Annecy, c’est l’occasion de voir des choses diverses et variées.

Au programme de cette seconde cession de critiques donc, de l’animation japonaise avec l’histoire d’un poisson réalisé par Masaaki Yuasa et avec une jeune fille qui rêve d’un univers cohérent influençant la vie réelle. Et, venant de l’autre coté de l’Atlantique, un film en CGI au casting vocal impeccable…

 

Lou et l’île aux sirènes
De Masaaki Yuasa – Sortie le 30 août 2017

Masaaki Yuasa n’est pas un inconnu pour les aficionados d’anime japonais. En 2004, il a réalisé Mind Game et plus récemment, vous avez pu voir son travail sur Netflix avec la série Space Dandy dont il a réalisé un épisode. Même chose avec Adventure Time. Son nouveau long métrage, “Lou et l’île aux sirènes” en compétition officielle au festival d’Annecy était donc attendu. On y suit Kai, un jeune adolescent introverti et solitaire. Pour passer son temps, il compose de la musique sur son Mac. Il fini par rejoindre un groupe. Après une répétition sur une île étrange, il rencontre Lou, une sirène attirée par sa musique. S’en suit une histoire d’amour / amitié dans un village qui, évidemment, n’accepte pas les créatures étranges.

Sur le papier, c’est plutôt alléchant. A l’écran en revanche, ça l’est beaucoup moins : une animation pauvre, un scénario cliché et interminable, de la J-Pop insupportable et surtout, une sirène allègrement pompé sur Ponyo (physiquement, dans la voix, les mouvements et les transformations) au point que ça en est gênant.

Ca sortira en salle en France mais ça n’en vaut pas vraiment la peine.

 

Animal Crackers
De Tony Bancroft

Animal Crackers n’a d’impeccable que le casting vocal : Emily Blunt et John Krasinski pour les protagonistes, accompagnés de Ian McKellen, Danny DeVito, Sylvester Stallone. On aurait aimé être aux sessions d’enregistrement.

C’est malheureusement bien tout pour un film complètement anecdotique. L’histoire de gérants de cirque qui meurent en laissant pour héritage une boite remplie de biscuits magiques qui transforment en animal la personne qui le mange. Rassurez-vous, il peut redevenir humain après.

Animation pauvre et très statique, personnages inintéressants au possible, une intrigue faiblarde dont on connait d’avance le déroulement, ils essaient péniblement d’utiliser la formule Illumination (c’est dire…) mais avec encore moins de succès. Reste quelques gags rigolo et le plaisir d’entendre Ian McKellen chanter avec Danny DeVito. Les (tout) petits risquent d’apprécier, avec des blagues à base de rots et des animaux qui parlent (forcément). Les adultes s’ennuient ferme en revanche.

 

Hirune Hime, Rêves Eveillés
De Kenji Kamiyama – Sortie le 12 juillet 2017

Ancien and the Magic Tablet (ひるね姫 〜知らないワタシの物語〜) puisque c’est son titre original est un film d’animation japonais réalisé par Kenji Kamiyama qui sortira en France le 12 juillet prochain sous le titre Hirune Hime Rêves Eveillés.

On commence par suivre dans un monde imaginaire, Heartland, une princesse qui possède une peluche bleue et habillée en pirate vivante. Elle est également magique et peut insuffler la vie à travers un genre d’iPad. Une princesse ? de la magie ? Ce n’est pas ce que les images semblaient proposer de prime abord. Dans la salle où le film a été projeté, il y a d’ailleurs eu une petite confusion. Le projectionniste s’est trompé de DCP ? Nous sommes en plein festival d’animation, ça n’aurait rien de surprenant. Pourtant, après quelques péripéties à l’écran, on comprend pourquoi ce démarrage : la jeune héroïne que nous allons suivre rêve. Elle rêve d’un univers cohérent à tendance science fictionnelle dans lequel évolue différents personnage qu’elle va retrouver à chaque fois qu’elle se rendort. Dans le monde réelle, elle termine le lycée et songe à ce qu’elle fera l’année suivante. Ca aurait pu être une vie rêvée si son père n’était pas au coeur d’une affaire impliquant des hommes en noir cherchant une tablette numérique.

Comme le titre “français” le laisse entendre, Hirume Hime va alterner rêve et réalité. Et on va découvrir que les deux mondes sont connectés, car ce qui se passe dans son imagination se déroule aussi -certes sans la magie- dans le monde réel et lui permet d’avancer dans sa quête. On passe donc à de nombreuses reprises d’un drama presque classique à une histoire fantastique où un mécha va combattre un monstre déversant de la lave. L’animation est superbe, les décors sont très soignés et l’écriture des personnages les rend immédiatement attachant. On ne peut cependant que regretter que le passage du rêve à la réalité et inversement ne se fasse pas plus souvent. Il y avait un gros potentiel pour plein d’idées de mise en scène complètement folles qui n’est pas exploité. De la même manière, l’univers aurait sans doute offert plus de possibilités en série d’animation tant l’imagination de la jeune héroïne est prolifique.

Hirume Hime ne bouscule donc pas le genre mais c’est un long métrage qui se suit avec beaucoup de plaisir, une petite production aux qualités multiples.

2 commentaires

  • Anon samedi 17 juin 2017 0 h 08 min

    Vous appelez ça des critiques ? Rien que des phrases jetées dans le vide sans aucun argument. Rien que “de l’animation japonaise avec l’histoire d’un poisson réalisé par Masaaki Yuasa”, comment a-t-on pu vous publier avec une connerie pareille ? Et en plus il y au une faute.

  • Shin mardi 8 mai 2018 20 h 54 min

    Avec sa sortie en vidéo, j’ai pu enfin voir Lou et l’île aux sirènes (mon cinéma ne l’ayant pas passé lors de sa sortie en salle).
    Ayant plutôt apprécié ce film (comme la plupart des autre travaux de Masaaki Yuasa), j’ai alors cherché à savoir si CloneWeb, dont j’apprécie généralement les critiques, l’avait chroniqué.
    Et quelle ne fut pas ma surprise de lire ce jugement aussi lapidaire qu’erroné sur certains points…
    Que le chroniqueur n’ait pas apprécié l’histoire du film ou son style graphique, je peux le comprendre.
    Mais parler d’une animation pauvre pour un film de Masaaki Yuasa, c’est presque un contre-sens, tant son style est justement de proposer des plans toujours en mouvement, dont les personnages se déforment sans cesse.
    Quant à la comparaison avec Ponyo, si au premier abord le thème et le design de la sirène pourraient faire penser au film de Miyazaki, les deux films n’abordent pas vraiment les mêmes thèmes, et n’ont pas du tout le même ton (poétique et enfantin pour Ponyo, beaucoup plus burlesque et barré pour Lou).
    Dommage donc d’être passé à côté de ce film au thème certes déjà vu maintes fois, mais qui compense totalement cet écueil par la folie et l’inventivité visuelle propre à Masaaki Yuasa.

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