Critique : Eddie the Eagle

Michael Edwards est un skieur anglais né en 1963 dans le Gloucestershire. Il a la particularité d’être le premier sportif britannique à avoir pratiqué le saut à ski de manière officielle et plus particulièrement à Calgary en 1988. Il a de fait longtemps été le tenant du titre national dans sa discipline.

C’est son histoire que raconte Eddie the Eagle.

 

LA CRITIQUE

Avant un second épisode de leur nouvelle franchise, les équipes du premier Kingsman se sont lancées entre temps dans ce projet plus modeste qu’est Eddie the Eagle. Taron Edgerton est physiquement métamorphosé pour incarner le rôle principal de ce biopic consacré à Michael Edwards dit “Eddie the Eagle” 1988.

Cette histoire vraie (comme nous le rappelle un carton d’introduction devenu obligatoire ces dernières années) est assez étonnante de ce sportif du dimanche, véritable amoureux de tous les sports, qui décida de se lancer, presque du jour au lendemain, dans la compétition professionnelle de saut à ski, alors que rien ne l’y prédisposait et contre qui toutes les instances officielles s’opposent.

Pour son quatrième long-métrage, Dexter Fletcher a prit cette jolie histoire de gentil tocard qui connaîtra son quart d’heure de gloire. Or, le cinéma fourmille d’histoires telles que celle-ci, avec un héros loser dont la détermination sans faille lui permettra d’atteindre les sommets, malgré tous les obstacles et railleries qu’il traversera. En cela, Eddie the Eagle ne nous surprendra pas une seule seconde. De la jeunesse compliquée, au premier essai en passant par la séquence de montage d’entraînement, tous les codes du genre y passent dans l’ordre du cahier des charges.

Malgré le talent de Taron Edgerton qui sait rester en retrait quand il le faut, la bonne idée viendra d’avoir caster le plus bankable Hugh “Wolverine” Jackman. Loin des superproductions hollywoodiennes, Jackman est énormément sympathique à l’écran en coach improvisé en quête de rédemption. Le duo fonctionne bien et nous les suivons sans déplaisir dans leurs galères d’outsiders.
On notera également les apparitions plus anecdotiques de Christopher Walken et Jim Broadbent.

Comme leur sujet, il est extrêmement difficile pour les films sur le sport d’être attractifs et de transcender leur public restreint. Très peu d’élus et cette jolie histoire ne suffira pas à la mise en scène très classique de Fletcher pour se démarquer de la concurrence. Produit par un Matthew Vaughn se vendant comme un créatif plus corrosif, Eddie the Eagle nous offre un spectacle gentil et inoffensif.

C’est vendu comme un feel good movie ? Bon, pourquoi pas.

Après, il faudra cependant oublier un poussif climax final au ralenti et à la musique criarde, faisant des caisses à la manière d’une véritable parodie de film sur le sport. On préférera se souvenir d’un certain Rasta Rockett et de son étrange équipe de bobsleigh jamaïcaine qui avait concouru, d’ailleurs, aux mêmes Jeux Olympiques de Calgary. Décidément !



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