Aujourd’hui est un évènement sur CloneWeb puisque l’équipe accueille désormais deux petits nouveaux, Robin et William, venus avec un projet intéressant qu’on va vous proposer mensuellement et que j’ai le privilège de vous présenter aujourd’hui : L’Histoire au Cinéma.

Ils sont passionnés d’histoire et de cinéma et ont donc décidé de vous parler de l’approche historique des films, de ce qui est exact, de ce qui est romancé, ou même de ce qui est anachronique.
Les costumes de Robin des Bois sont-ils conformes à leur époque ? L’héroïne d’Agora a-t-elle réellement existé ? Comment s’est réellement passée la bataille de Falkirk dans Braveheart ?

Voilà le genre de questions, et beaucoup d’autres auquel ils tenteront de répondre.
Le premier volume de L’Histoire au Cinéma est consacré à 300, le film de Zack Snyder mais aussi un peu la BD de Frank Miller dont le long métrage est tiré.

Très bonne lecture et n’hésitez pas à laisser vos avis concernant cette nouveauté dans les commentaires.

 

 

VOLUME 1 : 300

L’adaptation à l’écran par Zack Snyder du roman graphique de Frank Miller, 300, présente un double intérêt. Dans un premier temps, le film nous permet de mettre en avant certaines caractéristiques réelles datant de l’époque de la Grèce Antique, au moment de la Seconde Guerre Médique (480 avant J.C.). Il nous incite également à intervenir sur certains points qui masquent des réalités historiques, travesties pour les besoins du cinéma, véhiculant ainsi une image corrompue des événements auprès du public.

 

La cité de Sparte

L’adaptation rend compte de la spécificité dans le monde Grec de la cité de Sparte, connue pour sa tradition militaire. Le film débute sur un préambule mettant en scène ce que les Grecs appelaient « Agogè » et qui correspond au système éducatif spartiate. A sa naissance, l’enfant était en effet soumis à un examen par une commission déterminant si l’enfant était assez robuste pour vivre ou devait mourir pour ne pas être une charge pour la cité (comme Ephialtès, le spartiate bossu et déchu). Le réalisateur insiste bien sur l’embrigadement de la jeunesse par les autorités spartiates, l’enfant étant à l’âge de 7 ans arraché au berceau familial pour rejoindre le système d’éducation collective organisé par la cité, moment durant lequel l’enfant est soumis à des conditions rudes devant forger l’homme qu’il va devenir. Contrairement à ce que montrent les images du film, la séparation n’était pas si douloureuse, elle procurait même une certaine fierté auprès des parents qui, élevés dans les mœurs de cette tradition guerrière, voyaient dans ce rite de passage à l’âge adulte, une nécessité sans contestation possible. Le film n’énumère pas tous les détails de cette période rude pour l’enfant, puis pour le jeune homme, mais de manière générale rend bien compte de cette idée d’éducation guerrière et difficile qui était une réalité de l’époque constituant la spécificité du fonctionnement spartiate, du fait d’une éducation prise en charge par la cité.

