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Critique : Le Monde de Charlie


Il y a des films comme ça qui sont faits pour être vus en fin d’année. Attention, je ne parle pas d’un truc idiot et calibré pour les fêtes comme La Course au Jouet ou Super Noël mais bien de quelques longs-métrages qu’il est bon de voir ou revoir en fin d’année.

On pourrait citer l’incontournable Piège de Cristal ou le premier Arme Fatale ou même les Gremlins de Joe Dante. Vient désormais s’ajouter à cette liste le Monde de Charlie, adapté du roman The Perks of Being a Wallflower.

Ca tombe bien, le film de Stephen Chbosky sort le 2 janvier prochain.

 

 

Si vous avez plus de 25 ans, vous avez sans doute des souvenirs très marqués de votre adolescence. Premier de la classe, bon dernier, meilleur ami ou Marie Couche-toi-là… Vous vous retrouvez peut-être dans une de ses catégories et avez un tas d’images qui vous reviennent en tête, non ? Vous vous souvenez de votre première fête, de votre premier baiser ou de votre première bêtise ? Et cette sensation de grandir et de découvrir la vie ?
Charlie est un adolescent comme ça. Un de ceux qui nous ressemble. Et on va suivre une jolie tranche de sa vie.

Charlie est aussi le héros de Stephen Chbosky, auteur du livre The Perks of Being a Wallflower et réalisateur de sa propre adaptation « Le Monde de… ». Nous sommes quelque part à la fin des années 80, à une époque où Internet n’existait pas et où on s’offrait des compilations de musiques sur cassettes audio, l’ancienne forme du piratage actuel, pour faire découvrir à ses amis la musique qu’on aime. Charlie aime les Smith, MLK de U2 ou encore Something des Beatles.
Comme on peut l’imaginer, en arrivant dans son nouveau lycée, il va se retrouver sans amis et faire tapisserie (en anglais, « being a wallflower »). Ça changera quand il fera la connaissance de Sam et Patrick, demi-frères/sœur, qui vont le prendre sous son aile et le faire entrer d’un de l’adolescence à l’âge adulte (il est en seconde et eux en terminale) en lui faisant découvrir un monde qu’il ne connaissait pas à base de fête, d’un peu de drogue, de bonne musique, de Rocky Horror Picture Show et des premiers émois.

Et pendant que Charlie va découvrir la vie, le spectateur va s’y replonger avec délice. Si l’histoire est finalement assez classique, elle parlera sans doute à bon nombre d’entre vous tant elle couvre différents évènements de la vie d’un ado par lesquels nous sommes tous passés au moins fois, sans compter sur le fait que le film est ultra référencé pour bien marquer son époque et ne peut que raviver quelques souvenirs.
Stephen Chbosky y montre qu’il est surtout un conteur. Sa mise en scène est très classique mais il maitrise parfaitement son histoire, le rythme et le storytelling pour que le spectateur se laisse envouter, d’autant plus que le film se déroule largement pendant les fêtes de fin d’années (avec lesquelles coïncide la sortie en salles). L’ensemble est donc porté par la narration mais aussi par un casting de choc. Logan Lerman et Ezra Miller sont très bons mais la palme revient à Emma Watson qui tient ici son premier grand rôle depuis la saga Harry Potter. La comédienne illumine chacune de ses apparitions et y brule la pellicule. Elle est bien loin la sage petite jeune fille qui envahissait, baguette magique sous le bras, les couloirs de Poudlard il y a déjà plus de dix ans !

Précisons également que si le Monde de Charlie dépeint effectivement une certaine adolescence, ce n’est pas tant « sexe, drogue et rock n’roll » qu’on pourrait le croire. Le film est avant tout le portrait d’une époque et mise principalement sur une histoire d’amour entre deux des trois protagonistes – le 3e étant gay, ça permet non seulement de développer un point supplémentaire mais de le retirer de l’équation. Si on ne doute pas une seule seconde que Sam et Charlie finiront ensemble au moment du générique de fin, ce qui nous importe c’est de savoir comment ils vont y arriver pour faire les choses proprement.

Adapter un bouquin n’est jamais une chose aisée mais Chbosky, qui a réécrit son propre texte pour le film, s’en sort avec les honneurs et même si certains petits détails manquent à la compréhension (pourquoi Charlie offre-t-il à Sam un 45 tours des Beatles et pourquoi cette chanson-là en particulier ?). Qui plus est, tout le passé du héros n’est que finalement peu expliqué et, quand l’explication finit par venir, elle tombe un peu comme un cheveu dans le soupe. Twist léger qui sort d’un chapeau et permet à Charlie de finir son parcours mais c’est un peu trop à la dernière minute pour être vraiment apprécié.

Néanmoins, Le Monde de Charlie déborde de qualités, évoquant avec brio la nostalgie de l’adolescence dans les années 80 et porté par un superbe casting. Un film parfait pour finir l’année, ou la commencer.

 

Le Monde de Charlie – Sortie le 2 janvier 2013
Réalisé par Stephen Chbosky
Avec Logan Lerman, Emma Watson, Ezra Miller
Au lycée où il vient d’arriver, on trouve Charlie bizarre. Sa sensibilité et ses goûts sont en décalage avec ceux de ses camarades de classe. Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige, pour les autres, c’est juste un « loser ». En attendant, il reste en marge – jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. Grâce à eux, il va découvrir la musique, les fêtes, le sexe… pour Charlie, un nouveau monde s’offre à lui.

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