La critique de ce dimanche 26 février a été rédigée par une petite nouvelle, Rachel, qui rejoint l’équipe – ayant choisi CloneWeb pour faire ses armes en matière de critique cinéma.

Pour son premier papier, elle a choisi de revenir sur un film sorti en 1969 en France avec Omar Sharif et Barbra Streisand et basé sur une comédie musicale jouée à Broadway entre 1964 et 1967. Streisand reprend donc dans le film le rôle qu’elle avait tenu sur les planches.

Un Dimanche, Une Critique est consacré à Funny Girl.

Funny Girl – Sortie le 17 janvier 1969
Réalisé par William Wyler
Avec Barbra Streisand, Omar Sharif, Walter Pidgeon
Fanny Brice est engagée comme comédienne et chanteuse dans la revue Keeney’s Music Hall. Elle y fait la connaissance de Nick Arnstein, un gentleman, et de l’imprésario Florenz Ziegfeld. Ce dernier la choisit comme vedette de ses fameuses Ziegfeld’s Follies. Mais la gloire ne dure qu’un temps.

Si vous êtes comme moi, vous avez déjà entendu parler de Barbra Streisand sans jamais vraiment savoir qui elle était. Référencée comme l’une des plus grandes divas de sa génération aux Etats-Unis, elle est moins connue France où de manière générale, seul son nom nous parle vaguement.
Si au contraire vous connaissez déjà tout sur elle ce « Un dimanche, une critique » ne vous apprendra rien.

Funny Girl, son premier film, est inspiré de la vie de Fanny Brice, chanteuse et actrice américaine de la première moitié du XXème siècle, et raconte son ascension dans les cabarets New-Yorkais de l’époque ainsi que son histoire d’amour avec le charmant Nick Arnstein (Omar Sharif).
L’histoire débute avec Fanny, au sommet de sa gloire, qui se remémore les différentes étapes de sa carrière, de ses débuts modestes dans un petit cabaret, le « Keynee’s Oriental Palace », à son succès aux Folies de Ziegfield où elle tire la vedette grâce à sa voix et à son talent comique. Elle se souvient également de sa rencontre avec Nick, son époux, qui lui fait découvrir l’amour mais aussi ses premières déceptions.

Comme vous l’aurez probablement deviné, Funny Girl est une comédie musicale. Réalisée par William Wyler, il s’agit de l’adaptation à l’écran du succès de Broadway du même nom, jouée à partir de 1964. Peut-être avez-vous déjà entendu certaines chansons sans en connaître la source… Elles sont l’occasion de découvrir la voix exceptionnelle de Barbra Streisand, dans un rôle de composition, la vie des deux chanteuses présentant de nombreuses similitudes.
Si certains pensent que celles-ci facilitent son jeu d’actrice, ils se trompent. Car au-delà de son talent vocal, Barbra maîtrise aussi bien le comique que le drame.

Par ailleurs, si Barbra ne vous intéresse pas, vous pouvez toujours regarder Funny Girl pour le plaisir de voir Omar Sharif pousser la chansonnette. Il joue le rôle d’un dandy qui gagne sa vie aux jeux et qui, bien qu’épris de Fanny, vit très mal de rester dans son ombre.

L’histoire est assez classique et pourrait paraître un peu cliché. Car si les films sur l’ascension d’artiste dans le monde du spectacle ne sont pas nouveaux, même dans les années 60, le film fonctionne bien. Dés le début, on entrevoit l’issue de l’histoire, mais les souvenirs de Fanny prennent le pas, et durant la majorité du film, on se laisse prendre au jeu pour finalement espérer une fin heureuse.

Malgré une fin un peu émouvante, Funny Girl est dans son ensemble un film très gai et divertissant. On peut même y voir un message toujours actuel sur l’émancipation des femmes. En effet, il raconte l’histoire d’une femme indépendante qui réussit grâce à son talent et à son esprit, et non pas grâce à son physique. Bien que ce ne soit pas le message principal du film et qu’il soit traité de manière très subtil, il le rend finalement assez moderne.

Enfin, pour les adeptes de « Une Nounou d’Enfer », sachez, que la série est bourrée de références à Funny Girl ; des références qui m’avaient échappé avant de découvrir ce film. Pour ceux à qui cela n’évoque rien, vous aurez toujours l’occasion de trouver des clins d’œil à Funny Girl dans d’autres films ou séries, car s’il est méconnu en France, il est réellement culte outre-Atlantique.

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