Il nous appartient de corriger certains aspects relatifs au fonctionnement de la cité de Sparte et qui ne sont pas bien rendus. Tout d’abord, le film, aussi bien que la bd dont il est inspiré, nient l’existence du deuxième roi à Sparte. En effet, la cité de Sparte avait cette particularité d’être gouvernée par deux rois en provenance de deux familles, les Eurypontides et les Agiades, issues selon la légende de deux jumeaux descendants d’Hercule. L’analyse des textes attestent de la présence à Sparte, au moment concerné, du roi Léotychidas II (Eurypontide), qui est complètement négligé ici. On induit de ce choix la volonté de mettre en avant le seul personnage de Léonidas pour accentuer son héroïsme, du fait qu’il soit l’acteur principal de la bataille des Thermopyles. Cela dit, le film montre bien que le roi n’est pas seul maître des décisions au sein de la cité. En effet, son pouvoir était limité par les institutions et certains rois, comme Léotychidas, pouvaient être exilés à l’initiative des lois. Quant au « conseil » du film, il semble correspondre à la Gérousie spartiate, assemblée de 28 hommes normalement âgés de plus de 60 ans (ce qui n’est pas le cas dans le film) ou alors de l’Assemblée du peuple, mais son fonctionnement semble placé dans une perspective anachronique visant à en simplifier la compréhension auprès du public. Dans cette même idée, et il apparaît essentiel de dénoncer cette déformation historique, le réalisateur (et du fait, l’auteur) a complètement imaginé le rôle des Ephores dont seul le nom a été conservé. Les Ephores constituaient en fait un directoire de 5 citoyens Spartiates élus pour un an par l’Assemblé. Consanguins ? Comment cela serait-il possible en tenant compte du fait que tous les enfants malformés étaient précipités dans un gouffre à leur naissance ? De plus, les Ephores, élément tyrannique de la cité de Sparte, avec un pouvoir contrebalançant celui des rois, étaient à l’origine de bon nombre de décisions importantes et détenaient la réalité du pouvoir exécutif au sein de la cité, les rois ne gardant essentiellement qu’une fonction militaire. De plus, s’il est vrai que Léonidas avait consulté l’oracle avant d’engager le combat, celui-ci faisant partie intégrante d’une mentalité et d’une croyance commune à tous les Grecs, il se trouvait non pas à Sparte, mais à Delphes. C’est ce sanctuaire qui a prospéré et qui constituait une étape quasi systématique avant toute entreprise guerrière par les dirigeants du monde grec. L’oracle, connu sous le nom de Pythie, était souvent âgée, respirait certes des gaz douteux qui provoquaient un état de transe dans lequel elle rendait un oracle ouvert à toutes les compréhensions possibles. Elle était entourée de prêtres. Les Ephores et l’oracle constituent donc un des principaux détournements historiques opérés par l’auteur de la bd, et donc du réalisateur, qui a certes rétabli le nombre d’éphores à cinq, sans toutefois modifier leur caractère mystique sans doute considéré comme « nécessaire » aux besoins de l’écran.

 

La guerre et l’armée spartiate.

La bataille dont il est question ici est celle des Thermopyles (« portes chaudes ») qui a bien eu lieu au cours de la Seconde Guerre Médique. La principale source dont nous disposons pour ce qui est du récit des évènements sont les écrits d’Hérodote.

Le réalisateur, même en exacerbant une puissance spartiate à toute épreuve, a néanmoins rendu compte d’aspects réels et intéressants pour ce qui se rapporte au domaine militaire. Tout d’abord, comme nous l’avons déjà dit, la narration de l’éducation spartiate met en scène cette évidente prépondérance de l’activité militaire au sein de la tradition de la cité. Et le moment où Léonidas interroge les Arcadiens sur leurs différentes professions constitue un élément intéressant : Le modèle grec habituel est celui de l’armée de citoyens (comme à Athènes), quel que soit la profession de chacun, comme c’est le cas ici. Or, la mise en scène de la question de Léonidas à son armée, « Spartiates, quelle est votre profession ? », reflète cette spécificité spartiate de l’armée de métier qui est à l’origine du mythe de la tradition guerrière de cette cité et de l’excellence de ses hoplites. Les hoplites correspondent à ce qu’on appelle communément des fantassins. Ils devaient se procurer eux-mêmes leur équipement qui, par ailleurs, est bien rendu dans le film, avec la forme du casque couvrant la majeure partie du visage, le bouclier de forme circulaire, les cnémides (protection des tibias)… Le système de la phalange hoplitique est également bien retranscrit durant la première scène de combat : arrivée sur le lieu désigné pour la bataille, la troupe d’hoplites se déploie en lignes serrées, épaule contre épaule, bras gauche replié vers le corps, en général sur huit à douze rangs. La phalange apparaît aux alentours du VIIIème siècle en Grèce et est marquée par l’abandon de la distinction personnelle au combat au profit d’une égalité se traduisant dans la formation d’un rang agissant de concert lors des attaques contre l’ennemi, chaque hoplite protégeant le flanc de son voisin en décalant légèrement son bouclier. L’attaque consiste en une succession de chocs de la ligne de combat, visant à faire tomber successivement les lignes ennemies. Mais le film présente également un grand nombre de scènes où cette conception de la phalange est mise de côté au profit d’un combat plus homérique où le combat groupé fait place à la distinction personnelle par un combat au corps à corps. La mise en scène d’un tel système a sans doute pour but de donner un caractère plus héroïque et plus impressionnant aux combats présents à l’écran.

