Sorti pendant le Festival de Cannes et donc plus discrètement que d’habitude, le sixième Fast and Furious est sur vos écrans depuis mercredi.

Si nous étions pris par ce qui s’est passé sur la Croisette, ce n’est pas pour autant que le film est passé sous notre radar, d’autant qu’on avait pris un pied assez unanime devant le cinquième volet.
Hier soir, la majorité de la Team CloneWeb s’est donc retrouvée dans une salle parisienne pour voir si Justin Lin quittait la saga avec les honneurs ou pas.

Et on commence par un résumé.

 

Marche arrière. Le premier Fast and Furious a … douze ans. Le premier volet, réalisé par Rob Cohen, mettait en scène le flic Brian O’Conner (Paul Walker) face à Dominic Toretto (Vin Diesel), soupçonné de braquer des camions avec son équipe de pilote chevronnés. A la fin du film, Brian laisse s’échapper Toretto et passe lui aussi dans le camps des méchants.
Dans le deuxième volet, seul Paul Walker reprend son rôle. Il se voit offrir une seconde chance par Eva Mendes qu’on reverra dans le cinquième film et on fait la connaissance du personnage de Tyrese Gibson. Le troisième film, sous-titré Tokyo Drift, n’a pas vraiment de rapport. Aucun des acteurs n’a voulu reprendre du service et la production se tourne donc vers de nouveaux personnages dont celui de Sung Kan qu’on reverra. L’idée était probablement de maintenir la franchise et les courses de voiture coute que coute, tout en faisant le lien avec les histoires précédentes puisque Vin Diesel apparait à la fin.
Cette histoire au Japon était réalisée par Justin Lin, qui prend alors les rênes de la saga et ramène les héros des premiers volets sur le devant de la scène. Dans Fast and Furious 4, Brian -à nouveau flic- fait appel à Toretto pour l’aider à arrêter un autre gang de pilotes braqueurs responsables aussi de la mort de sa compagne Letty (Michelle Rodríguez, déjà présente dans le premier volet). Le film s’arrête sur Diesel arrêté dans un convoi et une équipe menée par Paul Walker s’apprêtant à le libérer.
Fast Five commence là où l’histoire s’arrêtait et, bien que dans la lignée du 4e, se démarque du reste de la saga. Action plus musclée, réalisation plus soignée, le cinquième s’éloigne de la course automobile pour devenir un film de braquage et la majorité des personnages des précédents volets, y compris ceux de Tokyo Drift, forment désormais une bande.

Arrive Furious Six et Justin Lin a bien compris que pour maintenir la saga Fast & Furious à flot, il fallait prolonger la recette. Peut-être un peu trop loin.

Peut-être que ce bref résumé des précédents films vous semble de trop si vous êtes fans de la saga mais il est intéressant de voir le soin apporté pour tenter de maintenir une cohérence à l’ensemble des films. Ainsi, vous serez surpris d’apprendre -mais la scène finale le montre- que Tokyo Drift se passe en réalité après ce sixième film et que l’apparition finale de Vin Diesel ne fait qu’annoncer un septième volet. Ca n’a l’air de rien comme ça mais au milieu de productions d’action faites n’importe comment, il est important de constater qu’au milieu de la tonne de tôle froissée, il y a suffisamment de travail de cohérence pour que le spectateur ne se sente pas pris pour un con.

Nous sommes donc en Espagne, et plus précisément aux Canaries, îles au large du Maroc ou Toretto et O’Conner sont désormais rangés et se la coulent douce, d’autant que l’un est devenu papa et l’autre par conséquent oncle. Cette fois, le flic qui a cherché à les arrêter dans le volet précédent (The Rock) a besoin de leur aide. Une équipe dans la lignée de la leur vole différents équipements pour construire un missile. Et ce n’est pas tant la promesse d’une amnistie qui va convaincre Toretto de rempiler avec sa bande que le retour de Letty, sa compagne disparue, désormais membre amnésique de l’équipe adverse. Cette fois, Vin Diesel, Paul Walker mais aussi tous les autres sont du coté des gentils et doivent donc faire face à leurs nemesis.

De nombreuses courses poursuites et fusillades sont donc au programme pour notre plus grand bonheur, que ça soit en plein Londres de nuit ou sur des routes espagnoles. En voiture, on retiendra deux scènes particulièrement impressionnantes : celle sur une autoroute avec un tank (sur lequel Tyrese Gibson saute d’un pont) et la scène finale sur une piste de décollage de mille kilomètres de long où tout le monde se bastonne dans tous les sens. Et comme dans le volet précédent, on en prend plein les yeux. Le combat final entre Vin Diesel et le méchant campé par Luke Evans contient une scène qui mérite à elle seule des applaudissements.

