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Critique : Buried

Récompensé du Prix Nouveau Genre lors de l‘Etrange Festival, Buried, l’expérience cinématographique de Rodrigo Cortés (un film entièrement consacré à un homme enterré vivant) vient de recevoir lors du Festival de Sitges un Melies d’Or, récompensant le film fantastique de l’année.
Le film a également bénéficié d’une promo géniale, une bande annonce interactive dans laquelle l’homme enfermé sous terre vous appelle vous directement sur votre propre téléphone (à voir en cliquant ici).
En voici la critique.

Buried – Sortie en salles le 3 novembre 2010
Réalisé par Rodrigo Cortés
Avec Ryan Reynolds
Ouvrez les yeux. Vous êtes dans un espace clos, sous 1 tonne de terre irakienne avec 90 minutes d’oxygène et pour seule connexion vers l’extérieur un téléphone portable à moitié rechargé. Tel est le destin de Paul, entrepreneur Américain pris en otage et enfermé dans une boîte. Le temps file et chaque seconde qui passe le rapproche d’une morte certaine…

Alexandre Aja l’a beaucoup évoqué lors de la promo de Piranha 3D en France. Le cinéma espagnol à tendance thriller-frantastique est audacieux. De L’Orphelinat à [Rec], les réalisateurs là-bas osent et le public suit. Mais on ne vous parlera ni de Paco Plaza et Jaume Balagueró, ni de Juan Antonio Bayona mais de Rodrigo Cortés.

Rodrigo Cortés a eu l’audace de faire un film de 1h40 avec un seul acteur, enterré vivant dans un cercueil en bois. Sans la moindre scène extérieure.

Il a eu l’audace de confier l’unique rôle visible (on entend quelques voix dans un téléphone) à Ryan Reynolds. L’acteur, très attendu dans Green Lantern, n’est pas vraiment réputé pour être doué et ses diverses nominations (dans le rôle de Hal Jordan mais aussi de Deadpool dans l’univers des X-Men) ne ravissaient pas grand monde. Buried ôte toute peur à ce niveau-là. Reynolds, seul dans son cercueil, livre une performance de haute volée.

L’homme qu’il incarne est en Irak et a été enterré vivant dans une caisse de bois suite à une embuscade. Ses ravisseurs veulent une rançon et lui laisse pour survivre un téléphone portable à moitié chargé, un briquet et quelques objets qu’il découvrira par la suite pour tenter de recueillir l’argent et s’en sortir. Niveau suspens, ça se pose là ! Oubliez d’ailleurs tout ce qui a été fait en matière de huis clos. Oubliez Phone Game de Joel Schumacher, pourtant plutôt efficace, mais prenant le risque de sortir de la cabine téléphone pour montrer autre chose. Buried n’est filmé que dans le cercueil, qu’on verra sous toutes ses coutures et éclairé comme il peut.
Rodrigo Cortés s’offre quand même le luxe de deux plans un peu oniriques et inattendus s’éloignant du personnage (ce qui n’est pas possible puisqu’il est bel et bien coincé) comme pour mieux renforcer la notion d’isolement.

Dans ce genre de contexte, le plus difficile est de tenir sur la durée. Schumacher ne tient que 1h20. Cortés tient 20 minutes de plus, sans qu’on voit le temps passer, le spectateur vivant avec le personnage de Reynolds.
On peut également craindre le manque de réalisme. Le film tient également la route à ce niveau là, puisque quasiment en temps réel. On s’inquiétera cependant de la qualité du réseau GSM 3G en Irak sans doute un peu trop puissant pour l’endroit et de quelques éléments mal disséminés, comme le fait qu’il ne trouve que certains objets pourtant à ses pieds qu’assez tard dans le film. Quelques astuces un peu bancales font durer un suspens qui reste quand même prenant.

Et au milieu de ce suspens intense, Cortés s’offre également le luxe (de l’audace, encore !) de quelques moments d’émotions notamment une scène pendant laquelle Reynolds profitera du reste de sa batterie de téléphone pour appeler sa mère, pensant qu’il n’en sortirait pas. L’émotion remplace la tension juste quelques instants pour repartir de plus belle vers un final tout bonnement hallucinant.

Vous l’aurez compris, que vous soyez claustro ou pas, Buried de Rodriguo Cortés est un film prenant de bout en bout et ce, dès sa première image. Le réalisateur n’hésite d’ailleurs pas à commencer son film par une minute de noir complet sans rien à l’image.

Le cinéma espagnol n’a pas fini de nous étonner.

– Marc

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8 Comments

  • par Syphiss
    Posté vendredi 15 octobre 2010 17 h 03 min 0Likes

    #NeedToSee

  • Trackback: CloneWeb – L'actualité des héros » Détails » Critique : Buried | Celebs in the City !
  • par Anonyme
    Posté vendredi 15 octobre 2010 20 h 48 min 0Likes

    Une critique qui fait envie. J’ai toujours trouvé Ryan Reynolds intéressant, dans Blade III, dans Wolverine (que des chefs-d’oeuvres…) mais un peu amorphe.

  • par LudSidious
    Posté vendredi 15 octobre 2010 22 h 10 min 0Likes

    brrrrr ! D’un côté, ça donne vachement envie, mais de l’autre, le simple fait de voir cette bande annonce me fait carrément flipper ! C’est vraiment angoissant. Je doute être capable d’y aller, sinon, je vais mal dormir pendant des jours…

  • par Misutsu
    Posté dimanche 17 octobre 2010 11 h 36 min 0Likes

    La bande-annonce qui permet d’être appelé par le camionneur est excellente, ça donne vraiment envie !

  • par kelso
    Posté lundi 18 octobre 2010 13 h 01 min 0Likes

    Putain que ca a l air bon!!!!!!!

  • Trackback: CloneWeb – L'actualité des héros » Demain, c’est … mercredi 3 novembre
  • par Misutsu
    Posté dimanche 7 novembre 2010 10 h 25 min 0Likes

    C’était pas mal, sauf qu’à la fin, tout le monde a eu un peu la même réaction “Hein quoi le film est terminé là ??”!

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