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Critique : The Craft, les Nouvelles Sorcières

Pas de chance pour le remake de The Craft. Le film a eu droit à une sortie salles en France de quelques jours, brutalement interrompue par le reconfinement du mois de novembre. Il arrive désormais dans les bacs.

 

LA CRITIQUE

En 1996, Andrew Fleming se faisait remarquer avec la sortie de Dangereuse Alliance (ou The Craft en version originale), un long métrage qui sentait bon le cinéma des 90s. Le film révélait Robin Tunney et surtout Neve Campbell quelques mois avant le lancement de la saga Scream. On y suivait une jeune fille aux pouvoirs magiques qui rejoignait trois sorcières dans une histoire qui finissait par mal tourner. A l’époque, le film était un divertissement sympathique pour lequel on a souvent gardé une affection particulière. Mais rien ne laissait penser que Blumhouse allait récupérer le titre pour en faire une suite. En moins bien.

The Craft Legacy (ou Les Nouvelles Sorcières) a un pitch un peu similaire à l’original. C’est surement pour cela que le film se veut à la fois une suite et un reboot. On suit donc une nouvelle jeune fille qui rejoint un nouveau lycée pour démarrer une nouvelle vie (tout est nouveau) et elle aussi se joint à un groupe de sorcières. Ca tombe bien, elle n’était que trois et se cherchaient une quatrième pour aller au bout de leur sort. Et elle profite de cette alliance pour lancer un charme sur un harceleur de bahut qui va passer du statut de sale petit con à celui de gamin “woke” qui défend la veuve, l’orphelin, et plus encore. Ajouter à cela un beau père masculiniste à fond (et incarné par David Duchovny) et vous avez le tableau.

Si The Craft Legacy n’est pas dénué d’un certain charme, le film cumule les problèmes. Il ressemble à l’une de ses productions des années 2010 où des gens ont déchiré le film sur les bancs du montage tant le rythme et le développement des personnages et de leurs arcs narratif est à la ramasse. Tout est survolé au point que deux des sorcières n’ont pratiquement pas de ligne de dialogues et que certaines sous intrigues ne ressemblent pas à grand chose. On a bien du mal à comprendre comment l’héroïne développe ses pouvoirs ou comment ses congénères deviennent tout d’un coup hyper puissante. Et puis pendant un long moment le film ne cherche pas à raconter grand chose jusqu’à finalement vouloir se raccrocher à de bien fragiles branches. Pire, certains passages plus “sulfureux” que le reste laissent penser que Zoe Lister-Jones voulait raconter quelque chose de plus adulte que le résultat final. Et on ne parlera pas du grand final, sorti d’un chapeau et plutôt gênant pour les acteurs impliqués.

Il est néanmoins amusant d’y avoir comment l’image des sorcières a évolué au fil des années. A la fin des années 90, on s’habillait en noir, on écoutait du métal et on traçait des pentacles au sol en invoquant des démons. C’est de cette imagerie-là que le film de 96 s’est inspiré. Mais dans les années 2020, les sorcières s’habillent avec des chemises colorées, se teignent les cheveux en rose et évoquent la nature, les saisons et leurs auras. Ainsi, Legacy s’adapte et utilise des pratiques de wicca contemporaines pour permettre aux héroïnes de changer leur maquillage en un claquement de doigts.

On sauve aussi de tout ce truc le personnage de Lily, l’héroïne interprétée par Cailee Spaeny. Elle est la seule qui a quelque chose à raconter. Et la comédienne, découverte dans Pacific Rim Uprising et bientôt à l’affiche de la série Willow, joue tout à fait correctement.

Au final, The Craft Nouvelles Sorcières n’a pour lui que son héroïne. Ca rend le long métrage correct, mais il n’arrive même pas à la cheville de l’original.

The Craft Les Nouvelles Sorcières – Sortie le 10 février en DVD

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