Disons le tout de suite, Wall•E est un chef d’œuvre. Pixar réussit à dépasser le très joli Ratatouille ou le cultissime Toy Story…

Le film sort en salle ce mercredi 30 juillet. Venez partager avec nous votre avis dans les commentaires.


D’abord, techniquement, le film bat tout ce qui a été fait en matière d’animations 3D jusque là. Jamais une image n’a été aussi détaillée, soignée, frôlant l’hyper réalisme. Pixar prouve à nouveau sa supériorité et prend une longueur d’avance sur tous ces concurrents.
On rentre immédiatement dans l’histoire. Il ne faut que quelques plans à Andrew Stanton (qui écrit et réalise) pour nous convaincre : Wall•E est sans doute le robot le plus craquant jamais créé. Là aussi, si on fait un classement, R2D2, Numéro5 ou BOB sont battus. Sans vouloir tout dévoiler, Wall•E représente tout ce que les humains –qui ont abandonnés la Terre, couverte par les déchets- devraient être : drôles, maladroit, attachant, attentif, nostalgique, découvreur, écolo, romantique, fin, aventureux, passionné. La liste est longue.

Son histoire d’amour avec « une » robot ultramoderne ne peut que passionner. Là (encore) Pixar démontre sa supériorité : on arrive à croire à une histoire pas évidente, voir complètement improbable sans le moindre dialogue. En effet, les robots ne parlent presque pas. Tout est dans leurs attitudes et aussi, plus techniquement, dans le superbe travail de Thomas Newman (connu pour être le compositeur d’American Beauty) et dans celui du génial Ben Burtt (à qui l’on doit tous les bruits cultes de la saga Star Wars).
Une fois que Stanton nous a hameçonnés, il ne nous lâche plus et nous fait virevolter dans un univers incroyable, proposant plusieurs niveaux de lectures aux spectateurs. On est à la fois ému et amusé, touché et choqué… et on finit les yeux embués. Le film n’est d’ailleurs pas qu’une histoire d’amour impossible, c’est aussi une critique politico-écologique, rappelant aux spectateurs qu’on est sur le point de finir comme les humains du film (vous comprendrez…).

Cette quasi-absence de dialogue ne doit pas nous empêcher de mentionner les doubleurs. Si Ben Burtt a conservé pour lui-même la voix de Wall•E, c’est Sigourney Weaver qu’on peut entendre en voix de synthèse du vaisseau. En français, les studios ont eu la bonne idée de la remplacer par Pascale Clarke, connue justement pour sa voix si particulière. Emmanuel Jacomy, doubleur notamment de Denzel Washington et de Superman dans la série animée, s’en sort plus qu’honorablement. Un défaut ? Certainement aucun. Un regret sans doute : ne pas avoir terminé le film sur l’avant dernière scène, mais c’eut été un risque un peu trop gros.
Vous l’aurez compris : le personnage de l’été n’est pas un super héros, c’est un petit robot cubique et rouillé dont la mission est de nettoyer la planète Terre et qui rêve seulement de tenir la main de son alter ego féminin…

Plus encore, Wall•E est certainement le film de l’année, méritant largement sa place dans le top IMDB des meilleurs films entre Le Parrain et l’Empire Contre Attaque. .Il va être difficile de faire mieux cette année, tout genre confondu, et je ne pense d’ailleurs pas qu’un type en cape se prenant pour une chauve-souris y arrive.

10 commentaires

  • Luciole jeudi 10 juillet 2008 14 h 11 min

    ça donne envie

  • Évaïtar jeudi 10 juillet 2008 19 h 02 min

    Bon, moi j’aurai quelques bémols à ajouter à cette critique on ne peut plus élogieuse. Certes Wall-E est très réussi, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, mais certaines petites choses m’ont… comment dire… chagrinées !D’abord, j’ai eu l’immense surprise de trouver pour la fois dans un Pixar, des humains en chair et en os ! Je veux dire par là, de vrais acteurs filmés sur un fond bleu et incrusté dans le décor virtuel du film. J’ai personnellement beaucoup regretté ce choix. Non-pas parce que l’effet est mal réalisé, ou quoique ce soit de ce genre, mais je ne voie pas la pertinence de ce choix esthétique. OK, les décors et les robots ont un rendu très réaliste, mais absolument pas "photoréaliste". Pixar, en ce qui concerne le design des personnages humanoïdes, conserve sa ligne directrice amorcée dans Indestructibles puis Ratatouille. Vous comprendrez donc que la différence saute aux yeux.
    En suite, dans ce film, Pixar frôle plusieurs fois l’invraisemblance matérielle (vous savez, comme quand une arme a des monitions illimitées dans un jeu vidéo) et scientifique, jusqu’à un moment (clé) où malheureusement, il met les deux pieds dedans ! Je ne vais pas plus détailler cette remarque, pour ne pas trop en révéler, mais ceux qui ont une once de connaissance scientifique sur l’espace comprendront.
    Je vous avouerai que tout ça ne serait pas gravissime si ce film n’avait pas choisi cette esthétique si réaliste, mais là, ça m’a vraiment étonné de la part de Pixar.
    En bref, ce film manque-t-il peut-être d’une prise de position plus tranchée sur la question du réalisme, tant dans le récit que dans l’esthétique.
    D’ailleurs, peut-être qu’une prise de position plus tranchée aurait également été souhaitable sur la question des dialogues du film. En effet, même si les robots ne parlent pas beaucoup, ils parlent quand même et d’autres personnages ont par ailleurs la langue bien pendue.
    En bref, je pense que Pixar doit faire attention à ne pas trop succomber aux tentations commerciales (je suppose qu’un film plus proche des triplettes de Belleville, au niveau de la quantité de dialogue, aurait été plus difficile à vendre) pour qu’il puisse garder sa position de "grand maître" du film d’animation en 3D et ne pas se fondre dans la masse des DreamWorks Animation, Blue Sky Studios, j’en passe et des meilleurs (ils sont tellement à fleurir en ce moment).
    Ce n’est pas le moment de se reposer sur ses lauriers ! Les spectateurs ne se satisferont plus très longtemps des simples prouesses techniques !

