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Critique : Doctor Strange in the Multiverse of Madness

Le multiverse. Nouvelle marotte des producteurs, de Spider-Verse au Marvel Cinematic Universe. Tout le monde veut plonger dans ce nouveau bac à sable qui permet de décliner des personnages existants, en jouant sur les réalités. Du coté de la Maison aux Idées, le Multiverse avait été esquissé dans la série animée What If (que le film qui nous intéresse n’oublie pas) pour mieux nous en faire un peu profiter dans Spider-Man No Way Home. Mais l’aventure du Tisseur était surtout l’occasion de faire revenir de vieux visages, pas de prendre à bras le corps les possibilités offertes par ce nouveau jouet. Heureusement, Sam Raimi est là.

Pitchons rapidement l’histoire en spoilant brièvement les premières minutes (sautez au paragraphe suivant après la photo si besoin).
Au cours d’un sauvetage très superhéroïque, le Docteur Strange fait la connaissance d’America Chavez, une ado capable de voyager entre les univers et pourchassée par un méchant. Il se tourne alors vers Wanda, pour mieux découvrir qu’elle est la responsable. La Sorcière Rouge, pas vraiment remise des évènements de la série WandaVision, veut retrouver les enfants qu’elle s’est créée et elle ne peut le faire que dans d’autres univers. C’est l’occasion pour le spectateur de plonger dans ce que nous propose le titre.

Le premier Doctor Strange était un divertissement sympathique, plombé par un humour raté tout en étant sauvé par son interprète. L’arrivée de Sam Raimi sur ce projet est une bénédiction, tant elle permet au réalisateur (qui nous manquait, avouons-le) de retrouver des éléments qu’il affectionne, de l’horreur au super-héroïsme pur jus (une scène rappelle d’ailleurs Spidey 2ème du nom) en passant par l’inévitable Bruce Campbell dans un superbe caméo.

Il en résulte un film mis en scène, rythmé, où l’on sent que le réalisateur parachuté s’est pris d’affection pour les personnages. Ce n’était pourtant pas chose facile tant le film renvoie à différentes productions précédentes, et plus seulement au cinéma. Mais Raimi s’approprie l’ensemble pour mieux s’y faire plaisir, offrant des moments gores ou presque horrifiques jamais vu chez Marvel. Insistons sur ce point : si vous avez amené vos enfants voir le mignon Shang Chi, cette fois-ci ils resteront à la maison à moins d’avoir les douze ans requis. Le film verse étonnamment dans l’horreur (et dans la folie des personnages) dans un dernier acte qui tient la route jusqu’au plan final.

In The Multiverse of Madness parvient à nous surprendre jusqu’à ses cameos. On n’en dira pas d’avantage évidemment mais sachez qu’il y a une séquence, et un personnage en particulier, qui relève du fantasme prenant vie à l’écran. Benedict Cumberbatch est toujours impeccable, tout comme Elizabeth Olsen. Xochitl Gomez en America Chavez est un peu en dessous mais ce n’est pas très grave. On pourra reprocher au film d’être sage avec l’utilisation des multiverses. On ne voit finalement pas grand chose à part quelques lieux cloisonnés et une version de New York où… tout le monde porte des chapeaux.

Mais peu importe. Doctor Strange 2 est un divertissement solide, une remontée de pente glissante pour la firme de Kevin Feige, capable de tout et n’importe quoi ces derniers temps. Le film prouve, s’il le fallait, qu’un auteur-réalisateur peut d’avantage apporter au MCU d’un inconnu à la botte des producteurs, tout en jonglant avec un cahier des charges pourtant bien épais. Sam Raimi est de retour, et ça fait bien plaisir.

Doctor Strange in the Multiverse of Madness, de Sam Raimi – Sortie en salles le 4 mai 2022

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