Le film, et donc à fortiori la bande dessinée, présentent les Perses comme étant des centaines de milliers, voire des millions, à combattre les forces de Léonidas aux Thermopyles, ce qui est assez peu réaliste. Mais comment pourrait-on en vouloir à l’auteur du roman graphique de se complaire dans des chiffres aussi fantaisistes, lorsque l’on sait qu’il s’appuie essentiellement sur les chiffres d’Hérodote, et que ce dernier semble lui-même avoir des difficultés avec cette question ? Pour une raison relativement simple, il n’est pas correct d’imaginer des millions de Perses déferlant sur le territoire grec à cette époque : l’espace géographique de la Grèce n’avait tout simplement pas les moyens d’offrir assez de provisions pour une armée de cette ampleur. Les études plus récentes tendent à montrer qu’Hérodote a sans doute lui-même confondu les myriades et les milliers. De façon plus raisonnable, on estime que 200 000 hommes (pour les forces terrestres seulement) ont été mobilisés par Xerxès au moment de la Seconde Guerre Médique. Là où, en revanche, les créateurs du film et de la BD sont moins innocents, c’est sur la vision déformée des forces spartiates. On n’y parle que du contingent des 300 Spartiates de Léonidas, et de quelques Thespiens et Arcadiens, peuples de Laconie ramassés en cours de route, ce qui ne pèse pas bien lourd face à la masse des Perses. Or on sait que les forces grecques mobilisées au moment des Thermopyles sont certes modestes, du fait des fêtes de la Carneïa et des Jeux Olympiques, mais plus nombreuses que dans le film : 3100 Péloponnésiens (parmi lesquels les Spartiates), 1000 Phocidiens, 700 Thespiens, et 700 Thébains. Pourquoi des choix aussi catégoriques ? D’une part, l’aspect hyper-déséquilibré de la bataille, qui plus que jamais semble perdue d’avance, renforce l’aspect héroïque des soldats spartiates qui semble tant plaire au réalisateur du film. D’autre part, le film étant essentiellement axé sur la figure du soldat spartiate, pourquoi s’embarrasser des autres peuples, qui finalement ne feraient que créer la confusion dans le déroulement du scénario, d’autant plus que l’historiographie dont nous avons hérité préfère mettre en valeur le rôle spartiate ?

Dans les deux formats récents qui traitent de la Bataille des Thermopyles, un personnage qui existe déjà chez Hérodote- mais sous une autre forme- est, d’un point cinématographique, plutôt intéressant, c’est bien sûr Ephialtès, le « traitre », spartiate difforme, rejeté dans un premier temps par Léonidas à cause de son invalidité au combat, et qui va par la suite indiquer à Xerxès le passage qui permettra aux Perses d’encercler les 300. Chez Hérodote, Ephialtès n’est qu’un berger du coin qui cède face aux pressions des Perses et leur indique le chemin. En faire un traitre, dans le film comme dans la BD, est intéressant dans la mesure où il devient un vrai personnage de cinéma, torturé, versatile, en quête de reconnaissance. Cependant, il est plus sérieux de penser que ce personnage, même chez Hérodote, n’est qu’une invention (il faut dire que l’auteur aime les contes), et que les Perses ont pu emprunter ce sentier dans la montagne à cause du manque de surveillance des Phocidiens qui étaient assignés à cette tâche.

 

Les partis pris du réalisateur. Vers quelle perspective ?