Mais à trop vouloir faire en faire, on finit débordé. Furious Six est plus chargé que son prédécesseur mais l’est un peu trop. Certaines vannes tombent à plat alors que l’humour et les punchlines du film précédent étaient plus appréciables. Et puis la fameuse scène finale avec l’avion de transport est un bordel sans nom, parfois floue, et difficile à comprendre dans l’espace. Qui fait quoi ? Qui tire sur qui ? Pourquoi tel personnage qu’on avait oublié réapparait ? Ca explose dans tous les sens, c’est cool, mais c’est sacrément le foutoir et on finit paumés. Ce n’est pas le genre film qu’on s’attend à être cohérent et, pris dans le tourbillon d’action, on s’en fout assez. Mais quand même…
Coté casting, es acteurs sont toujours à la hauteur, même si Dwayne Johnson a un rôle plus réduit qu’au préalable, surtout là pour filer un coup de main et montrer ses gros bras. On appréciera la présence de Gina Carano qui pourrait être intéressante si elle revient ainsi que la plus grande place laissée à la très jolie comédienne Gal Gadot.

Furious Six reprend donc la recette du volet précédent en la modifiant juste assez pour que ça ne se voit pas trop et en fait encore plus, repoussant un peu plus les limites du genre. C’est idiot, ça tire dans tous les sens et ça explose de partout mais, comparé à la concurrence, ça ne prend pas le spectateur pour un con. Juste pour quelqu’un qui veut du blockbuster décérébré. Alors embarquez vos potes, allez y en bande, prenez des popcorns, applaudissez dans la salle et profitez du spectacle offert. En attendant James Wan et son septième volet qui devrait, si on en croit la scène post-générique, être haut en couleurs.

 

Fast and Furious 6 – Sortie le 22 mai 2013
Réalisé par Justin Lin
Avec Vin Diesel, Paul Walker, Dwayne Johnson
Dom, Brian et toute leur équipe, après le casse de Rio, ayant fait tomber un empire en empochant 100 millions de dollars, se sont dispersés aux quatre coins du globe. Mais l’incapacité de rentrer chez eux, et l’obligation de vivre en cavale permanente, laissent à leur vie le goût amer de l’inaccomplissement. Pendant ce temps Hobbs traque aux quatre coins du monde un groupe de chauff eurs mercenaires aux talents redoutables, dont le meneur, Shaw est secondé d’une de main de fer par l’amour que Dom croyait avoir perdu pour toujours : Letty. La seule façon d’arrêter leurs agissements est de les détrôner en surpassant leur réputation. Hobbs demande donc à Dom de rassembler son équipe de choc à Londres. En retour ? Ils seront tous graciés et pourront retourner auprès des leurs, afin de vivre une vie normale.

3 commentaires

  • Dan mardi 4 juin 2013 0 h 14 min

    La franchise Fast est un bon défouloir,j’aime bien les film,surtout pour son coté(met ton cerveau de coté)mais tout les blockbuster ne sont pas comme sa,les films Transformers par exemple et vraiment le mauvais blockbuster typique(réal cut de chez cut,persos creux,blague lourd,histoire…oué ok c’est vide)bref oui quel que fois Fast va dans ce sens,mais réussit a retomber sur c’est pied(enfin persos),bref tout ça pour dire que la francise qui était déjà bien lancer après un 4é volet bien rafraichissant,nous a sortie l’artillerie lourde avec le mastodonte Fast 5.Non mais ce film était vraiment jouissif dans tout les termes,personne ne s’attendait a une telle générosité en terme de mise en scéne et de spectacle.Et le 6 suit le même chemin que ce dernier,alors oui peut être un peux trop(une scéne en particulier)mais réussit tout de même a être dans la même mouvance que le cinquième opus.Avec cette fois ci des combat beaucoup mieux orchestré,et des second rôle vraiment plus bad ass.Bref sans doute un poil inférieur au dernier,mais tout de même excellent.En tout cas le 7 s’annonce bien plus explosif que ce dernier,attention tout de fois a l’overdose des FF.

  • boulanger mercredi 19 juin 2013 21 h 57 min

    le films est flou et le sons au début et pas terrible

  • boulanger mercredi 19 juin 2013 21 h 59 min

    le sons et pas terrible et le films et floue

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