais l’esthétisme ne suit-il pas simplement les livres? Il faut dire ce qui est, les deux premiers tomes, tout comme les deux premiers films sont pour enfant, d’où les couleurs fortes. Il est évident que la saga a pris un tournant dès le troisième film. Un tournant plus adulte.

    Et je maintiens sur le fait que malgré ça, Harry Potter a gardé une certaine cohérence artistique. Les équipes ont changé, c’est la faute de la Warner, certes, c’était un peu con de changé à chaque film (ou presque). Mais chaque réalisateur a su respecter le travail de l’autre, que ce soit au niveau des décors ou du ton établi (après le 3, la base des décors, c’était Columbus).

    Alors oui, ce n’est pas de la même qualité que Star Wars (4-5-6, si tu considères les 1-2-3 avec, tes propos ne sont pas valables) ou le seigneur des anneaux, ne serait-ce qu’au niveau du scénario. Mais Harry Potter est et restera une saga qui marque. Il suffit de voir les critiques sorties à l’époque pour Star Wars ou retour vers le futur. Regarde ce qu’il en est maintenant. Je pense sincèrement que Harry Potter est et restera une grande saga.

  • Dave samedi 20 novembre 2010 12 h 20 min

    A la décharge de la Warner , Columbus n’a pas voulu poursuivre après le 2 (trop fatiguant selon lui) et pas mal de réalisateurs A (comme Spielberg) ont refusé les films.

    Restait donc à engager des réalisateurs moins côtés mais capable de faire un film pour enfants qui ne serait pas mièvre (Alfonson Cuaron) ou se focaliser sur l’aspect sentimental des personnages (Mike Newel).

    Pour les 3 derniers films, là aussi, une certaine logique est respectée car les 3 bouquins forment vraiment un tout indissociable. La Warner a donc décidé de garder David Yates !

    Notons aussi que, à part L’ordre du Phoenix, tous les films ont été scénarisés oar Steven Kloves et que l’équipe des effets visuels est quasiment la même depuis 10 ans !!

  • Xidius samedi 20 novembre 2010 13 h 35 min

    Harry Potter est une saga générationnelle mais se concentrant sur un public plus restreint que le Seigneur des Anneaux ou Star Wars et c’est en cela qu’elle n’en atteindra jamais le niveau.
    Star Wars a été un véritable choc à sa sortie, des heures et des heures de file d’attente devant tous les cinémas américains (les vidéos d’archives en témoigne) et ça a été un succès colossal (plus que Harry, si on s’en réfère au nombre de spectateurs.)
    Ce choc a été démultiplié par mille par Empire Strikes Back, qui de par la puissance de son récit (puissamment mythologique) et sa fameuse révélation, a fini d’appuyer Star Wars dans l’inconscient collectif.
    Tout le monde connaît Star Wars, ses personnages, tout le monde connaît “I’m your father” et plus de 30 ans après, on retrouve encore bien plus de jouets Star Wars dans tous les rayons que de jouets Harry Potter.
    Cela touche toutes les générations, toutes les cultures, c’est universel. Le sorcier, même d’un point de vue littéraire, n’a jamais et n’aura jamais autant d’impact.

    Le Seigneur des Anneaux, c’est le même délire. Un pilier indétrônable de la littérature heroic fantasy qui a inspiré un nombre monstre de récit et qui depuis bientôt plus de 50 ans a été lu dans le monde entier, avant de devenir un véritable monument du cinéma, une trilogie colossale, épique et mettant tout le monde d’accord, que ce soit les spectateurs (Le retour du roi reste le 3ème plus gros succès mondial en terme de recette, bien devant n’importe quel Harry Potter) que critique (des Oscars et autres prix à la pelle…).

    Harry Potter restera toujours un poids plume à côté de ça car cela reste des blockbusters qui cartonne certes (le 2ème Pirates des Caraïbes a plus marcher et pourtant on crie pas à la saga majeure) et si son importance dans la littérature pour un public jeune restera importante, JAMAIS les adaptations ciné n’auront le quart de la stature des exemples pré-cités, tout simplement parce qu’aucun des films n’a été aussi marquant que la trilogie SW ou Seigneur des Anneaux. Simple exemple : sans parler d’une question de souffle quelconque, les scènes cultes de SW ou de Lotr sont légions (Explosion de l’étoile noire, duel Luke/Vador ou poursuite de star speeder dans la forêt pour Star Wars / Mines de la Moria, Gouffre de Helm, Minas Tirith pour Lotr) alors que chez Potter , il n’y a jamais eu une image marquant durablement le public. Tout simplement parce que c’est une saga réalisée à 85% par des Yes Man.)

  • Dave samedi 20 novembre 2010 17 h 42 min

    C’est qui les Yes Men ? Curaon , l’auteur des Fils de l’homme ? Colombus, qui a ré-inventé le film familial ? David Yate ? qui a su tirer profit de la saga ?

