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Big Bug : le prochain Jean-Pierre Jeunet dévoilé

Le 17 janvier, Netflix a ouvert ses bureaux parisiens en présence du boss Reed Hastings. Parmi les guests, Jean-Pierre Jeunet. Le réalisateur venait présenter Big Bug, le long métrage qu’il tournera pour la plate-forme.

Avec Elsa Zilberstein, Alban Lenoir, Manu Payet et Isabelle Nanty, Big Bug sera une comédie de science-fiction en huis clos avec des robots. Ca pourrait être suffisant pour nous chauffer mais le réalisateur s’est en plus exprimé, via Facebook, sur ce projet qu’il a d’abord tenté de monter avec des producteurs de cinéma français.

Il y dévoile également un futur faux documentaire pour les vingt ans d’Amélie Poulain. Le film était sorti en avril 2001.

Le 17 [janvier] a été annoncé officiellement à Paris, par Reed Hastings, le créateur de Netflix, la mise en production de BigBug, que va financer la plate-forme. Ce film va être produit par Eskwad et votre serviteur. Il fera partie d’une collection de films européens, un par pays, dans leur langue d’origine.

Toute mon équipe est sur le pied de guerre, déco, son, image, costumes, montage, etc.
Le casting sera composé de Claire Chust, Elsa Zilberstein, Alban Lenoir, Manu Payet, Isabelle Nanty, Youssef Hadji, Claude Perron, François Levantal et deux adolescents : Marysol Fertard et Helie Thonnat.
Il s’agit d’une comédie de SF, en lieu clos, avec des humains et des robots, androïdes et mécaniques.

J’ai vécu pour ce projet, (toute proportion gardée) un peu la même histoire que Scorsese avec The Irishman. J’ai traîné ce script en France pendant 4 ans, me suis vu rejeté par tous, comme l’avait été en leur temps Délicatessen et Amélie Poulain. Et comme Amélie, Brigitte Maccioni de UGC en est tombée amoureuse et a voulu le produire. Mais elle n’a pas réussi car visiblement des robots dans une comédie française, ça ne rentre pas dans une case.

Et un jour David Kosse de Netflix m’a écrit de Londres me demandant si je n’aurais pas un projet. Le “oui” avec un grand sourire est revenu 24 heures après !

Et depuis nous vivons un rêve. Équipes enthousiastes, liberté totale, budget suffisant. Le fait que BigBug ne sortira pas en salle n’est pas un problème, car contrairement par exemple à TS Spivet qui était tourné en 3D dans les grands espaces américains, celui-ci se prête particulièrement au petit écran, au format télé. Et je dois avouer que l’idée de ne pas avoir à affronter la sortie salle, avec les chiffres couperets qui tombent à 10h du matin, est plutôt un soulagement. Et savoir que 138 millions d’abonnés pourront le voir est extrêmement excitant !

Non, les plate-formes ne vont pas tuer le cinéma, car les choses s’empilent, se complètent, ne se remplacent pas. Le cinéma n’a jamais tué le théâtre, il y a même encore des films en noir et blanc…

Début du tournage le 20 avril, pour une sortie en mars 2021.

Et après, 2 autres projets de long métrages qui cette fois excitent les producteurs, 1 projet de série, et pour les 20 ans d’Amélie un faux documentaire totalement délirant et poilant !

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