Master of Horror est une nouvelle série réunissant des grands réalisateurs de films d’horreurs. Des personnalités comme Dario Argento, John Landis, John Carpenter ou encore Joe Dante ont eu carte blanche pour réaliser chacun une histoire d’horreur. Ces histoires sortent maitenant en DVD…

Des séries fantastiques, la télévision en a produit des dizaines, voire des centaines, depuis le début des années 60, depuisLA QUATRIÈME DIMENSION. Un genre extrêmement populaire où toutes les idées, tous les thèmes semblent avoir étéexploités. Quel sang neuf pouvait donc y apporter MASTERS OF HORROR ? La réponse est dans son titre : des noms. Ceux de cinéastes qui, dans le fantastique et l’horreur, ont fait leurs preuves, ont marqué ces genres d’une empreinteindélébile et en ont fait ce qu’ils sont aujourd’hui. Des noms devenus, avec le temps ou avec un seul film, synonymes defrissons, de peur et de surnaturel à l’écran. Les noms de « vieux » maîtres allant sur leur soixante ans ou de jeunes plutôtsur la trentaine

Le mérite d’avoir réunis des personnalités comme John Carpenter, Stuart Gordon et Takashi Miike sous le même pavillonnoir revient à Mick Garris, inséparable illustrateur de Stephen King qu’il gratifie au cinéma de LA NUIT DÉCHIRÉE età la télévision d’un nouveau SHINING et du FLÉAU.
Un beau jour, Mick Garris parvient à réaliser non pas un film, mais un rêve : réunir autour de la même table pour un bondîner entre potes le gotha des cinéastes de la peur. Aucune arrière-pensée dans l’initiative : seulement l’envie de passer unbon moment entre gens de bonne compagnie. Tandis que verres, assiettes et fourchettes tintent, à la table d’à côté, desclients fêtent un anniversaire selon le rituel américain du gâteau offert par le restaurant et le « happy birthday » entonnéalors que les lumières s’éteignent. D’un coup, l’un des artistes, Guillermo Del Toro (HELLBOY, L’ÉCHINE DU DIABLE) se lève et, non sans un certain panache, lève son verre. « Les maîtres de l’horreur vous souhaitent un bon anniversaire ! » lance-t-il spontanément. Hilarité générale. S’il rigole aussi de bon coeur, Mick Garris n’en commence pas moins àréfléchir. « Masters of horror, Les maîtres de l’horreur… Quelle bonne idée… » Idée qui fait son chemin. Il ne lui fautpas longtemps pour jeter les bases de la future anthologie où le chiffre de treize épisodes s’impose de lui-même. Commeles réalisateurs d’ailleurs, dont la plupart répondent « présent » à l’appel. Ceux qui, pour principalement des questionsd’emploi du temps, ne le peuvent promettent de revenir en deuxième saison.
Si les grands de la terreur se précipitent sur MASTERS OF HORROR, ce n’est pas tant pour honorer une invitation del’ami Mick Garris que pour pouvoir faire exactement ce qu’ils désirent, sans contrainte aucune dans le cadre pourtant trèscontraignant de la production américaine.

« La série repose sur le principe de la totale liberté » explique Mick Garris. « Elle donne à chacun une autonomieoptimale. Aucune censure dans MASTERS OF HORROR. Le politiquement incorrect y est même fortementrecommandé. Nous sommes là pour divertir un public adulte, pas pour participer à l’éducation de la jeunesse. »

« En clair, MASTERS OF HORROR revendique haut et fort ce que la télévision réprime le plus souvent aux Etats-Unis.Il était essentiel à nos yeux que chacun puisse s’exprimer selon sa sensibilité. Que l’épisode de John Carpenter neressemble pas à celui de Dario Argento. » De la métaphore politique de Joe Dante à la science-fiction nihiliste de TobeHooper en passant par la love-story maladive de Dario Argento, le burlesque stoïque de John Landis et le pessimismegrinçant de John Carpenter, MASTERS OF HORROR plaide non seulement en faveur du droit à l’horreur, maiségalement en faveur de l’expression la plus libre possible. « Je tiens également à préciser » termine Mick Garris, « que chaque épisode de MASTERS OF HORROR se déroule surune heure. Une durée supérieure à celle des séries TV traditionnelles ; elle donne le temps aux réalisateurs et scénaristesde développer une histoire, des personnages, comme le fond les films pour le cinéma. »

Sortie en DVD le 03 octobre :

  • John Carpenter :La Fin absolue du monde
  • John Landis :La Belle est la bête
  • Dario Argento :Jenifer
  • Stuart Gordon :Le Cauchemar de la sorcière
  • John McNaughton :Les Amants d’outre-tombe
  • Mick Garris :Chocolat

Sortie en DVD le 05 décembre :

  • Tobe Hooper : La Dance des morts
  • Takashi Miike : La Maison des sévices
  • Don Coscarelli : La Survivante
  • Lucky McKee : Liaison bestiale
  • William Malone : La Cave
  • Serial auto-stoppeur

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