Loin d’être nécessairement des ignares en matière d’Histoire, Frank Miller, puis Zack Snyder dans le film, imposent néanmoins une vision du conflit et des deux camps qui peut laisser songeur, notamment du fait du contraste saisissant qui émane des descriptions des Spartiates d’un côté, et des Perses de l’autre.

Courage, fierté, abnégation, férocité : telles sont les valeurs mises en avant dans ce film pour décrire les 300 Spartiates de Léonidas. Si, en effet, on considère, et à juste titre, que les Spartiates étaient sur terre les meilleurs soldats de toute la Grèce, le film grossit le trait, ne lésinant ni sur l’hémoglobine, ni sur les scènes de combat aussi spectaculaires qu’irréalistes, mais c’est là l’apanage des films d’action. Ce qui l’est peut-être moins, c’est cette exacerbation des valeurs spartiates, de ces soldats dont la virilité ferait pâlir tous les Rambo du monde, ces hoplites prêts à mourir pour leur liberté et celle de tous les Grecs, ce qui ne les empêche de mépriser constamment les autres peuples. Lorsque Léonidas (dans le film) se permet cette petite réflexion : « les athéniens, ces philosophes amateurs de garçons », tout connaisseur de l’histoire grecque ne pourra s’empêcher d’être surpris. De fait, la pédérastie (les rapports entre érastes, hommes sages, et éromènes, jeunes éphèbes) est bien considérée dans toute la Grèce, acceptée et même souvent encouragée. Et Sparte ne déroge pas à cette règle, ce genre de relations étant même inscrit dans la Grande Rhêtra, le texte fondateur des institutions spartiates. Néanmoins, les rapports charnels devaient se faire vraisemblablement avec plus de discrétion et de pudeur qu’ailleurs. C’est en tout cas la synthèse que fait Edmond Lévy, historien qui a beaucoup travaillé sur Sparte et qui insiste davantage sur la valeur éducative pour l’éromène de cette relation que sur son aspect sexuel. Les relations corporelles n’étaient pas proscrites, mais punies si elles se déroulaient sans dissimulation. On voit tout de même que pour Snyder et Miller, la question de la pédérastie va à l’encontre des valeurs qu’ils prétendent défendre pour les Spartiates, principalement la virilité, peut-être aussi une posture morale qui relève plus de la chrétienté que de la civilisation grecque. Mais on comprendra difficilement cette petite remarque, envoyée en l’air, dont le film aurait très bien pu se passer. De toute évidence, le grand cinéma d’action américain, puritain sur les bords, montre qu’il a encore beaucoup de mal avec l’homosexualité, et on peut d’ailleurs s’en rendre compte par le traitement qui est fait des Perses dans le film.

Xerxès, le Roi, en premier lieu, est une figure complètement loufoque, baroque dans son apparat, excentrique dans son comportement. Sa démesure, sa mégalomanie, font face à la droiture, la sobriété de Léonidas. Les Perses font l’objet de tous les fantasmes et clichés orientalisants que l’on peut imaginer. Aussi retrouve-t-on le roi, au moment de la trahison d’Ephialtès, entouré d’une cour d’estropiés, de courtisanes lesbiennes (on retrouve cette difficulté qu’a le créateur de l’histoire face à l’homosexualité), d’animaux et de monstres. Tout ce que l’on considère comme des déviances physiques morales et sexuelles se retrouve condensé dans cette espèce de harem étouffant. Aux Spartiates immaculés, guidés par des motivations positives, vertueuses s’opposent les Perses, conduits par l’ego d’un seul maître, et qui forment une armée des plus monstrueuses. Une vision manichéenne très poussée, qui simplifie énormément le schéma scénaristique du film, et qui délivre un message unique, simple, sans autre lecture possible.

On ne fait bien évidemment aucune mention, dans le film, pour placer Sparte au cœur de l’intrigue, de la bataille de Salamine, remportée en mer par les Athéniens et qui restera comme la véritable victoire qui a permis aux Grecs de renverser la situation. C’eût été, sans doute, reconnaître trop de mérite à ces « philosophes amateurs de garçons ».

