L’automne arrive cette année aussi vite que l’envie de rester sous la couette à voir des films ou celle de retrouver le confort (et l’abri !) d’une salle de cinéma.

Ca tombe bien, David fait le tour d’horizon des grands classiques à revoir sous la pluie (ou pas) de ce début de mois, dont coté rétrospectives et festivals Les Lumières à Lyon ainsi que la grande exposition consacrée à Martin Scorsese sur laquelle nous reviendrons prochainement.

 

07 octobre :

Petit nombre de sorties en ce mercredi, toutes deux consacrées à un cinéaste méconnu ; à savoir Teuvo Tulio, cinéaste finlandais, réalisateur à la carrière plutôt brève (une quinzaine de longs-métrages entre 1936 et 1973), ayant choisi une carrière dans la voie de l’indépendance, considéré comme un cinéaste maudit dans les années 1960 et 1970 avant d’être redécouvert à la télévision par le public finlandais dans les années 1980. Tamasa Distribution nous propose de découvrir 2 œuvres du représentant du mélodrame finlandais, 2 drames tournés essentiellement dans un milieu campagnard : LE CHANT DE LA FLEUR ÉCARLATE, narrant l’histoire d’Olavi, fils insouciant d’un riche propriétaire terrien, rejeté par sa famille et qui décide de devenir flotteur de bois ; puis LE RÊVE DANS LA HUTTE BERGÈRE, l’histoire d’une jeune servante se laissant emmener par le fils noceur d’une grande ferme. Une œuvre aujourd’hui saluée par le plus célèbre des cinéastes finlandais, Aki Kaurismäki.

 


14 octobre :

Attention, chef-d’oeuvre de la SF ! Réalisé par un Ridley Scott tout juste sorti du méga-succès ALIEN, cette adaptation du roman de Philip K. Dick est tout simplement une véritable merveille du 7ème Art. Portée par une des plus belles compositions de Vangelis, cette histoire d’un super flic chargé d’éliminer cinq réplicants hors-la-loi, des androïdes que rien ne peut distinguer de l’être humain, est une splendeur visuelle, que cela soit au niveau de la direction artistique, des effets spéciaux et de la mise en scène, qui n’ont absolument pas pris une ride. Un classique, présenté ici dans sa version restaurée et définitive.

Après Sam Peckinpah le mois dernier, un autre cinéaste mythique américain est à l’honneur ce mois-ci, et pas des moindres : il s’agit du géant Martin Scorsese, dont la filmographie est célébrée à travers une grande rétrospective à la Cinémathèque Française (on y revient tout à l’heure) et plusieurs ressorties dans les salles obscures de France. Et on commence avec un des plus grands morceaux de son œuvre, CASINO, évocation en 3 heures qui semblent durer 30 minutes de Las Vegas dans les années 1970 à travers le parcours de Sam « Ace » Rothstein, gérant de plusieurs casinos en lien avec la mafia. Un chef-d’œuvre absolu, que l’on ne présente plus : De Niro, Joe Pesci, Sharon Stone, James Woods, générique de Saul Bass, BO étourdissante… Bref, FONCEZ !

Encore un autre géant du cinéma, cette fois britannique, mais avec un de ses films les moins connus : LA TAVERNE DE LA JAMAÏQUE, de Sir Alfred Hitchcock, est en effet un film d’aventures, ce qui le rend atypique dans la carrière du maître du suspense. Adapté d’une œuvre de Daphné Du Maurier, dont Hitchcock adaptera aussi « Les Oiseaux », le film narre l’histoire de la jeune Mary Yellard qui retrouve, à la mort de sa mère, sa tante Patience et son mari Joss, tenanciers de la Taverne de la Jamaïque, lieu de passage sordide des brigands du coin. Dernier film de la période anglaise d’Hitchcock avant son déménagement à Hollywood, un film mineur dans l’œuvre du célèbre metteur en scène, considéré parfois comme l’un de ses plus mauvais films, mais toutefois à réhabiliter pour découvrir une autre facette de la carrière de « Hitch ».

On termine cette quinzaine avec LA VALLÉE DE LA PEUR, western de Raoul Walsh, autre grand cinéaste américain, qui nous propose aussi un western intimiste, aux thèmes presque psychanalytiques, qui nous prouve que Walsh est autant à l’aise dans le western épique dans un registre plus intimiste. Ici, il nous conte l’histoire de Medora Callum, recueillant un jeune enfant dont le père vient d’être assassiné, et qui l’élève donc avec ses deux autres enfants. Un western clairement à part dans la grande histoire du genre.

