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Critique : Sailor Moon Eternal

Pouvoir du Prisme Lunaire, transforme-moi !

LA CRITIQUE

Vous connaissez forcément Sailor Moon. Les 200 épisodes de la série animée ont fait les belles heures du Club Dorothée. A l’origine, il y a le manga créé par Naoko Takeuchi, une œuvre renouvelant le genre de la “magical girl” (comme Creamy ou Card Captor Sakura) en s’inspirant des sentai japonais. L’héroïne n’est plus une jeune fille seule mais elles sont plusieurs, identifiées par des codes couleurs et une thématique (ici, les planètes du système solaire). Ces jeunes super-héroïnes font au collège, joue aux jeux vidéo dans une salle d’arcade et combatte le mal en se transformant.

Le succès de la série originale et du manga ont incité la Toei, qui avait déjà décliné sa franchise de toutes les manières possible, à rebooter la série. La nouvelle version, Sailor Moon Crystal, se veut plus proche des aventures de papier, plus soignée aussi. En 39 épisodes, elle adaptait les trois premières saisons de la série. Eternal en est donc la suite, deux longs métrages récupérés par Netflix pour raconter le quatrième arc de la saga.

Si vous (re)découvrez Sailor Moon via les deux longs métrages présents sur la plate-forme, il vous faudra un temps d’adaptation. Le premier film commence là où la saison 3 se termine, par le potentiel départ d’un personnage venu du futur, et rien n’est fait pour vous expliquer le pourquoi du comment. Ce sera d’autant plus bizarre que si Netflix a les droits sur les deux films, ils n’ont pas les séries précédentes. Difficile donc de passer en revue la saison 3 pour se faire une idée. Mais après quelques scènes de dialogue, la série va prendre (pas toujours facilement) son envol.

Sailor Moon Eternal va voir débarquer dans son monde un cirque venu à bord d’un vaisseau spatial et s’installant au coeur de Tokyo. Les Sailors vont flairer le problème et s’y intéresser, d’autant qu’une licorne (!) a fait une apparition. La suite, si vous êtes coutumier de la série, ne vous étonnera pas tant la trame est classique.

Avec un découpage en épisodes, le premier long métrage va mollement raconter comment chaque Sailor se retrouve face à un nemesis venu du fameux “Dead Moon Circus”. La construction est strictement la même à chaque fois et si ça marche en série façon “monster of the week”, c’est vite lassant au format long-métrage. Chacune des héroïnes va donc se retrouver face à elle-même, s’interroger brièvement sur sa place dans notre monde pour mieux retrouver ses pouvoirs et combattre l’ennemi.

Le truc, c’est qu’il n’y a pas vraiment de combats dans Sailor Moon. Tout repose sur le contexte et les personnages. Puis l’héroïne se transforme et invoque un pouvoir via une séquence animée toujours identique, magie qui résout le problème sans qu’il n’y ait la moindre bagarre ou le moindre échange de coup. Alors, forcément, quand le contexte n’est pas terrible, on pique du nez face à la mollesse de l’histoire.

Le second film est plus intéressant. Sorte de grand finale (trop) étalé sur 1h20, il va faire ce que faisait les saisons précédentes aussi : plonger dans la mythologie de la série pour mieux la raconter. Et ici développer les origines du fameux Tuxedo Mask, love-interest de l’héroïne. Les péripéties sont trop nombreuses et le rythme à la ramasse mais le retour d’anciens personnages et quelques bonnes idées font plaisir à voir.

Sailor Moon Eternal est une production étonnante. L’animation est plus réussie que pour la série animée qui précède, avec de jolis décors peints. Mais ce n’est pas la saison la plus intéressante, surprenant donc que la Toei ait choisi une diffusion si large avec la vente à Netflix et la sortie salles au Japon.

Ce n’est, de fait, pas la meilleure portée d’entrée de la saga ni même un moyen d’y revenir. Les deux films disponibles sur la plate-forme sont d’avantage pour les fans hardcore d’Usagi (ou de Sailor Venus !). Les autres ont tout intérêt à se tourner vers les coffrets édités par Kazé pour, ensuite et éventuellement, revenir à Sailor Moon Eternal.

Sailor Moon Eternal, de Chiaki Kon – Disponible sur Netflix

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