CloneWeb est à Lyon pour vous parler régulièrement dans les prochains jours de L’Etrange Festival. Inauguré le 31 mars avec la projection en avant -première de Enter The Void, le festival a démarré pleinement ce jeudi avant la projection de Splice (qu’on a déjà vu à Sitges mais dont nous vous reparlerons plus longuement bientôt) mais aussi de Marquis, de Roland Topor.
Résumé d’une 1ère journée.

Et c’est parti! En ce jeudi 1er avril, l’Étrange Festival de Lyon débute vraiment, après l’avant-première, hier, du dernier Gaspar Noé, Enter The Void, qui était d’ailleurs comble.

Re-belote ce soir avec Splice, de Vincenzo Natali, qui rencontre visiblement un bon succès (mérité – la critique détaillée arrive). En attendant la séance de 22h, je fais un petit tour au stand au fond du Comoedia, où sont vendus divers objets tous plus intéressants les uns que les autres, que ce soit des livres sur le cinéma ou des DVD introuvables de tous genres confondus. Une petite exposition d’affiches fort sympathiques (beaucoup de robots géants) encercle le très agréable salon à disposition du public.

L’heure arrive, les spectateurs sortent excités de Splice et une bonne partie enchaîne avec une perle rare, très rare du cinéma: Marquis, film franco-belge de 1989 réalisé par Roland Topor, notamment connu pour son travail sur Téléchat. Les organisateurs ne se privent d’ailleurs pas d’offrir au public un épisode de la célèbre série télévisée, un amuse-gueule de circonstance à un métrage sans nul autre pareil: humains à têtes animales pour la grande majorité champions en titre de la concupiscence et des plaisirs charnels, blagues particulièrement graveleuses et salaces, tout ça sur fond politico-historique, voilà comment on pourrait donner une vague idée de cette libre relecture de la vie du Marquis de Sade, enfermé à la Bastille à la veille de la Révolution Française. Rien d’extraordinaire du point de vue cinématographique, mais on passe un bon moment, ou comment découvrir un excellent remède pour dérider vos amis (ou pas) coincés des fesses. Ceci dit, pour certains, ça risquerait d’enfoncer le balai encore plus loin. À vos risques et périls, mais si un jour vous avez l’opportunité de regarder cette pièce unique, n’hésitez pas, ça fait du bien.

Premier bilan très positif pour le Festival en tout cas, le jeudi soir étant réputé pour être particulièrement défavorable aux foules – la preuve par l’exemple qu’on avait tort de s’inquiéter: ça présage du meilleur pour la suite qui, elle aussi, s’annonce relevée.

-Arkaron

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