 

Blu-ray & DVD :

Un peu le calme plat au niveau de la vidéo ; en effet, la période de Noël commençant bientôt, ce sont surtout les coffrets regroupant plusieurs films déjà maintes et maintes fois édités qui prédominent le planning des sorties. Du côté des classiques du cinéma, signalons un coffret de 2 Blu-ray consacrés au studio Hammer, du Nicolas Roeg et le mythique FITZCARRALDO de Werner Herzog chez Potemkine, 2-3 sorties chez Gaumont et de la comédie musicale espagnole chez LCJ avec l’enfant-star Josélito. Enfin, deux coffrets en édition limitée de films déjà sortis en HD : LE CORNIAUD de Gérard Oury et la trilogie RETOUR VERS LE FUTUR de Zemeckis pour fêter le 30ème anniversaire du premier film de la cultissime saga.

LE CORNIAUD de Gérard Oury (Coffret limité à 5000 exemplaires, Studio Canal)

DRACULA ET LES FEMMES de Freddie Francis et UNE MESSE POUR DRACULA de Peter Sasdy (BR, Warner Bros)

ECOUTE LA CHANSON, L’ENFANT A LA VOIX D’OR, LE PETIT VAGABOND et LE ROSSIGNOL DES MONTAGNES d’Antonio Del Amo (BR, LCJ Editions)

ENQUÊTE SUR UNE PASSION et NE VOUS RETOURNEZ PAS de Nicolas Roeg (BR, Potemkine)

FITZCARRALDO de Werner Herzog (BR + DVD + livre, Potemkine)

KING KONG de Merian C. Cooper & Ernest B. Schoedsack (BR et DVD, Warner Bros)

PATTES BLANCHES de Jean Grémillon (DVD, Gaumont)
POURQUOI VIENS-TU SI TARD… de Henri Decoin (DVD, Gaumont)
PRIMA DELLA RIVOLUZIONE de Bernardo Bertolucci (DVD, Tamasa)

RETOUR VERS LE FUTUR – La Trilogie de Robert Zemeckis (Coffret noir et rouge et coffret Flux Capacitor, Universal Pictures)

TRAQUE DANS LA VILLE de Pietro Germi (DVD, Tamasa)

https://www.youtube.com/watch?v=wy62LBdOuEU

 

Festivals et évènements :

Comme déjà écrit plus haut, ce mois est consacré au grand Martin Scorsese, à travers des ressorties salles et une grand évènement à la Cinémathèque Française, avec rétrospective intégrale, et une grande exposition comportant photos, storyboards, costumes, affiches, objets cultes… A ne pas manquer, à partir du 14 octobre et jusqu’au 14 février 2016 ! Toutes les infos sur http://www.cinematheque.fr/cycle/martin-scorsese-l-exposition-58.html

Lyonnais, Lyonnaises, il serait impossible de vous énumérer toutes les merveilles projetées et organisées par le Festival Lumière… Bon, en vrac : rétro Pixar, Duvivier (LA BELLE EQUIPE restauré !), Scorsese (oui, encore !), carte blanche à Winding Refn, Kurosawa à la Toho… Non, c’est impossible, vous m’entendez ? Alors, courez vous renseigner sur http://www.festival-lumiere.org/, prenez des jours de congé et allez bouffer du film !

Enfin, puisque l’on n’en a parlé la saison dernière et c’est un peu la honte, le 14 octobre commence le nouveau cycle du ciné-club de Jean-Baptiste Thoret, critique et historien (Charlie Hebdo, France Inter), au Centre des Arts d’Enghien-Les-Bains.
Cette année, après trois saisons consacrées au cinéma américain et italien, Thoret propose un cycle autour de John Ford, alternant chef-d’oeuvres du cinéaste et films d’héritiers de Ford (Cimino, Eastwood, Scorsese, Schrader…). Le premier film projeté sera VERS SA DESTINEE de John Ford, présenté et suivi d’un débat animé par Monsieur Thoret.
Nous vous invitons à découvrir la bande annonce du cycle 2015-2016 de ce ciné-club passionnant et à découvrir sur cette chaîne YouTube https://www.youtube.com/user/Cine70s/videos les précédentes interventions de Jean-Baptiste Thoret, toutes plus riches et intéressantes en anecdotes.
Pour en savoir plus : http://www.cda95.fr/fr/type-de-spectacle/cine-club-jean-baptiste-thoret

Le programme de ce cycle :
14 octobre: VERS SA DESTINEE de John Ford
4 novembre : L’ANNEE DU DRAGON de Michael Cimino
2 décembre : QU’ELLE ETAIT VERTE MA VALLEE de John Ford
6 janvier : BERTHA BOXCAR de Martin Scorsese
3 février : LA CHARGE HEROÏQUE de John Ford
9 mars : AMERICAN SNIPER de Clint Eastwood
6 avril : LE SOLEIL BRILLE POUR TOUT LE MONDE de John Ford
4 mai : HARDCORE de Paul Schrader
15 juin : L’HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE de John Ford

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