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Critique : Boss Level

Un temps annoncé sur Amazon Prime, c’est finalement dans nos bons vieux bacs qu’atterrit le dernier long métrage de Joe Carnahan (ou sur Hulu si vous habitez outre-Atlantique) grâce à Metropolitan qui lui offre DVD et blu-ray dès le 6 mars prochain.

LA CRITIQUE

Après l’excellent The Grey sorti en 2011, Joe Carnahan retrouve son camarade Frank Grillo pour une histoire de boucle temporelle, un sujet définitivement à la mode. Si vous pensiez que Groundhog Day et Bill Murray avaient fait le tour du du sujet, détrompez-vous. Les exemples récents prouvent qu’il y a encore des choses à faire avec le concept. L’excellent Palm Springs proposait une comédie déjantée sur le principe et The Map Of Tiny Perfect Things (tous les deux par ailleurs dispos sur Prime) est une jolie rom-com débordante de belles idées.

Dans Boss Level, le sujet est tout autre. Le héros, un ancien des Forces Spéciales, se réveille chaque matin en évitant une machette puis voit son appartement détruit par une mitrailleuse. Survivant (pas toujours) aux assauts, il va découvrir que son emprisonnement dans la boucle est là pour l’aider à sauver sa femme et à stopper un complot mené par Mel Gibson, en grand méchant de l’histoire.

Joe Carnahan oblige, l’action est au rendez-vous. Avec son héros charismatique, ancien soldat, sachant tout faire et de belles scènes d’actions parfaitement cadrées et ensoleillées, le film renoue avec l’actioner des années 90. On pense à True Lies ou même à Last Action  Hero pour le coté presque absurde de certaines scènes mais aussi à Deja Vu, le film du regretté Tony Scott pour l’aspect SF. Bref, on est loin des films d’actions “dark & gritty” du moment pour mieux plonger dans le divertissement solide et lumineux.

Et Carnahan n’est pas dupe. Il sait que son scénario est simple, que le spectateur sait quoi chercher. Alors il ajoute une petite couche de jeux vidéo à son ambiance, dès le titre, dès le générique et ses logos façon 8 bits, et même dans une séquence où il sera frontalement question de vieilles consoles et autres jeux de combats. Le héros est un personnage qui doit passer les niveaux d’un jeu, le refaire des dizaines de fois jusqu’à le connaitre par cœur, mourir, recommencer… pour arriver jusqu’au boss final. Mais même là, le réalisateur et scénariste nous prend à rebrousse poil pour mieux nous proposer un dernier acte et permettre à son concept de rebondir, en utilisant à bon escient son comédien. Frank Grillo est capable de jouer tout à fait correctement quand il est bien dirigé et impliqué dans un vrai projet, pas juste un film pour payer ses factures.

Même si Mel Gibson n’est là que pour le plaisir, Boss Level est un divertissement de belle tenue, du cinéma cool mâtiné de références bien actuelles et d’un poil de nostalgie, juste ce qu’il faut pour se dire qu’on aurait adoré le voir sur un grand écran avec des copains et un gros seau de pop corn.

Boss Level de Joe Carnahan, en DVD et blu-ray le 5 mars 2021

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2 Comments

  • par broack dincht
    Posté samedi 13 mars 2021 22 h 46 min 0Likes

    ah, ça doit être des images du tournage que vous avez mis là en illustration; dans le film, il n’y a pas de corde pour retenir la gatline, ni les cables en dessous

    Qu’est ce que c’était bête, mais c’était bien drôle.

  • par Marc
    Posté lundi 15 mars 2021 13 h 42 min 0Likes

    Des photos de presse officielles.

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