Après Star Trek, le Festival Jules Verne s’est terminé sur la projection en avant-première de Coraline en présence du compositeur de la musique, Bruno Coulais. Dès l’annonce du projet, Coraline avait tout pour être culte : l’histoire est signée Neil Gaiman, sûrement l’un des plus grands auteurs fantastiques du 21e siècle et la réalisation est d’Henry Selick, véritable réalisateur de L’Etrange Noel de Monsieur Jack (film souvent attribué à Tim Burton dont il n’est que scénariste).
Et le résultat a tout pour devenir culte…

Le film sort aujourd’hui en salles. Qu’en avez-vous pensé ? En 3D ou pas ? Venez laisser vos avis dans les commentaires.

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Dès les premières minutes du film, Henry Selick pose les bases : son travail est riche, minutieux et coloré (redécouvrez les photos du tournage). Et c’est dans ce tourbillon de couleurs que le spectateur va être transporté pendant 1h40.
Il va suivre les aventures d’une jeune fille téméraire, qui va découvrir une petite porte dissimulée dans sa nouvelle maison. Derrière cette porte, un autre univers dans lequel ses parents sont des êtres parfaits, ses voisins ne sont pas fous mais talentueux et dans lequel tout est beaucoup plus coloré et lumineux que la réalité. Mais c’est justement la réalité qui va la rattraper…

Dès le début de l’histoire, Neil Gaiman dissimule des indices tout en faisant monter la mayonnaise, tout en expliquant petit à petit au spectateur que ce qu’il voit n’est peut-être pas si enchanteur. L’histoire est habilement écrite, même si les habitués de l’auteur y trouveront peut-être quelques facilités. Et le personnage de Coraline fait partie de ses petites filles adorables qu’on voit beaucoup au cinéma en ce moment. On est obligé d’accrocher à ses réactions et de se sentir ému ou touché.

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Mais au delà de l’histoire, c’est tout le travail d’Henry Selick qui est impressionant. Le film a été entièrement réalisé en images par images (aidé par un tout petit peu de mauvaise 3D, notamment pour les fantômes) et les équipes du réalisateur ont fait un travail d’une minutie assez incroyable. La scène d’ouverture des fleurs dans le jardin vaut à elle seule le prix de la place de cinéma.

Une fois qu’on arrive vers la fin, on commence à sentir un certain malaise et une certaine noirceur dans l’univers alternatif dépeint par Selick et Gaiman. La fin bascule presque dans le film d’épouvante et permet de montrer que les films d’animations, une fois de plus, ne sont pas toujours pour enfants.

Coraline sort que le 10 juin prochain dans les salles françaises, on aura donc l’occasion d’en reparler. Sachez seulement que l’association de deux fous géniaux, Neil Gaiman et Henry Selick, est une véritable réussite (meilleur que l’Etrange Noël de Monsieur Jack ?).

Mise à jour : Un petit mot supplémentaire sur le film que j’ai eu la chance de voir une 2e fois hier soir en présence de Neil Gaiman, Henry Selick et Bruno Coulais dans le cadre de l’excellent Club300 Allociné…
Si un cinéma projette le film en 3D près de chez vous, ruez-vous dans celui-là plutôt qu’un autre. La 3D n’est jamais surexploitée (pas trop d’objets “sortant de l’écran” pour épater le spectateur) et propose une véritable immersion dans l’univers de Coraline. Qui plus est, le film est très bien doublé. Vous aurez l’occasion notamment d’entendre Claire Guyot dans le rôle de la Maman. Sa voix ne vous est pas inconnue puisqu’elle est la célèbre doubleuse de Buffy.
Coraline est définitivement un must-see.

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2 commentaires

  • Dark-movie jeudi 11 juin 2009 21 h 19 min

    et bien je dirais… que le réalisateur de L’étrange Noël de Mr.Jack ne déçoit jamais :)

  • chorale-in jeudi 11 juin 2009 21 h 22 min

    Le jeu des acteurs était super!
    Les maquillages excellents!
    Et au vue des décors, le tout a dû être tourné à hollywood!
    génial!

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