NIFFF 2016 : ce qu’il faut en retenir

Comme tous les ans à la même période, le NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival) a dévoilé son programme composé de nombreux films de genre inédits et autres gâteries en provenance d’Asie notamment.

À quoi doivent donc s’attendre ceux qui feront le déplacement jusqu’en Suisse cette année et ceux qui nous suivront ?

En plus d’une rétrospective intégrale des films du grand John Carpenter – et d’un concert ! –, la compétition internationale promet d’étendre à la fois les pupilles et les horizons. Le cinéaste anglais Christopher Smith, que l’on avait rencontré là-bas en 2010 à l’occasion de la projection de sa monumentale tuerie médiévale Black Death, fait à nouveau partie de la sélection avec son nouveau thriller conceptuel Detour, qui explorera plusieurs lignes narratives simultanément ! Pour lui faire face, on compte notamment le film de super-héros italien à la sauce gangsters Lo Chiamavano Jeeg Robot, le déjà très attendu Swiss Army Man qui met en scène un Daniel Radcliffe zombifié et hautement flatulent, la sensation française gorifique cannoise Raw, le blockbuster kollywoodien Miruthan et ses zombies chantants, ou encore la comédie musicale polonaise The Lure, dont l’affiche est tenue par deux sirènes cannibales travaillant dans un club de strip-tease. Eh ouais. Et ce n’est là qu’une liste partielle.

Du côté de la compétition asiatique, on attend impatiemment de voir le retour aux choses sérieuses de Kiyoshi Kurosawa avec Creepy. L’actioner vietnamien Bitcoin Heist devrait délivrer son lot de castagnes, tandis que la dramédie de braquage Choingqing Hot Pot sera là pour nous rappeler que le cinéma de Hong Kong n’est pas aisément rangeable dans des cases préfabriquées. On ne manquera par ailleurs pas d’aller voir le nouveau film du Philippin Erik Matti, Honor Thy Father, et le zombie-flick d’animation coréen Seoul Station que certains ont croisé à Annecy.

D’autre part, la nouveauté de cette édition est une nouvelle section entièrement consacrée au cinéma de genre suisse : AMAZING SWITZERLAND. On pourra donc y découvrir le très intrigant Heitmatland, un film d’anticipation à sketches qui plonge le pays dans le désarroi ; Der Vampir auf Der Couch, une comédie dans la veine de l’excellent What We Do in the Shadows ; Sibylle, un giallo helvète ; ou encore Das Kalte Herz, un film autrefois perdu, désormais retrouvé et complété pour lui donner une seconde vie !

Le focus de l’année nous fera voyager en Amérique latine, avec une vingtaine de titres retraçant l’histoire du cinéma de genre sud-américain. Nous aurons donc droit à du film noir classieux (El Vampiro Negro), du gothique à foison (La Mansion de Araucaima, Pura Sangre, Veneno Para las Hadas), de l’horreur contemporaine (KM 31), de la comédie hybride (Ovnis en Zacapa), du cinéma extrême repoussant toutes les limites (Tenemos la Carne) ou encore de la science-fiction badass ultra référentielle (Daemonium: Underground Soldier) !

Enfin, on pourra compter sur les irremplaçables sections ULTRA MOVIES et FILMS OF THE THIRD KIND pour combler toutes nos attentes, même les plus déviantes. Du thriller nordique percutant (A Conspiracy of Faith) à la comédie animée pour adulte (Bad Cat), en passant par un serial killer sadique et dégoulinant de graisse (The Greasy Strangler), la première réalisation de Jonás Cuarón (Desertio), la dernière folie dÁlex de la Iglesia (Mi Gran Noche), un immense blockbuster hongkongais signé Stephen Chow (The Mermaid), l’épopée cinématographique la plus épiquement épique de tous les temps (Baahubali – The Beginning, sorti dans quelques salles françaises et chaudement recommandé par Jean-Victor), ou l’OVNI filmique de Kevin Smith (Yoga Hosers), le programme du NIFFF nous montrera tout, de toutes les façons.

Cloneweb sera donc bien entendu présent, et pas de n’importe quelle manière, puisque notre irremplaçable porte-étendard Jean-Victor sera notamment accompagné de notre éternelle mascotte revenue d’entre les morts après une retraite de 6 ans dans un ancien bunker sibérien de la garde blanche antibolcheviste, j’ai nommé Basile !

Sur ce, on vous invite à aller prendre votre billet de train direction Neuchâtel, et on se donne rendez-vous dans la salle pour vivre une expérience transcendantale avec le plus pervers de tous les super-héros japonais, le seul et unique et presqu’entièrement nu HENTAI KAMEN, que l’on trouvera aux prises avec le terrible avaleur de strings de Tokyo dans HK Forbidden Superhero: The Abnormal Crisis.

À bon entendeur.

Cinq plus grosses attentes :
Detour, de Christopher Smith
Swiss Army Man, de The Daniels
Lo Chiamavano Jeeg Robot, de Gabriele Mainetti –
HK Forbidden Superhero: The Abnormal Crisis, de Yûichi Fukuda – https://www.youtube.com/watch?v=e6QmOjaUzZA
The Greasly Strangler, de Jim Hosking –



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