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Critique : Sons of Philadelphia

Ce mercredi, de nombreux films sortent en salles. La réouverture est chargée, et on vous aide à y voir plus clair. En plus de Promising Young Woman ou The Father, vous pourrez découvrir Sons of Philadelphia.

LA CRITIQUE

On avait repéré Jérémie Guez l’année dernière avec son Bluebird. Le film était sorti en VOD juste avant la réouverture des cinémas. Son second long métrage, tourné aux USA avec un casting international, bénéficie du choix inverse : il sort en salles pile au moment de la re-réouverture. Les noms de Joel Kinnaman et de Matthias Schoenaerts au générique devraient inciter les gens à se déplacer.

Sons of Philadelphia raconte une histoire de famille, de deux cousins devenus frères adoptifs par la force des choses, deux hommes de la mafia irlandaise implantée dans la célèbre ville de Pennsylvanie. Lorsque les rivaux italiens vont vouloir s’en prendre à eux, ils vont commencer à se déchirer.

Ne vous fiez pas à la promo du film qui vend un “thriller musclé”. Sous ces faux airs des Affranchis, Sons of Philadelphia cache un drame un humain. N’y cherchez d’ailleurs pas d’action, les rares scènes de meurtre ou d’incendie sont hors champs, non pas par économie de moyen mais parce que ce n’est pas le sujet. On met néanmoins du temps à s’en rendre compte. A l’instar de Bluebird, avec lequel ce film partage des points communs dans sa construction, la première demi-heure parait une éternité tant il ne se passe rien d’autre que de voir des gens discuter. Mais le film avec Lola LeLann bénéficiait d’un point de rupture. Ici, à l’inverse, le vernis va doucement craquer quand les deux héros vont prendre des chemins différents.

On va découvre que le personnage de Joel Kinnaman est bien plus cintré qu’on ne le pensait, et qu’en face de lui son frère (impeccable Matthias Schoenaerts) est calme et taciturne. Les deux acteurs sont très bons mais citons aussi Maika Monroe, petit vent de fraicheur du film qui ne desserre que rarement la machoire. Guez, lui, filme encore des environnements défraichis, et des ambiances poisseuses. La photo est belle, les cadres soignés.

Vous êtes donc prévenus : Sons of Philadelphia prend dès le début son spectateur à rebrousse poil. N’y allez donc pas pour voir le renouveau du film de mafia mais plutôt pour découvrir un face à face d’acteurs impeccables. En plus, il ne fait que 90 minutes, un petit miracle à l’heure des productions sans fin et un soulagement au vu des innombrables sorties de cette reprise.

Sons of Philadelphia, de Jérémie Guez – Sortie en salles le 26 mai 2021

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