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Critique : Le Faucon et le Soldat de l’Hiver

Après WandaVision, on continue notre série de critiques des séries Marvel Studios destinées à la plate-forme Disney+ avec le Faucon et le Soldat de l’Hiver. Attention néamoins, on spoile.

Episodes 1 à 4

WandaVision tentait, très maladroitement, une approche différente du Marvel Cinematic Universe. Le résultat était bancal, voir loupé et on était donc curieux de plonger dans les aventures du Faucon et du Soldat de l’Hiver. C’était en effet un retour aux sources, et un dérivé de la meilleure trilogie Marvel, celle de Captain America. Le résultat est pour le moins intéressant et divertissant.

Souvenez-vous donc qu’à la fin d’Endgame, Steve Rogers confie le bouclier légendaire au Faucon. Mais pas question pour Sam Wilson de revêtir la tenue de son ami. Il confie le bouclier au gouvernement qui va finir par trouver un successeur à Cap’ en la personne d’un soldat multi-médaillé et qui a bien du mal à gérer son potentiel succès.

De son coté, le Soldat de l’Hiver tente se racheter une morale en protégeant la descendance de ses victimes. Souvenez-vous. Il était manipulé par Hydra et était devenu une machine à tuer. Revenu du coté des vivants, il a des cas de conscience.

Tout ce petit monde va se retrouver dans une quête au super-serum. Un groupe d’activistes, qui préférait le monde où la moitié de la population avait disparue (la période dite du “blip”). En chemin, ils croiseront le baron Zemo et Sharon Carter.

Il en résulte une série qui évoque de manière intéressante le monde d’après, surtout dans ses premiers épisodes. C’était déjà bien fichu dans un épisode de WandaVision : comment la population a vécu les réapparitions de leurs proches cinq ans après Thanos et comme ils ont dû gérer. Fallait-il rendre leurs maisons et emplois à ceux qui sont revenus et faire comme si de rien n’était. Ou au contraire, faut-il gérer cette population comme des réfugiés. La série se pose la question. Pour un peu trop plonger ensuite dans son intrigue.

Les thèmes abordés dans les premiers épisodes, y compris le racisme, sont mis de coté pour nous faire profiter des péripéties des personnages, avec un Faucon et un Bucky en mode “buddy movie”. Leur partenariat est introduit au forceps mais le duo finit par fonctionner. On regrettera quand même la réécriture de Zemo, qui passe d’un nobody prêt à tout pour venger ses proches à un baron de la pègre, qui a des liens dans le milieu.

La série profite pleinement du MCU pour évoquer plein d’arcs narratifs, de celui de Sharon Carter aux liens du Soldat de l’Hiver avec le Wankada. Si ça fonctionne bien pour le fan (qui croisera même des références aux X-Men), c’est beaucoup plus désarçonnant pour le néophyte qui rentre dans la série sans avoir tout vu, d’autant que les changements d’écritures n’aident pas.

La fin du quatrième épisode redistribue les cartes et on a désormais hâte de voir comment ça finit. Si on n’a pas vraiment de doute quand à la résolution de l’intrigue principale, on peut quand même se demander ce qu’il adviendra des personnages. Tout est encore permis.

Episodes 5 et 6

Episode de transition, le cinquième de la série se permet de ne pas raconter grand chose, du moins en ce qui concerne l’intrigue principale et les fameux terroristes. L’intrigue préfère rejoindre celle de l’introduction. On revient donc aux préoccupations familiales de Sam et à son engagement.

Si l’arc du Soldat de l’Hiver continue à ne pas être très intéressant, et complètement survolé, celui du Faucon est plus solide et ses échanges avec Isaiah Bradley sont intéressants. A l’heure actuelle, un afro-américain peut-il porter les couleurs de Captain America ? Est-ce que ça a du sens ?

La réponse est évidente, surtout quand on connait un peu la version comics, et le rendu est vraiment chouette comme le montre le début de l’épisode final. Malheureusement, la narration est brouillone, trop de lieux et de personnages (fallait-il vraiment réintroduire Batroc ?) et les motivations des différents protagonistes beaucoup trop floues. Que voulait vraiment la jeune terroriste ? Et pourquoi celui qui deviendra US Agent revire-t-il si vite de bord ? Heureusement l’action est sympathique et le mix entre Captain America et le Faucon vraiment réussi.

Le discours que tient le Faucon aux autorités à la fin de l’épisode résonne fort avec l’actualité et fait plaisir à entendre. Il permet en plus de montrer que le personnage de Sam Wilson a bien les épaules nécessaires pour porter à son tour le bouclier.

Trop long et souvent bancal, The Falcon & The Winter Soldier était néanmoins plus intéressant et mieux fichu que WandaVision. La conclusion et la scène post-générique habituelle laissent penser qu’il y aura une suite. Une saison 2 ou un film autour de l’intrigue ? En tout cas, on suivra les aventures du nouveau Captain America avec plaisir.

Le Faucon et le Soldat de l’Hiver – Disponible sur Disney+

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