Mes deux envoyés spéciaux au Festival du Film Fantastique de Neuchatel ont commencé leur marathon hier et vont tenter de voir environ six films par jour. Voici le premier compte rendu des films vus. La suite, bien entendu, demain !

Grace, de Paul SoletBande-annonce
Le premier long métrage de Paul Solet s’avère être un thriller laborieux qui peine à installer un rythme et qui ne prend jamais de vraie direction. Si tôt vu, si tôt oublié. Parait-il que c’est aussi ça le NIFFF.

The Thing, de John CarpenterBande annonce
Dans le cadre de la carte blanche donnée au président du jury le réalisateur sud-coréen Bong Joon-Ho, il était possible de (re)découvrir le film de Carpenter en 35mm. Autant dire d’emblée que les sensations s’en trouvaient décuplées par rapport à un visionnage tv ou dvd. Une excellente ambiance dans la salle et le charme de la pellicule un peu abîmée ont fait de cette “rediff'” un des meilleurs moments du festival. Il est cependant regrettable que ce choix de programmation soit le fait de Bong Joon-Ho (un monsieur tout à fait charmant et amusant) et pas une feature régulière. Voir un chef d’œuvre comme The Thing dans un festival de cinéma fantastique semble pourtant aller de soi, il est bon de faire des piqûres de rappel de temps à autre (en l’occurrence, c’était une sacrée seringue). Un classique sur grand écran ça n’a pas de prix, et lorsqu’on n’habite pas Paris, il n’y a guère que dans ce genre de festivals qu’on y a droit.

Homicidal, de William Castle – Extrait 1 et 2
Ce film a ouvert la rétrospective William Castle. Ce fut une savoureuse surprise, d’autant que Castle n’est pratiquement pas connu du grand public. Homicidal est une série B sans complexe qui lorgne du côté d’Hitchcok (et qui n’est pas dépourvue de qualités techniques). Castle avait de la malice à revendre et sa démarche en apparence un peu gadget s’avère être plus intéressant qu’il n’y parait. Si les fameuses interactions directes avec le public pour lesquelles le réalisateur s’est rendu célèbre sont finalement peu nombreuses (du moins pour Homicidal, qui n’en compte qu’une), l’ambiance dans la salle était tellement bon enfant et enthousiaste qu’il y a bien eu communion entre le public et le film tout du long. Ce premier galop d’essai donne envie de découvrir la suite, chose à laquelle je ne m’étais pas spécialement préparé. Le NIFFF, machine à surprises ?

The Chaser de Hong-jin NaBande annonce
L’occasion de tester l’Open Air : une installation de qualité, un écran imposant, un bon moyen de littéralement changer d’air après avoir passé toute la journée dans la même salle. Pour les Suisses, c’est aussi une avant première, le film étant sorti chez nous il y a quelques semaines. On a donc affaire à un thriller sud-coréen bien troussé mais parfois un peu longuet (plus de 2 heures).

A suivre…

– Basile et Alex

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