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Critique : The Greatest Hits

En 2014, le réalisateur et scénariste Ned Benson tentait de raconter une histoire d’amour en deux films, chacun proposant le point de vue du héros ou de l’héroine. Il avait également remonté son histoire en un seul long métrage pour satisfaire au plus grand nombre. Une histoire légère mais une expérience intéressante. Il revient après près de dix ans d’absence avec une nouvelle histoire romantique, forcément moins expérimentale mais toujours autant lumineuse.

Harriet est une jeune femme qui a vécu une belle histoire d’amour avec Max. Lui décède tragiquement dans un accident de voiture. Elle découvre alors qu’en réécoutant leurs disques préférés, elle peut remonter le temps au moment exact où ils découvraient la chanson ensemble. Cherchant à changer le futur, sa quête va l’amener à faire la connaissance d’un autre homme.

Lucy Boynton n’en est pas à son coup d’essai en matière de film musical. Repérée dans l’excellent Sing Street de John Carney, elle a tenu le rôle principal féminin de Bohemian Rhapsody. La voici désormais au coeur d’un film où la musique a un rôle prépondérant, d’abord dans la vie de son couple puis pour l’aider à peut-être venir dans le temps au bon moment. Niveau tracklist, on est dans des choix un peu sages : Nelly Furtado, Roxy Music, Beach House, Lana Del Rey ou encore des compositions originales de Ryan Lott pour le film. Au vu du titre, on se sent un peu volés : on aurait aimé des chansons plus populaires.

Mais cette petite occasion manquée n’empêche pas le film d’avoir une bonne idée comme point de départ. On aurait pu s’attendre à ce que le travail de Ned Benson commence par le drame, et que Harriet découvre petit à petit son pouvoir. En réalité, quand l’histoire commence, elle est déjà en pleine possession de ses moyens, voir du but. Quelques explications et effets visuels suffisent à poser les bases pour qu’on avance vite.

Le résultat donne un premier acte enthousiasmant, et des cartes redistribuées quand elle rencontre un autre garçon. La suite va alors devenir plus linéaire, plus évidente, mais pas moins joyeuse. Boynton et Justin H. Min (vu dans Umbrella Academy) forment un début de couple charismatique, leur alchimie fonctionnant à fond, au point que malgré le drame en filigrane du récit, on y trouve une énergie feel good.

The Greatest Hits, ce ne sont pas les chansons les plus marquantes de l’histoire de la musique mais bien celles qui ont marqué votre vie, vos rencontres et vos souvenirs. Il peut y avoir des drames associées mais c’est aussi l’occasion d’aller au delà pour l’héroïne. C’est pour ça qu’on voit d’avantage les balades en décapotables sous le soleil californien que les torrents de larmes. Et l’ensoleillée Lucy Boynton.

The Greatest Hits, de Ned Benson – Disponible sur Disney+

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