Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Critique : Les Croods, une Nouvelle Ère

Les sorties de ce mercredi 7 juillet sont encore très nombreuses. Parmi elles, les premiers films du Festival de Cannes, le retour de Marvel Studios ou encore… Dreamworks Animation avec la suite des Croods.

LA CRITIQUE

Il aura fallu sept longues années à Dreamworks Animation pour sortir une suite aux Croods, un film aussi cartoonesque que touchant où on assiste quand même à la création de l’art, rien que ça. Souvent un des films du studio considéré comme l’un des plus réussis. Il faut dire que Chris Sanders était aux manettes d’un projet que lui avait soufflé par rien de moins que John Cleese. Le nouveau volet est-il à la hauteur de l’original ? Pas si sûr. Et pourtant…

La famille des Croods continue son chemin vers cette Terre Promise qu’est Demain, avec le jeune Guy venu grossir leurs rangs depuis l’aventure précédente. Leurs péripéties vont les amener jusqu’à un petit coin de paradis où ils vont découvrir qu’ils ne sont pas les seuls survivants de l’espèce humaine. Une autre famille y vit, bien plus évoluée que la leur, une famille composée notamment d’une jeune fille qui va semer sans le vouloir la zizanie chez nos chers Croods….

Comment raconter le second volet d’une histoire préhistorique quand l’Age de Glace est passé par là ? Que raconter de bien original ? Soit on prend un parti pris réalisto-humoristique comme la série française Moah de Benjamin Rocher, soit on se fout de l’Histoire et ça devient l’impressionnant Primal de Genny Tartakovsky. Oui mais quand on est Dreamworks, on fait comment ? La réponse se déroule sous nos yeux pendant 90 minutes : on écrit une histoire déjà vue ailleurs mais on le fait sous substances illicites. Car, oui, à l’instar de Trolls World Tour, The Croods New Age pète un câble.

L’histoire, vous l’avez déjà vue mille fois. Nos héros arrivent dans un petit paradis et, préhistoire oblige, y découvre tout un tas d’inventions qu’ils n’avaient jamais vues. Ils sont accueillis par un couple à tendance hippie et … tout est forcément trop beau pour être vrai. Les trop gentils pourraient bien être les méchants et un seul un cataclysme (un vol de bananes et une armée de singes) va bousculer les familles jusqu’à ce tout finisse bien.  On pourrait râler sur le concept mais pourtant il fonctionne, notamment parce que le film est toujours, tout le temps, super drôle. S’il a perdu le côté touchant du premier volet, il s’enfonce dans l’humour et l’absurde. Citons en particulier le cas d’un des héros qui découvre le principe de la fenêtre et l’utilise comme une télévision mais aussi le gang des singes qui communique uniquement en se giflant.

Toutes les situations sont prétexte à des gags et les scénaristes comme les animateurs se sont manifestement beaucoup amusés, que ça soit pour grimer les héros en couleurs façon Power Rangers ou pour les déguiser en bananes géantes. Chaque scène, chaque gag, fait mouche et on rigole beaucoup. Qui plus est, le film est joli et la bande-son de Mark Mothersbaugh, qui succède à Alan Silvestri, fait le job. Finalement, que demander de plus ? Dreamworks n’a aucunement l’intention de rivaliser avec l’émotion d’un Pixar mais bien d’offrir un divertissement solide qui fera marrer toute la famille.

En ces temps moroses, on ne va pas s’en plaindre.

Les Croods Nouvelle Ère, de Joel Crawford – En salles le 7 juillet 2021

Voir les commentairesFermer

Laisser un commentaire