Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Critique : Fast & Furious 9

On manque surement à nos devoirs en n’ayant critiqué au fil des ans qu’une partie de la saga Fast and Furious. Vous pouvez quand même nous lire sur le fameux cinquième, le 6 et celui signé James Wan. On a aussi profité du 14 juillet pour aller voir le neuvième film de la saga.

LA CRITIQUE

20 ans. C’est la période qui nous sépare du premier Fast and Furious de Rob Cohen. A l’époque tout était simple : Vin “Dominic Torreto” Diesel volait des magnétoscopes et Paul “Brian” Walker un petit flic de L.A chargé de le coffrer, le tout dans un univers de courses de voiture. Depuis, la saga a connu huit films, plusieurs réalisateurs, un spin off, le décès tragique d’une de ces stars et un virage scénaristique qui, sur vingt piges, ressemble à un grand écart.

Dans ce neuvième volet, Dom coule une retraite paisible. Il en est sorti car ses anciens co-équipiers sont venus le chercher pour venir en aide à une connaissance et pour retrouver un objet technologique qui peut hacker n’importe quoi. Oui, c’est aussi le scénario du film précédent. Mais là, un truc change : Dom va devoir affronter son frangin, dont on n’avait jamais entendu parler.

Après F. Gary Gray et James Wan, le réalisateur Justin Lin revient à la franchise, lui qui l’avait doucement faite virer vers autre chose que le film de bagnole avec le fantastique cinquième volet. Il ouvre son long métrage à l’ancienne, façon Jour de Tonnerre, avec une course dans les années 80 et un grain à l’image : un flashback sur Torreto père, histoire de justifier le frangin et quelques éléments de background dont la fameuse croix.

La première grosse poursuite du film, celle montrée dans la bande-annonce et filmée dans la jungle mexicaine, va vite donner le ton : en nous montrant une idée de départ similaire à la précédente (et même au 7e volet en fait…) et en filmant la première poursuite de manière hyper banale, sans jamais réussir à lui donner du souffle ni de l’envergure, on va se rendre compte d’une chose. Plus personne n’en a rien à foutre. Les comédiens jouent mal, le réalisateur est en pilotage automatique et malgré la débauche de moyens rien n’est jamais impressionnant.

Seul Vin Diesel, producteur depuis le 4e volet, y croit encore, faisant de Dominic Torreto le nouvel Ethan Hunt. Ou du moins dans sa tête. Il serre les dents quand il est fâché, sourit le reste du temps et rappelle que la famille est le plus important. Évidemment, en bon chef de bande, il sauve le monde en envoyant ses potes dans l’espace mais ce n’est pas suffisant.

Où est passée l’impressionnante mise en scène de Justin Lin sur le cinquième film et sa poursuite avec un coffre fort ? Où est passée la vigueur d’un James Wan ? Pourquoi Torreto n’affronte jamais John Cena alors qu’ils avaient les moyens de refaire un combat comme le lourd face à face Torreto/The Rock ? Tout le monde s’en bat les steaks.

Pourtant, le film contient quelques belles idées, notamment l’utilisation d’aimant pour faire virevolter des bagnoles. Ca aurait pu donner un formidable ballet de tôle froissée mais Justin Lin n’y parvient pas. La combinaison high tech qu’on voit dans la bande-annonce et qui permet de soulever des voitures au vol ? un cameo. La scène spatiale ? Une blague géante. Et on ne vous parle pas du ridicule flashback où Diesel revoit son passé alors qu’il manque de se noyer.

F9 est bavard et finalement assez chiche en action, à l’image du volet précédent. Il reste deux films, filmés “back to back” pour conclure la saga et le très long arc narratif high tech où tout le monde est désormais un espion du gouvernement. Les derniers films reviendront-ils à ce qui a fait le vrai succès de la saga ? Il est encore temps de changer de vitesse.

Fast and Furious 9, de Justin Lin – Sortie le 14 juillet 2021

Voir les commentairesFermer

Laisser un commentaire