Je n’avais jamais vu “28 jours plus tard”, le film de Danny Boyle. Sachant que j’allais à la projection de sa suite “28 semaines plus tard”, je me suis offert le DVD. Conscience professionelle oblige. Résultat : le film Juan Carlos Fresnadillo est une vraie bonne suite, peut-être supérieure à l’originale.

“28 jours plus tard” est un film de zombies à l’ambiance particulière, grâce au travail de Danny Boyle. Il possède une ambiance spéciale, loin des clichés des films d’un Romero, ici plus centrée sur l’humain. Et on est surpris par les extraordinaires plans de Londres vide de population. Cela dit, le film pêche par un scénario un peu bancale, dont une deuxième partie discutable.

Grâce à plus de budget, Juan Carlos Fresnadillo livre un film plus abouti. Ici, l’histoire est complétement centrée sur les zombies, tout en gardant ce coté absolument “humain” du premier film, et tout en gardant exactement la même ambiance glauque. d’ailleurs, le film est intégralement tourné dans Londres, désert. L’effet surprenant des scènes du film de Boyle se perpétue ici pendant toute la durée du long-métrage. Servie par un brillant casting (dont la très jolie Rose Byrne), l’histoire est donc plus prenante et -sans spoiler- possède quelques scènes mémorables dont celle d’une intervention militaire aérienne au dessus de la ville. Mention bien également à la bande originale.
“28 semaines plus tard” est il donc le film de zombies parfait ? Non, parce qu’il possède un défaut majeur : la caméra. Le cadreur est atteint de tremblements pendant 1h30 et majoritairement pendant les scènes d’actions. Sale manie actuellement à la mode, elle rend certaines scènes complètement invisibles, au sens premier du terme. J’aurai largement préféré une succession de plans fixes sans saveur que cette manière de filmer. Dommage.
A noter que le plan final devrait faire sourire la plupart d’entre vous.
“28 semaines plus tard” sort en salles le 19 septembre prochain.

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