    NB : Ces deux dernières remarques sont plus à valeur de mise en garde qu’autre chose. Je vous rassure, Pixar est encore loin de perdre sa position de "grand maître", que dis-je, de "maître suprême" de l’animation par ordinateur et il l’a encore clairement prouvé avec ce film !

  • CloneWeb jeudi 10 juillet 2008 19 h 16 min

    Je vais réagir :
    – Ce qui est gênant pour les humains, c’est la différence humain "réels" et humains 3D. Un choix définitif aurait été préférable, c’est vrai
    – Moi j’ai pas tilté sur le problème scientifique et comme tu ne dévoiles rien, je vois pas de quoi tu parles. Un rapport avec la scène de l’extincteur ?

  • Évaïtar vendredi 11 juillet 2008 18 h 01 min

    Bah oui, déjà un peu dans la scène l’extincteur (limite inépuisable) et juste après quand la "directive" fait elle aussi un tour dans l’espace intersidéral sans prendre un sacré coup de froid ! (J’adore parler en code, ça fait très Quantum of Solace ;-) !

  • CloneWeb vendredi 11 juillet 2008 19 h 50 min

    Ca ne m’a vraiment pas choqué, sauf le contenu de l’extincteur (qui en plus d’être ultra plein m’a semblé anachronique)

  • Misutsu lundi 14 juillet 2008 11 h 10 min

    Salut vous deux.

    Pour vite fait donner mon point de vue sur ce qui vous oppose. Je suis d’accord pour la représentation des humains, ils auraient dû faire un choix réel ou 3D, ça colle pas. Pour le reste j’en ai rien à faire. C’est du dessin animé en 3D, ils auraient balancé un humain dans l’espace sans que cela lui coupe la respiration que ça ne m’aurait pas choqué.

    En ce qui me concerne, bien sûr j’ai trouvé Wall-e techniquement irréprochable, j’ai été scotché par la beauté de l’image. Pour le reste, me suis ennuyé. J’ai vu une histoire vue et revue, je n’ai eu aucune surprise. J’ai été amusé et attendri par Wall-e qui a développé une personnalité on se demande bien comment (mais bon c’est un dessin animé), et j’ai eu de la compassion pour les gentils humains.
    Le film n’a reçu qu’un "sympatoche mais j’achèterais pas le dvd"

    Pour moi il reste derrière des merveilles comme Toy Story (dont j’attends impatiemment le 3), Monstres & Cie, Nemo et Ratatouille.

  • Morgsapplar mardi 29 juillet 2008 22 h 28 min

    Ah ! Et bien je désespérais de voir surgir ce débat dont je craignais qu’il n’eût jamais lieu. En effet, je trouvais qu’on nous annonçait bien catégoriquement la chose : "Wall-E est un chef d’oeuvre" (y compris par le maître Clone en personne). J’ai publié mes premières impressions dans le forum, où j’ai senti qu’on n’avait pas envie d’argumenter, comme si la chose était acquise, parce que Pixar, parce que Wall-E, parce que voilà (coucou Loval :)). Je me sentais donc coupable de devoir faire une fois de plus mon rabat-joie. Pour ceux que ça intéresse, j’ai développé mon point de vue sur mon blog, allez jeter un oeil : blogs.allocine.fr/blogs/i…

    Aux aurores, seuls les Cahiers du cinéma étaient de mon avis… (Dans l’espace on se sent seuls, parfois !)

  • Morgsapplar mardi 29 juillet 2008 23 h 20 min

    ON EST DEJA LE 30 AOUT !!??? lol

  • Nextwave jeudi 31 juillet 2008 21 h 21 min

    Après avoir lu les nombreuses critiques positives, je suis allé me plonger dans le noir avec un peu d’assurance et en me disant que je passerais un bon moment.
    Disons le tout de suite, Wall-e est un chef d’œuvre. Le film arrive à être d’un tel réalisme que l’on oublie que les personnages principaux sont des robots.
    Avec peu ou pas de mots, ces 2 petits robots tous mignons nous font ressentir un tas de sensations. Et en plus de nous procurer un énorme moment de plaisir pur, le film nous fait prendre conscience de nos actes et fais passer un message écologique fort.
    En sortant de la salle obscure, un grand bonheur ma submergé. Ce film est un chef d’œuvre, pas besoin de le noter.

  • Benoît skywalker samedi 2 août 2008 10 h 52 min

    Je suis allé voir sur le site d’allociné les critiques du film et je n’ai jamais vue un film avec autant d’étoiles. Ca donne vraiment envi :-D

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