Critique : Ninja Turtles 2

On pourrait avoir envie de crier Cowabunga mais après la débâcle du premier volet, on va s’abstenir. Pourtant, les Tortues Ninja sont de retour toujours avec Megan Fox dans le rôle d’April, cette fois associée à Stephen « Arrow » Amell dans le rôle de Casey Jones.

Turtle Power ?

 

LA CRITIQUE

En 2014, Paramount relançait la franchise Tortues Ninja sur grand écran en demandant à Michael Bay de produire et à l’affreux Jonathan Liebesman de réaliser, sept ans après l’échec du pourtant sympathique film d’animation de Kevin Munroe. Le mauvais film ayant rapporté la bagatelle de 500 millions de dollars au box office mondial, le studio n’allait pas s’arrêter en si bon chemin et quoiqu’en dise les critiques (le film n’a que 28% d’opinions favorables sur le site Rotten Tomatoes). Heureusement pour le spectateur, Liebesman ne reprend pas les commandes et laisse son siège au jeune Dave Green, metteur en scène de Echo sorti en 2014.

Apprenant que Shredder va être transféré d’une prison à une autre et que le Clan des Foot va tenter de le libérer, les quatre Tortues Ninja vont tenter d’arrêter ça. Pendant la bataille, Shredder va se retrouver … téléporté. Et va atterrir dans la Dimension X face à Krang. Là, le tentaculaire personnage va lui expliquer qu’il a besoin de réunir trois artefacts pour faire entrer le technodrome dans notre dimension, et conquérir le monde. Shredder est évidemment partant. Vous imaginez la suite.

Je pourrais écrire qu’on ne présente plus les Tortues, c’est d’ailleurs ce que j’ai évité de faire jusque là. Pourtant, quelqu’un a jugé bon de le faire en indiquant à l’écran lors de la scène d’introduction leurs noms et une caractéristique, faisant de Raph « le bogoss », écrit tel que. Au delà de la douleur que ça peut procurer de lire une telle chose à l’écran dans une production à plus de 100 millions de dollars, on va vite se rendre compte qu’avec ses dialogues se voulant jeunes et ses personnages se voulant cool, Paramount vise une partie de la population en particulier, sûrement celle de la génération Snapchat, oubliant que l’univers créé par Kevin Eastman et Peter Laird s’adresse à un public plus large.

Pourtant, Ninja Turtles 2 cherche à faire mieux que son prédécesseur en cherchant à coller d’avantage au véritable esprit original. Alors que le film de Jonathan Liebesman n’en avait rien à foutre de l’univers des Tortues et se contentait d’être un mauvais remake du mauvais Amazing Spider-Man, Dave Green fait l’effort d’être proche de ce qui avait été fait dans les années 80 : le look des Tortues a été corrigé, les membres du clan des Foot sont désormais de vrais ninjas et la majorité de l’intrigue est filmée dans Brooklyn. On pourrait même aller jusqu’à dire que les premières vingt minutes du long métrage ressemblent à l’idée qu’on peut se faire d’un film TMNT en 2016. Et contrairement au volet précédent qui se prenait au sérieux, celui-ci assume pleinement le fait qu’on est face à quatre tortues ninja mutantes et un méchant venu d’une dimension parallèle : tout cela n’est pas vraiment sérieux et n’est pas à prendre comme tel.

Ne vous emballez pas pour autant : si le film a des qualités que son prédécesseur n’avait pas, ce n’est pas pour autant une réussite. Plombé par ses dialogues affreux, le Casey Jones le plus fade de l’histoire (coucou Stephen Amell) et des méchants qui n’ont finalement aucun intérêt, le film a bien du mal à être soutenu par un Dave Green qui fait ce qu’il peut. Seulement, il n’y a presque pas de scènes de combats (un comble pour des ninjas), tout n’étant que poursuites mal foutues sur fond de CGI parfois dégueus et même si globalement les Tortues et leurs ennemis numériques tiennent la route. La volonté de ne pas se prendre au sérieux trouve aussi sa limite dans la construction de l’histoire, qui finit par ressembler à un épisode du dessin animé, se foutant complétement d’expliquer quoi que ce soit (Shredder se retrouve face à Krang qu’il n’a jamais vu dans une dimension parallèle et accepte le plan de la boule rose sans sourciller).

On va en rester là. Paramount a fait un pas en avant mais est bien loin de la lignée d’arrivée. En attendant, peut-être un jour un bon film dédié aux Tortues Ninja, il y a tout ce qu’il faut en animation sur le petit écran.

Ninja Turtles 2, de Dave Green – Sortie le 29 juin 2016



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