“Les Gens de la Culture Geek”, c’est l’envie de mettre dans la lumière lumière des personnes ayant une activité en rapport de près ou de loin avec la culture pop que vous chérissez, qu’ils soient connus ou travaillant dans l’ombre.

Quelle saga a marqué un jeune réalisateur ? Quel film a donné envie à un blogueur d’écrire ? Quel bouquin a fait que vous en êtes arrivé là où vous en êtes aujourd’hui ?

Pour ce deuxième numéro, et après Rafik, toutes ces questions ont été posées à Pierre-Yves qui livre un portrait bien différent du précédent. Comme quoi, tous les chemins mènent à la culture geek…

Passé par différents labels consacré à la musique (son premier amour), Pierre-Yves Binctin est le Directeur du Comic Con Paris, un évènement majeur de la culture geek parrainé par Louis Leterrier qui se tiendra du 23 au 25 octobre à la Grande Halle de la Villette. Après avoir dirigé la branche française d’une agence de communication spécialisée dans le cinéma, il est désormais l’homme-orchestre chargé de mettre sur un pied un évènement pour 35 000 personnes fans de comics mais pas que (et pour lequel des annonces officielles auront lieu fin avril). Il a bien voulu revenir sur les oeuvres qui l’ont marqué au point d’être là où il est aujourd’hui.

 

CloneWeb : En matière de culture geek, quel a été ton tout premier choc ?
Pierre-Yves : Beaucoup de choses m’ont marqué. Mais au départ, je suis d’une famille de musiciens, je viens de la musique. Et par la musique, je suis entré dans le cinéma. Mon premier gros choc, c’est donc Flash Gordon à cause de la présence de Queen dans la bande-originale. Et le deuxième, c’est Footloose. J’avais quinze ans, je me rebellais un peu contre l’autorité parentale et ce film représentait ça : la rebellion, avec une musique omni-présente par Kenny Loggins. Je me rappelle avoir couru après la première séance pour aller acheter le vinyle de la bande-originale.

Est-ce que c’est ce choc qui t’a conduit là où tu es maintenant ?
Y a eu plein d’autres choses. Au départ, je voulais travailler dans la musique. En 90, quand je suis arrivé à Paris, je vivais d’être DJ et je suis entré chez Sony Music pour un stage dans le cadre de mon école de commerce. Mais j’y suis entré au département vidéo. Ils venaient de sortir en VHS un coffret des Envahisseurs, l’intégrale de Twin Peaks. J’ai alors travaillé sur des séries comme Amicalement Vôtre, Cosmos 99, Le Saint ou Thunderbirds. Je devais regarder les épisodes pour faire les résumés sur les jaquettes, checker les masters, je m’occupais de la promo. J’ai été embauché à l’issu du stage. Et je pense que ma pop culture vient de là. Après j’ai intégré EMI où j’ai travaillé à l’époque sur des compils mais aussi des bandes originales de films et des séries comme Chapeau Melon et Bottes de Cuir.
J’ai travaillé pour d’autres labels sur des BO de films par la suite, donc la musique et le cinéma ont toujours été très présents et particulièrement donc les films avec une bande originale importante comme Fame, Dirty Dancing, Footloose, Retour vers le Futur ou Ghostbusters.

Entre ces chocs qui datent et maintenant, as-tu été marqué par d’autres choses ?
Quand j’ai intégré Sony en 92, on partageait les locaux avec l’équipe en charge du lancement de la première Playstation. J’étais fan de jeux vidéo et j’ai vécu l’évènement de l’intérieur, donc oui, ça, ça m’a marqué. J’ai toujours la console d’ailleurs. Je ne suis pas un hardcore gamer mais je joue quand même pas mal. Je retiens WipeOut. Je n’ai pas la patience pour des jeux trop compliqués. Mon jeu favori sur Playstation 2 était Def Jam Vendetta où des rappeurs se bastonnaient. La musique n’est donc jamais loin.

Et coté cinéma ?
Le film qui m’a le plus marqué, celui avec lequel je partirais si je ne devais en choisir qu’un, c’est Douze Hommes En Colère de Sidney Lumet. C’est la quintessence de tout ce qu’il y a dans les rapports humains au sein d’une collectivité. Je sais que c’est un peu bizarre pour le patron du Comic Con mais je l’assume complétement.

Si tu devais retenir une saga emblématique pour toi, laquelle serait-ce ?
Je vais enfoncer une porte ouverte mais Star Wars évidemment. J’avais neuf ans à la sortie du premier, que j’ai raté en salles mais je me souviens être allé voir le deuxième. Je me rappelle aussi de la Nuit Star Wars organisée à l’époque par le Grand Ecran Italie, j’étais arrivé à 5 heures du matin pour voir la Menace Fantôme à 6 ou 7 heures.

Dans le même esprit de te définir à travers la culture geek, quel livre ou bande dessinée retiendrais-tu ?
Coté BD, j’ai commencé par Tintin, Astérix ou Lucky Luke. Maintenant je lis surtout ce que m’amène mes enfants. Ils m’initient à des titres comme Zombillenium, Lou, Seuls… J’ai beaucoup aimé aussi des titres comme Largo Winch, Le Scorpion, Travis, Golden City…
Je m’efforce aussi maintenant à lire des comics, forcément. Et comme j’aime les super-héros au cinéma, je prends du plaisir à les découvrir sur papier.

Est-ce qu’il a un objet estampillé « culture geek » que tu possèdes encore, qui t’est très personnel et qui te définirait ?
C’est très générique mais j’ai envie de dire : le CD. Je me rappelle avoir reçu ma première platine à 18 ans avec un CD de Cock Robin et l’album La Notte La Notte d’Etienne Daho. Ca a changé ma vie, ça a changé ma manière de consommer de la musique aussi ce qu’a fait l’iPod ensuite.

Pour parler un peu d’actualité, est-ce que tu as une attente dans les prochains mois en matière de cinéma ?
C’est facile mais j’ai envie de te dire Star Wars, évidemment. Et puis j’ai forcément une attente sur tous les films qui pourraient être présentés au Comic Con.

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