    Pour mémoire, Richard Marquand devait réaliser exactement ce que lui demandait Lucas, ce dernier passant d’ailleurs régulièrement derrière la caméra pour “rectifier” la vision de Marquand.

    (Mort aux capcha !!)

  • Dave samedi 20 novembre 2010 17 h 51 min

    De toutes façons, le public US a tranché : 61,2 millions pour son premier jour, soit la 5e meilleure ouverture pour un 1er jour derrière Twilight 2 (72), Twilight 3 (68,5), Dark Knight (67,2) et Transformers 2 (62,5).

    C’est la plus grosse ouverture de la saga, alors que le film compte 200 cinémas de moins que Le prince de sang mêlé !!

    (le reste sur mon blog, faut bien un peu de pub !! Cliquez sur mon nom)

  • Xidius samedi 20 novembre 2010 19 h 25 min

    “Derrière Twilight/Transformers”.
    Est ce qu’on vient comparer pour autant Twilight (qui est aussi un phénomène générationnel au fond) ou Transformers à Star Wars? (certes, Denisot a posé la question au Grand Journal…)
    Je ne crois pas.

    Le cas Star Wars est bien compliqué et est d’un autre ressort. Mais je crois que Columbus n’a jamais été un grand réal et a juste été là au bon endroit au bon moment, avec un amour certain pour les romans, on en convient.
    Comme je le dis dans ma critique, Cuaron a fait un boulot d’enfer et il en ressort que c’est le seul a s’être approprié la saga. Mike Newell, on en parle pas, pas plus que David Yates, qui fait ni plus ni moins que remplir le cahier des charges et d’exécuter ce qu’on lui demande.
    Des dires même de Jean-Pierre Jeunet, à qui on avait proposé de réaliser un épisode (le 4 je crois), le réalisateur se voit réduit ici au stade de technicien et fait ce qu’on lui ordonne. David Yates a trouvé les arguments pour s’occuper des 3 derniers chapitres de la saga, c’est tout.Il a du être le premier con à clamer cohérence, ce qui n’est pas vraiment le cas comme en témoigne les différences flagrantes de photo sur les trois films, celles du 6 étant ultra chiadée par rapport aux deux autres. C’est un Yes Man car il fait son travail de manière carré, ni plus, ni moins (est ce qu’on peut voir l’influence de ses travaux pour la TV du style State of Play sur la saga? C’est pas le genre…)

  • Alex dimanche 21 novembre 2010 9 h 57 min

    Mais qui doit-on blâmer? La warner ou Yates?

  • Dave dimanche 21 novembre 2010 11 h 18 min

    Il n’y a pas à comparer d’un point de vue artistique des résultats de Box Office ! J’étudie le BO depuis 15 ans (dont 10 sur le web) et je suis bien placé pour savoir qu’un film peut avoir du succès mais ne pas être un chef d’oeuvre et vice versa.

    Ce qui est certain est que ce Potter là aura un succès énorme, à l’instar des autres (la moins bonne recette est quand même dans les 240 millions aux States pour le n°3 – Il y a des studios qui tueraient père et mère pour avoir la moitié de ce succès pour leur franchises). C’était le sens de mon propos. Rien d’autres.

    Maintenant, quand un studio investit dans les 200 millions de dollars sur un film , on peut comprendre qu’il ait envie d’avoir un réalisateur qui n’ira pas finguer la franchise.

    Ce qui m’intéresse surtout, c’est combien de gens ont lu les livres APRES avoir vu les films. Et aux vues des ventes énormes après 2001, il est clair que le cinéma , art facile d’accès a aidé la lecture, art plus difficile d’accès. (J’apprends à lire à des enfants depuis 13 ans et franchement, c’est sans doute la chose la plus complexe à acquérir pour pas mal d’enfants)

  • Trackback: CloneWeb » Demain c’est … mercredi 24 novembre
  • rumeur2jeux.fr mercredi 24 novembre 2010 12 h 53 min

    je suis d’accord avec le fait que cette saga est générationnelle, dès le début les parents l’achetaient mais lisaient les livres également.

    De mon point vu, on ne pourra comparer SDA, star wars, et harry potter que dans 10 ans voir si les fans font toujours vivre autant l’univers.:)

    Je verrai si il y a toujours autant de cosplayers en tenue d’harry potter

  • Dave mercredi 24 novembre 2010 13 h 02 min

    J’ai lu le premier Harry Potter à ma classe lors de la sortie du 1er film. Ils avaient adoré et avaient pu voir qu’il manquaient quelques épreuves dans le film.

    Mais j’ai surtout constaté que des gamins qui ne lisaient jamais se sont mis à dévorer des pavés de 500 pages suite aux films. Et franchement, rien que pour cela, je remercie la Warner ! Quand on pense que Disney a refusé la franchise !!

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