Le créateur de cette version moderne de la bataille des Thermopyles, davantage Miller que Snyder, joue avec Hérodote, lui-même faillible, et se sert de légendes, de visions stéréotypées, pour délivrer un film d’action qui réinvente l’Histoire pour en faire un outil d’exaltation de valeurs que beaucoup pourraient voir comme archaïques. Le manichéisme, souvent grotesque, est poussé jusqu’à des limites rarement atteintes : les autorités iraniennes (qui s’y connaissent en matière de cultes en tout genre) ont d’ailleurs fortement dénoncé la vision dégradante et fausse des Perses dans le film, car en fait ce peuple formait une civilisation qui rayonnait sur le monde de cette époque.

– Robin & William

 

300 – Sortie au cinéma le 21 mars 2007
Réalisé par Zack Snyder
Avec Gerard Butler, Lena Headey, Rodrigo Santoro
D’après la bande dessinée de Frank Miller et Lynn Varley, Edition Rackham, 96 pages.

8 commentaires

  • lipou samedi 12 février 2011 11 h 34 min

    Agora n est pas plus anti catho que anti musulman et anti juif!!! De toute façon on s en fout!

  • lipou samedi 12 février 2011 11 h 37 min

    Pour ma part, je trouve 300 génial! Mais entre un mec qui voit de l anti dans un film et un autre qui voit de l anti juif, on oublie que finalement c est juste une bd et un film

  • MrHobbes dimanche 13 février 2011 11 h 17 min

    Excellente rubrique! Félicitations, c’est passionant!

  • Lewis and Clark samedi 12 février 2011 13 h 04 min

    Je suis très content de voir cette rubrique naître sur le site de CloneWeb.J’ai récemment eu une discussion houleuse sur les intentions d’un film dît historique, et qui finalement racontait n’importe quoi, avec des amis à moi. Il est toujours bon de montrer les déviances d’un scénario concernant l’Histoire, c’est un des plus grand devoir de maintenant face à la montée en puissance du cinéma, en tant que moyen éducatif…(si vous me permettez l’expression)
    Merci de vous en être pris à 300 qui de plus, m’a fait clairement penser aux valeurs de l’eugénisme, et aux conséquenses monstrueuses de la Shoah (Cf. l’arbre de la mort fait de cadavres dans le film…). Même si Snyder innove sur le plan strictement visuel, je trouve que 300 est ignoble.

  • alexandre mathis samedi 12 février 2011 17 h 17 min

    l’historien de formation que je suis ne peut qu’adhérer à une telle démarche. l’article est assez pointu et juste en plus. j’ai hâte que la vérité soit rétablie sur Agora, horrible pensum anti-catho en forme de procès d’intention.

  • Syphiss dimanche 13 février 2011 0 h 58 min

    Très bonne rubrique. Merci à tous ses instigateurs.

  • Trackback: CloneWeb » L’Histoire au Cinéma #2 : Agora
  • Ceredwyn vendredi 11 novembre 2011 17 h 17 min

    Excellente rubrique je que viens de découvrir, merci beaucoup.

    Quant à 300, je n’ai pas du tout lu l’oeuvre de Frank Miller, mais pour le film, en tout cas, j’avais un peu l’impression qu’on pouvait y voir l’image qu’on les Spartiates d’eux-mêmes (en dehors des raccourcis hollywoodiens mentionnés) :
    – la concurrence entre Athènes et Sparte, même si elles sont tout deux grecques.
    – la double ambiguité des cités helléniques, à la fois faisant partie d’un même ensemble, mais se sentant supérieurs : beauté des corps (de vrais kouroï très musclés), idéalisation de la société, unité du peuple spartiate, etc.
    – l’image du Perse barbare, donc décadent, et subissant les pires affabulations (bon, certes, bien exagérés dans le film).

    Cela ajouté à la vision sublimée et la technique de tournage (gommant toute imperfection) me font véritablement penser à une volonté de représenter le propre “auto-archétype” des Spartiates.

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