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Critique avant-première : Le Drôle de Noël de Scrooge

C’est un peu Noël en avance sur CloneWeb puisque j’ai pu voir mardi dernier le nouveau film de Robert Zemeckis au titre improbable en français : Le Drôle de Noël de Scrooge.
Avant de vous livrer ma critique, notez que le film est montré en avant-première mardi 17 novembre prochain dans 350 salles de France en partenariat avec le Rotary Club pour l’opération Espoir en Tête. La place est plus chère qu’à l’accoutumée (15 euros) mais 8 euros au moins sont reversés à la Fédération sur la Recherche pour le Cerveau.
Un joli geste pour voir… un très joli film.

Je n’ai pas aimé Beowulf, la précédente réalisation de Robert Zemeckis en motion capture. Le rendu était vraiment particulier, à mi-chemin entre une cinématique de jeux vidéos et des images se voulant réalistes.
Et puis je pensais à ce moment-là que c’était une méthode de fainéant : pas de décors à réaliser, pas de costumes à coudre, pas d’épées à forger. Des capteurs, un fond vert, et l’affaire est dans le sac.

Le Drôle de Noël de Scrooge (ou A Christmas Carol en version originale, le titre est plus joli) m’a fait changé d’avis. Le fait que la projection était en 3D avec lunettes a peut-être aidé mais j’ai vraiment trouvé le film très beau. C’est admirablement réalisé, Zemeckis propose des plans superbes parfois impossibles (ou du moins difficile) à faire avec des décors réels. Rien que les différents survols de Londres en 3D sont incroyables.
Les décors sont très soignés, détaillés, précis. Il a également fait de meilleurs choix, notamment en n’essayant pas de faire ses personnages trop réalistes. Du très grand air me réconciliant avec la technique et de bon augure pour Tintin.

L’avantage de cette capture de mouvements, par rapport à un Pixar par exemple, c’est l’animation des personnages. On voit un vieux grincheux se promener dans Londres au 19e siècle mais ce vieux grincheux a les mimiques, les tics, les mouvements, le regard d’un Jim Carrey en très grande forme (et d’un Emmanuel Curtil pour la version française au même niveau).

Alan Silvestri de son coté revient en force en reprenant un ou deux airs traditionnels de Noël réarrangés et réorchestrés dynamiquement, nous faisant oublier que ses précédentes compositions étaient particulièrement oubliables. Vous sifflerez un thème de Noël en sortant de la salle, c’est une évidence !

Je vous parle de la technique mais j’en oublie l’histoire ? C’est presque volontaire. Si vous avez vu Le Noël de Mickey, le moyen-métrage avec Picsou en Scrooge, vous la connaissez déjà. Elle était très fidèle à Charles Dickens et l’histoire de Zemeckis l’est tout autant. Certains dialogues issus du texte d’origine sont d’ailleurs rigoureusement identiques.

Malheureusement, Scrooge est un film vraiment très ancré dans Noël. Ambiance couronnes de sapin, dindes dans le four, cadeaux, chocolats chaud et chorales dans la rue. S’il m’a charmé à un moment de l’année où les grands magasins parisiens testent leurs éclairages, il n’aura surement pas le même impact au mois d’août. Et si vous faites partie des gens qui n’aiment pas les fêtes de fin d’année, passez clairement votre chemin.

Mais c’est clairement un film à voir en décembre, en famille avec bruits de clochettes, marrons chauds, et chants de Noël.

Sortie dans les salles le 25 novembre.
Avant-premières le 17 novembre.

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5 Comments

  • Trackback: Tweets that mention CloneWeb – L'actualité des héros » Détails » Critique avant-première : Le Drôle de Noël de Scrooge -- Topsy.com
  • par Sylvebarbe
    Posté jeudi 12 novembre 2009 19 h 38 min 0Likes

    J’attends ça avec une grande impatience et tu donnes de plus en plus envie. Zemeckis devrait poursuivre dans la même voix avec « Casse Noisette ».

  • par Sylvebarbe
    Posté vendredi 27 novembre 2009 11 h 38 min 0Likes

    Une réussite aussi pour ma part. Zemeckis adapte très fidèlement le classique de Dickens dans des décors et un visuel inouï, les survols de Londres enneigé sont un très grand moment.

    Jim Carrey et Scrooge et n’en fait pas trop, de plus Zemeckis n’hésite pas à faire des passages qui pourraient faire peur au plus jeune bienvenus.

    Une nouvelle réussite du cinéaste dans le domaine de l’animation avec une 3D sympathique mais qui n’apporte rien de bien neuf, un très bon film pour les fêtes.

  • par FredP
    Posté dimanche 29 novembre 2009 11 h 14 min 0Likes

    C’est aussi ce que j’ai ressenti en allant voir le film. La technique se perfectionne depuis Beowulf (et tant mieux), le rendu est très beau, Carrey au top, et on se sent bien dans l’ambiance de Noël après tout ça. Pari réussi.

  • Trackback: CloneWeb » Un Dimanche, Une Critique : The Mask

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